HENRI III
i574« Henri III, ( Edouard - Alexandre ) troisième fils de Henri II et de Catherine de Médicis, né le 19 septembre î55i , duc d' Anjou, puis roi de Pologne , est proclamé roi de France , le 3o mai i574» en son absence, après la mort de Charles IX , son frère. A celte nouvelle il s'évade , lui quatorzième , de la Pologne , le 18 juin , pour retourner en France. Ayant dirigé sa route par l'Autriche et l'Italie , il reçoit de grands honneurs à Vienne , à Venise et à Turin. Le 5 septembre il arrive à Pont - Beauvoisin , où la reine mère , qui exerçait la régence depuis la mort de Charles IX , et conformément à ses dernières voloutés , était venue au devant de lui avec le roi de Navarre et le duc d'Alençon. S'éJant rendu le lendemain à Lyon , il y tient un grand conseil , où l'on décide contre l'avis des plus sages, que l'on continuera la guerre contre les Huguenots. De Lyon il descend à Avignon', pour aller contenir, par sa présence , les rebelles de Languedoc , commandés
Îiar le maréchal de Daraville ; en quoi il ne réussit pas. Ce ut dans cette ville que mourut , le 26 décembre , à l'âge de cinquante ans , le cardinal Chartes de Lorraine , archevêque de Reims, plus célèbre par ses talents que par ses vertus (1).
(1) Le roi, pour gagner Parai lie des Italiens qui étaient en grand nombre dun> Avignon , y fit taire des processions auxquelles il assista arec loutc sa cour en habit de pénitent. Le cardinal de Lorraine s'éunt mis a la tête de* pénitent» bleus, et marchant comme eux les pieds nus, v gagna la fièvre avec nue iluxiou de poitriue qui l'emporta. Eu recevant le Viatique, il dit au roi ,
t/ndolcscence de ce prince , suivant le temoi^iia^e de la reine Marguerite , Sa .sœur, n'îrvoit pu éviter l'impression tic la mai" heureuse huguenoterie. Sans cesse il me crioit , dit-elle, de changer de religion , jeltaut souvent mes heures dans le Jeu, et au lieu me donnant des psalmes et prières huguenotes , lesquelles soudain que je les avais , je tes baillais à madame de Courton , ma gouvernante , que Dieu m'avoil fait la grdee de conserver catholique , laquelle me menoit souvent chez le boa homme , AI. le cardflial de Tourno/i , qui me conseilloit et fortifioit à souffrir toutes choses pour maintenir ma religion , et me redonnoit des heures et des chapelets au lieu de ceux
que mavoit brûlés mon frère d'Anjou La reine , ma mère ,
ne savoit point l'erreur où il étoit tombé , et soudain quelle le seul t le lança fort lui et ses gouverneurs , et les faisant instruire les contraignit de reprend te la vraie , sainte et <mt ienne religion de no* pères , de laquelle elle ne s'étu^ jamais départie.
D'Avignon , Henri étant revenu à Lyon en part au mois de janvier îfrb, pour aller se faire sacrer à Reims. Sur la route il découvre une conspiratiou formée contre sa personne par le duc d'Atcncon, ou ses partisans qui voulaient l'élever sur le trône. Le duc obtient son pardon en protestant qu'il n'avait jamais consenti à ce complot. (Mathieu. ) Arrive à Reims , Henri y est sacre le 1 3 ou le 1 5 février par le cardiual de Guise, c'vèque de Metz. On remarqua trois circonstances a cette cérémonie f qui furent prises en mauvais augure: la couronne tomba deux fois de dessus la tète du roi j l'on oublia le baiser de la paix ; et le Te Deum ne fut poiut chante. Une quatrième singularité' , c*est qu'au rebours de ce qui s'était -fait au sacre de Charles IX , le comte de Toulouse fut à celui-ci le premier des comtes-pairs et le comte de Champagne ledemier :(de Thou, 1. vj. ) ce qui s'est observe aux sacres«suivants. Le lendemain , ou deux jours après » Henri épouse la princesse Louise , fille de Nicolas , comte de Vaudcmont. Le 27 du même mois, il fait son entrée à Paris. Sur la fin de juillet , Montbrun , chef des Huguenots eu Dauphiné, ayant cte pris dans un combat près de Die, le roi ordonne au parlement de Grenoble de lui faire son procès. Henri avait contre lui des griefs personnels j
qui claii preseni , Site, je proteste devant le dieu vivant que j'adore , et qui en peu a" /tentes sera mon /u^c, que je n ai jamais eu dessein contraire au Lien de votre état. Je lais s.' deur neveux qui nnnt et ne peuvent avoir d'aune intention que cette que mon frère leur iccvrra.Tar.da en mouiuiiit et je lit. désavoue s'ils ont d'autre pensée*