‹ L'art de verifier les dates, 2 inscriptions des chroniquesChapitre 76 sur 134 · II. 3o · texte numérisé non relu

II. 3o

d34 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

Douze rois qui lui succédèrent à la fois,' partagèrent l'Egypte en douze départements , et pour affermir l'union entre eux , ils la cimentèrent par des mariages. Cependant cette espèce d anarchie ne dura que douze ans. Ces douze princes se trouvant rassemblés pour un sacrifice, il arriva que le prêtre n'eut qu'onze coupes à leur présenter. Psammetichus, Je douzième d'entre eux , se servit de son casque d'airain pour boire. L'oracle ayant , dit-on , prédit que celui d'entre eut oui boirait dans l'airain , deviendrait seul roi , ils s'accordèrent entre eux à le proclamer souverain unique; mais ne voulant point dépendre absolument de lui , ils lui retranchèrent une partie de sa puissance , et bientôt après , le reléguèrent dans les marais. Cherchant à, se venger, il consulta l'oracle de Latonc à Buto , qui , dit-on , lui répondit qu'il serait vengé par des hommes d'airain sortis de la mer ; ce qui se vérifia bientôt après. Car ayant appris que des hommes <j lonie et de Carie , couverts de cuivre , avaient débarqué en Egypte , il les prit à son service , et avec leurs secours , il chassa les onze rois, ses rivaux. Par reconnaissance , il leur donna des habitations près du Nil , et ce furent eux qui les premiers enseignèrent les lettres grecques aux Egyptiens. Psammetichus, affermi sur son trône, après quinze années de traverses, entreprit des conquêtes, et voulut enlever aux Syriens la ville d'Asoth. Le siège qu'il en fit dura l'espace de vingt-neuf ans , suivant Hérodote. C'est le plus long^ siège dont l'histoire fasse mention. La place fut enfin obligée de se rendre. Le règne de ce prince fut de cinquante-quatre ans. Sa mort arriva Tan 4°97 de la période julienne (617).

617. Nicosou Néchao fut le successeur de Psammetichus 9 il signala son règne par une entreprise aue nul autre prince,

3u'un roi d'Egypte'n'eût osé faire. Ce fut d'ouvrir un canal epuis la bouche Musique jusqu'à la mer Bouge , et comme dans cet intervalle se rencontre le mont Casius, qui sépare l'Egypte de la Syrie , il fallait faire faire à ce canal plusieurs détours pour joindre les deux mers : cent vingt mille hommes, suivant Hérodote , périrent en le creusant. Ce prince fit discontinuer l'ouvrage , sur la réponse d'un oracle qui l'avertit qu'il travaillait pour un étranger. Toutes ses pensées se tournèrent depuis du côté des expéditions militaires. 11 fit construire des trirèmes sur la mer Méditerranée et sur la mer Rouge, et Ton voyait Encore du tems d'Hérodote les chantiers où Y on y avait travaillé. S'étant mis ea

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marche pour faire la guerre à Nabopolassar , roi de Babylone, il fut rencontré dans la plaine de Mageddo, à trois lieues en deçà du Jourdain, par Josias, roi de Juda avec lequel il n avait rien à démêler. Malgré les remontrances de ses officiers , Josias voulut en venir à une bataille avec le roi d'Egypte. Il y périt avec un grand nombre des siens. Nécos , après cette victoire, s'avança vers l'Assyrie-, où il (il rapidement. 1* conquête de Carchemis et d'autres places ,. après quoi, en retournant dans, ses étals, il prit Jérusalem, qu'Hérodote appelle Cadytis , et emmena Joachas, nouveau» roi de Judée , prisonnier en Egypte. ( Voyez les rois des. Juifs). Son règne fut de seize ans, et finit l'an 41 13 delà période julienne (601).

601. Psammis, fils de Nécos, fut son successeur. De sont tems , suivant Hérodote , sur la grande réputation de sagesse queues Egyptiens s'étaient acquise, les Eiéensenvoyèrent chez eux des ambassadeurs , pour les consulter sur Les lois qu'ils* avaient établies pour les 7 jeux olympiques. Les. Egyptien* apprenant d'eux qu'ils admettaient parmi les. arbitres du> prix, des hommes >de leur pays, les désaprouvèrent en cela,, disant que leur jugement ne pouvait être exempt de partialité. Les Eiëens ne les crurent pas r quoique leur réponse fut très-sage , et ils: eurent lieu de- s'en repentir. JLe règne de Psammis ne fut que de six ans. Il mourut au retour* d'une expédition qu'il axait faite en Ethiopie , l'ao 4* io^de la, période julienne ( 595. >

5o5. àpriès ou Hophra , fils de Psammis , lut ayant succédé, jouit des plus .grandes prospérités dans les premières nées de son règne , qui fut de vingt-cinq ans. L'une de ses premières expéditions fut contre le roi de Tyr(llbobaJ il), qu'il défit dans un combat naval près de Sidon. La fortune , après l'avoir favorisé dans d'au 1res entreprises, lui tourna enfin le dos. Une armée qu'il envoya contre Cyrène , aujourd'hui Curin dans, la Lybie y reçut un échec considérable, nui aliéna de lui les«ceurs des Egyptiens. S'imaginant que da^ dessein prémédité, il les, avait envoyés à une perte certaine , ils se révoltèrent contre lui. Amasis qu'il erwoya pour les apaiser, trompa « son* attente. Tandis, qu'il les exhortait à, rentrer dans leur devoir, suivant Hérodote ou tandis qu'il les engageait à persister dans leur rébellion, selon JAiodore de Skiie* un. Egyptien qui l'accompagnait pat derrière.^

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lui couvrit la tête d'un casque, qui était la marque de U loyauté, en lui disant que c'était pour le mettre en possession de la couronne ; quoi qu'il en soit , Amasis montra bientôt que cela ne s'était pas fait contre son gré ; car les rebelles ne l'eurent pas plutôt proclamé roi , qu'il se prépara) à marcher contre A priés. Ce prince , sur cette nouvelle % dépêcha Palarbémis» l'un des plus distingués entre ceux qui lui étaient restés fidèles, avec ordre de lui amener Amasis en vie. Amasis ayant reçu avec mépris, à cheval, dans son camp cet envoyé , le chargea de dire à son maître qu'il irait incessamment le trouver en bonne compagnie. Apriès le voyant revenir sans Amasis, lui fit couper, dans un premier transport de colère , le nez et les oreilles , traitement dont les Egyptiens, qui tenaient encore pour ce prince, furent tellement indignés , qu'ils passèrent dans le camp de son rival. Réduit à ses troupes auxiliaires, il se met en marche avec elles contre Amasis, qu'il rencontre à Momemphis , sur le lac Mareïa. Dès que les deux armées sont en présence 9 le combat s'engage , et Apriès vaincu , tombe entre les mains. d'Amasis qui voulait lui sauver la vie ; mais il fut livré, sur. leurs instantes demandes à ces rebelles, qui l'étranglèrent , Tan 4 1 44 de la période julienne (570),

5yo. Amasis, né à Siuph, dans le Nome-Saïte, après avoir renversé du trône Apriès, ne trouva point d'obstacle pour s'en emparer. Ayant fixé sa résidence dans sa patrie , pour jouir du magnifique palais que son prédécesseur y avai| construit ; il s'attira par là le mépris des Egyptiens qui lui reprochaient le contraste que faisait son nouvel état avec l'obscurité de sa naissance. Amasis, pour les convaincre de leur injustice à son égard, fit jeter en fonte une cuvette dont il *e servait pour laver ses pieds, et en fit un simulacre auquel il donna le nom d'une nouvelle divinité. Voyant que les Egyptiens accouraient à cette idole pour lui offrir leura, vœux, d leur déclara quel avait été le premier usage qu'il en avait fait, et fit cesser ainsi les railleries dont ils l'avaient chargé. Mais pour mériter leur estime et leur respect, il se mit à retracer, dans sa conduite, les modèles que les roi* d'Kgypte les plus sages lui avaient laissés. Chaque jour il donnait audience à ses sujets, pour discuter des démêlés qu'ils avaient entre eux. H 6t plusieurs lois dont on ne rap^ porte qu'une seule. Ce fut celle qui ordonnait à chaque particulier, sous peine capitale, de venir déclarer devant le

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monarque la profession d'où il tirait sa subsistance. Solon, le législateur d'Athènes , ayant quilté sa patrie pour voyager dans la vue de s'éclairer, commença par L'Egypte, et eut avec Amasis, sur la législation-, des entretiens dont il profita pour établir dans sa patrie la loi dont on vient de parler. (Hérodote, 1. II.) Les immenses trésors de ce monarque furent employés à des ouvrages propres à l'immortaliser. Le temple de Delphes ayant été fortuitement brûlé, Amasis donna mille talens d'alun, dit Hérodote, 1. II , pour contribuer à sa reconstruction. Il fit bâtir à Saïs le portique du temple de Minerve; ouvrage, dit le même, digne d'admiration. Des statues colossales et des andro-sphinx en faisaient les principaux ornemens. On apporta aussi d'Eléphantine, par ses ordres, pour réparer le temple, un édifice d'une seule pierre, que deux mille hommes, tous bateliers, furent occupés pendant trois ans à transporter dans un espace de vingt journées de navigation. Amasis contracta amitié avec lesCyrénéens,et fit avec eux une ligue offensive et défensive. 11 fut le premier qui subjugua l'île de Chypre, dont Aprita* avait battu les habitans sur mer. Sur la fin de sa vie, Amasis qui s'était soumis volontairement au grand Cyrus, roi de Perse, après que ce prince eût fait la conquête de Sardes , se brouilla avec Cambyse, son fils et son successeur, à l'occasion suivante : Cambyse, par le conseil dePhanès, officier égyptien , qui , par mécontentement , s'était retiré en Perse , conseilla à ce prince de demander x pour épouse, au roi d'Egypte sa fille. Amasis, au lieu de lui envoyer sa propre fille, qu'il aimait tendrement, lui envoya celle d'Apriès, le seul rejeton qui restait de ce prince. Le roi de Perse instruit , par elle-même, de la fourberie d' Amasis, résolut de s'en venger. Mais tandis qu'il se préparaît à lui faire la guerre, Amasis, après un règne de quarante-quatre ans, mourut l'an de la période julienne (5a6). Il avait épousé Laodice de

Cyrène. « On dit , c'est Hérodote qui parle, que l'Egypte » ne fut jamais plus heureuse ni plus flori santé que sous le » règne d' Amasis, soit par la fécondité que le fleuvejui » procura, soit par l'abondance des fruits que la terre fournit » à ses habitants, et qu'il y avait alors en ce pays vingt mille » villes, toutes bien peuplées ». ( L. II , §. 177. )

5a6. Psammenite , fils d'Amasis , en lui succédant, se vit exposé à la vengeance de Cambyse, qui était déjà en marche avec une armée considérable pour fondre sur l'Egypte. I*

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roi de Perse, après avoir traversé, avec des fatigues incroyables, les déserls arides et brûlants de l'Arabie, arrive enfin en Egypte , et place son camp vis-à-vis de celui de l'armée ennemie. Les Grecs et les Cariens à la solde de Psammenite, indignés de ce que Phanès avait amené contre l'Egypte une armée d'étrangers, saisirent ses enfants qu'il y avait laissés, et les égorgèrent. Le combat ne tarda pas à s'engager , et les Egyptiens, après s'être vaillamment défendus, furent obligés de prendre la fuite. « J'ai vu sur le champ de ba- » taille, dit Hérodote ( l. III), une chose fort surprenante, » que les habitants de ce canton m'ont fait remarquer. Les >» ossements de ceux qui périrent à cette journée, sont en- » core dispersés, mais séparément, de sorte que vous voyex » d'un côté ceux des Perses, et de l'autre ceux des Egyptiens » aux mêmes endroits où ils étaient dès le commencement. » Les têtes des Perses sont si tendres qu'on peut les percer » en les frappant seulement avec un caillou : celles des » Egyptiens sont au contraire si dures, qu'à peine on peut

4 » les briser à coups de pierres. Ils m'en donnèrent la raison; » c'est que les Egyptiens, me dirent-ils, commençant, dès » leur bas âge, à se raser la tête, leur crâne se durcit par

» ce moyen au soleil Les Perses , au contraire , ont le

•» crâne faible, parce que, dès leur plus tendre jeunesse, ils » vivent à l'ombre, et qu'ils ont toujours la tête couverte

-» d'une tiare ». Cambyse, après cette victoire, marcha contre Memphis, dont les habitants avaient mis en pièces ceux qui, de sa part, étaient venus les sommer de se rendre. Ayant emporté la place , où Psammenite et les principaux de son armée s'étaient retirés, il voulut exercer sa vengeance sur les vaincus, pour le droit des gens violé par eflx dans le traitement des députés au'il leur avait envoyés, llexigea^ix têtes pour chacunede celles des personnes qu ils avaient massacrées, et voulut que Psammenite fût témoin de cette exécution , dans laquelle étaient compris les fils et la fille de ce prince. Tandis que passaient devant ses yeux ces malheureuses victimes , il baissa les yeûx sans en témoigner de l'émotion. Mais, le jour suivant, ayant aperçu un de ses favoris couvert de haillons, et mendiant son pain, il versa des torrents de larmes, et donna des témoignages les plus éclatants de douleur et de desespoir. Instruit et surpris des effets que ses vengeances avaient produits sur son captif, Cambyse lui fit demander la cause de ces différentes impres* sions. Psammenite répondit que les malheurs de sa. maison.

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étaient trop grands pour qu'on pût les déplorer ; maïs que le triste sort d'un ami précipité de l'opulence, sur le retour de l'âge, dans l'indigence, lui laissait assez de liberté pour la déplorer. Cambyse trouva cette réponse sensée, et nonseulement fit grâce de la vie à Psammenite, mais lui accorda des revenus suffisants pour vivre avec aisance. Il n'eût tenu qu'à ce prince dépasser tranquillement le reste de ses jours. Il n'eût fallu, pour cela, qu'oublier qu'il avait été roi. C'est à quoi la philosophie ne put l'amener. L'image de son premier état ne pouvant s'efïacer de son esprit, il devint un sujet ingrat et remuant. Cambyse réprima les premiers troubles qu'il excita , en lui faisant avaler du sang île taureau, ce qui fut suivi d'une prompte mort. Telle fut la fia malheureuse de Psammenite , après six mois de règne.

Devenus maîtres de l'Egypte , les Perses firent main-basse sur tout les objets du culte de cette nation. Les temples furent souillés par des abominations, les prêtres ignominieusement fouettés, le bœuf Apis, après avoir été battu et traîné • avec outrage, fut égorgé à la vue de ses adorateurs. Les Egyptiens dévorèrent ces outrages dans le silence. Mais sous le règne de Darius- Hystaspe , ils en vinrent à une révolte, qui ne fut réprimée que dans la seconde année de Xercès (4#4)« S'étant révoltés de nouveau dans la troisième année d'Artaxercès-Longuemain (4^3), ils choisirent Inarus, roi de Lybie, pour remplir leur trône. Les Athéniens, appelés par les Egyptiens, et non moins ennemis qu'eux des Perses, étant venus à leur secours, les rendirent victorieux dans une grande bataille, où sur trois cents mille hommes dont était composée Tannée ennemie , cent mille restèrent sur le champ de bataille. Mais cet avantage et d'autres qu'Inarus, pendant le cours de trois années, remporta sur les Perses, furent contrebalancés par une grande défaite qu'il essuya , et dont l'issue fut la réduction de l'Egypte. Inarus, qui avait obtenu la promesse de la vie sauve en se rendant, fut con-* duit à Suse (458) par le général Mégabysc, son vainqueur, et mis en croix par une insigne mauvaise foi sur les instances réitérés d'Amestris, mère d'Artaxercès. Mais il eut un vengeur dans Amyrtée de Saïs, qui expulsa d'Egypte les Perses, et devint roi de tout le pays dans la dixième année du règne de Darius-Nolhus (4 i 4) • S'étant ligué ensuite avec les Arabes, il porta la guerre en Phénicie. Mais Darius étant venu à lui en personne, lui liyra une bataille, dans laquelle?

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il périt, où du moins à laquelle il survécut très-peu de terris $ après un règne de six ans. (Diodor : Sicul. liv. XIII.)

£o8. Pausiris égyptien de naissance, succéda, du consens tement des Perses, au roi Psammenite.Mais ce ne fut qu'un fantôme de souverain , sous le nom duquel les Perses exercèrent toutes sortes de vexations. Son règne fut court, mais on ne sait pas précisément quel en fut le terme.

Psammitique II, successeur de Pausiris, et descendant de Psammitique l, n'est connu que par un trait d'ingratitude et d'inhumanité , qui donne une idée très-désavantageuse de son caractère. Tamus ayant quitté Memphis, sa patrie, pour aller chercher fortune en Perse, y était parvenu au grade d'amiral. Dans ce poste, il rendit plusieurs services importons à Psammitique. Honteux ensuite d'être à la solde des ennemis de sa nation, il résolut de retourner en Egypte, comptant d'y être accueilli avec distinction par un prince, sur la reconnaissance duquel il avait des droits si bien acquis. Mais Psammitique apprenant qu'il arrivait avec de grands trésors , le fit massacrer avec toute sa suite , et s'empara de ses richesses.

3g5. NÉraénsB étant monté sur le trône d'Egypte après la mort de Psammitique, y porta une grande haine contre les oppresseurs de sa patrie. S'étant ligué avec les Lacédémoniens pour faire la guerre aux Perses, il leur envoya cent vaisseaux chargés de blé. Mars ce convoi n'arriva point à sa destination. Ijans le trajet , il fut intercepté par la flotte des Perses , qui était alors à l'ancre devant l'île de Rhodes.

389. Achoris , en succédant à Néphérée, hérita de son aversion pour les Perses. Il forma contre eux une ligue, dans laquelle entrèrent Evagoras, roi de Chypre, les Arabes, les Tyriens et les Barcéens de la Lybie. Ê va go ras, chef de la ligue, ayant reçu de lui quelques troupes, se vit attaqué pur les Perses qui le défirent. Alors il revint trouver le roi d'Eypte, pour lui demander la réunion de toutes ses forces, ans une guerre où il avait à soutenir tous les efforts de la Perse. Achoris craignant d'exposer son pays à une descente funeste des Perses, en le dégarnissant, se contenta de lui fournir une certaine somme d'argent , qui ne se trouva point

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proportionnée à ses besoins. Evagoras prit alors le parti de s'accommoder avec le roi de Perse (386). Lè roi d'Egypte , abandonné par son allié, en acquit un autre dans la personne de Gaos, fils de Tamus, qui avait été lâchement assassiné par le roi Psammitique. Gaos, mécontent du seryice de la Perse, dont il commandait la flotte, le quitta pour se donner au roi d'Egypte , et entraîua dans son parti Jes Lacédémoniens. Mais quelaue tems après, sa mort, qui fut le fruit d'un assassinat , délivra la Perse d'un ennemi redoutable. Les Egyptiens, privés de ce défenseur, eurent recours aux Athéniens, nui leur fournirent des troupes sous le commandement de Chabrias, auxquels ils substituèrent ensuite Iphicrate. Mais Achoris mourut (377 ) avant que les hostilités fussent commencées.

376. Psammutbis, fijs d' Achoris, remplit le trône l'espace d'un an.

NéphÉrite ou NÉpuéro, successeur de Psammutbis, ne régna que quatre mois.

375. Nectaneeys étant parvenu au trône d'Egypte après Néphérite, se vit attaqué , la seconde année de son règne , par les Perses , qui débutèrent par le siège de Péluse , e£ échouèrent devant cette place par la brave défense du fq^I qui s'était nws a la tête de ses troupes. La discorde l'étant inise parmis les chefs de l'armée ennemie , fit manquer lç succès de toutes leurs autres entreprises. L'inondation périodique du Nil étant survenue, délivra l'Egypte de la frayeur que les Perses lui avaient inspirée, et les obligea de quit r ter le pays saus y avoir fait aucun progrès marqué. ( Diodor , SicuL liv. XV.) Nectaneby? finit tranquillement ses jour* l'an 435 x de la période julienne.

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