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55o CHKOÎNUKUGIE 111$ roiUQUE
rn 1 7^7 ; Louise-Françoise, dite mademoiselle de Nantes , mariée à Louis 'in, duc de Boùrbon-Condé , morte en 174^; Louise- ÎVIarie , dite mademoiselle de Tours, morte en 1681 ; Frauçoiôc- Marie , dite mademoiselle de Blois , mariée à Philippe II, duc d'Orléans, et récent de Frauce , morte en 1749*
Ce lut en 160G que fut établie, au château de Madrid , dans le bois de Boulogne , la première manufacture de bas au métier.
Jusqu'en i665 , il n'existait en France aucune manufacture de glaces. C'est par la concession d'un privilège de vingt ans > faite par lettres- patentes du mois d'octobre de cette année» depuis continuellement renouvelé, que Colbert détermina les ouvriers vénitiens à s'expatrier , sous la conduite de Nicolas du Boyer. C'est à ce privilège que nous devons» cette manufacture de glaces établie à .Saint- Gobin , dans la forêt de Couci, dont les ouvrages l'emportent beaucoup pour la grandeur et la beauté sur ceux de Venise.
En novembre 1674, premier bail de la ferme du tabac; il fut affermé, avec le droit sur l'étain , pour six ans, à Jean Breton , les deux premières années , ciuq cent mille livres ; les quatre dernières, deux cent mille livres de plus. Elle fut cédée , en 1720 p à la compagnie des Indes, pour quinze cent mille livres; et elle était , en 1771 , à vingt-sept millions.
Le marc d'or monnayé valait , à la fin du règne de Louis le Grand, quatre cent vingt livres , et le marc d'argent vingt-huit livres. Le marc d'or fin était à quatre cent cinquante-huit livres trois sous sept deniers, et le marc d'argent à trente livres dix sous dix deniers, après avoir été à quarante livres.
LOUIS XV, dit LE BIEN-AIMÉ.
1715. Lotns XV, troisième fils de Louis de France, duë de Bourgogne , pais dauphin , et de Marie- Adélaïde de Savoie , né à Versailles , le i5 février 1710, à huit heures du matin, •uccède , le premier septembre 17 1 5, à Louis XIV, son bisaïeul. Ce monarque, par son testament, avait établi un conseil de régence, à la tête duquel il se contentait de mettre son neveu , Philippe, duc d'Orléans, premier prince du sang. Le ducs'c'taot transporté le 2 septembre au parlement, s'y fait déclarer, purement el simplement, régent du royaume, suivant le droit de sa naissance, ce qui est confirmé, le 12 du même mois , par le roi, dans un lit de justice, où le chancelier fait lecture de Varrêt des régences. Le i5, le roi, par sa première déclaration, rétablit le parlement dans son ancien droit, dont il était privé depuis quarante-deux ans, de pouvoir faire des remontrances
DES ROIS DE ^RATîCÈ» 35 if
•Tant rewregîstremént des lettres, édits et déclarations qui lui seraieut envoyés. Pendant la minorité' de Louis XV , la France a eu le rare avantage de jouir d*un grand calme, et d'être' exempte de ces funestes divisions, qui ont tyt de fois agite' lè royaume sous divers rois mineurs.
Le régent trouva les finances dans le plus grand désordre, et Féiat presque ruine*. Par un me'moiré qu'il rendit public , la dette nationale, à la mort du feu r'oi, montait à deux milliards soixantedeux millions en capital, portant quatre-vingt-dix millions d'intérêt. Le maréchal de Noailles assure, dans ses Mémoires , qu'au Ken de onze cent millions d'espèces que l'on devait avoir, il eût été difficile d'en trouver six cents , tant l'exportation avait été énorme , et tant le commerce én avait souffert.
Les malversations commises dans lès finances étaient trop criantes , pour ne pas exiger qu'on en recherchai les auteurs. L'an 1716, le roi , par édit du 12. mars , établit pour celte recherche une chambre , qui fut supprimée le 22 mars 1717, après qu'on eut fait regorger quelques-unes des sang-sues de Tetat. Le 2 et 20 mai 1716, édit portant établissement d'une banque générale par tout le royaume , sous le nom du sieur Law , écossais de naissance , et compagnie. 11 était libre à toute personne de porter son argent à la banque , qui devait donner en échange des billets payables à vue. Le commerce du Mississipi, du Sénégal et des Iudcs , devint la base du système de Law (1 ).
Le roi, l'an 1717 , ayant atteint, le i5 février, l'âge de sepl ans , passe des mains de la duchesse de Ventadour , sa gouvernante, en celles du maréchal de Villeroi, nommé son gouverneur. L'ancien évéque de Fréjus, Hercule dë Fleuri, lui est
(i) Le commerce «le luxe, «lonl Colbert «toit être regardé comme le créateur ' en France, e*t celui que Louis XIV, dont il flattait la vanité , protégea spécialement , par préférence à l'agriculture, qu'il jugea peu digne de soo attention, séduit par son ministre. 11 est cependant aujourd hui démouiré que l'agriculture, dont Snlli faisait son objet capital, l'emporte de beaucoup, par ■on milité, sur le genre de commerce dont nous parlons. En effet, comme Pobscrvc M. Thomas ( Eloge de <SW/t, n. p. 3n ), « ceux qui savent que lè » luie des soies a parmi nous fuit tomber les laines; que l'avilissement des »» laines a porté sur Je nombre drs troupeaux ; que la diminution des troupeau! » a altéré une des sources de la fécondité : ceux qui savent uuc Pag ii cul tore en n France ne rend aujourd'hui «ju'nn sixième de ce qu'elle rendait alors, el » que, pour gagner qiiJqu.*» millions a fabriquer et a vendre de belles étoffes, »> nou* avons |>cr<ln des milliards sur le produit de nos terres; ceux enfin qui >. ont calculé que deux milli msde eu tivateurs peuvent fdre naître nu milliard >> de productions, au ieu que troi< millions trartistes nu produisent à l'éut » que sept ceuts ni'dli ns en marcha dises de main-d'œuvre, ceux-l?» sans doute » ne seront pas si prompts à condmtmer un gtand-homniè. » (Siilli. )
333 CHKOJSOLOGIE HISTOKIQUE
donne pour précepteur j et le ce'lèbre abbé Claude Fleuri , pour confesseur. Le 8 mai., le czar Pierre le Grand arrive de Hollande à Paris, d'où il partit le 20 juin suivant, pour retourner eu Russie , après avoir entièrement satisfait sa curiosité. ( Voyez son a'ticle. ) Attires ecclésiastiques. Le premier mars, les évêques de Mirepoix (la Broue ) , de Scnez ( Soaucn), de "Moutpellier ( Colbert ) , de Boulogne ( de Langle ), appellent de la constitution Unigenitus au futur coucile général. Le 5 , ce* quatre prélats s'étanl rendus en Soibonne , y notifient leur appel dans une assemblée nombreuse de la faculté de théologie , laquelle y adhère solennellement. Le 12, pareille adhésion delà faculté des arts. Celles de droit et de médecine firent de même Tannée suivante. Les facultés de théologie de Reims et de Nantes, un nombre très-rgrand d'ecclésiastiques séculiers et réguliers , beaucoup de chapitres et de communautés , se pourvurent par la même voie contre la constitution. Les quatre évêques eurent aussi quelques imitateurs parmi leurs confrères , de ce nombre fut le cardinal de ftoailles.
Les mouvements que se donnait le cardinal Albéroni, ministre d'Iispa^ne, pour enlever à l'empereur ses possessions d'Italie , pour faire déposer Georges Ier, roi d' Angleterre 9 et pour exciter des troubles en France, déterminent ces trois puissances à s'unir ensemble contre l'Espagne, par un traité qtii fut signé, le ?. août 1716, à Londres , et auquel accédèrent depuis les états-généraux : c'est ce qu'on a nomme la quadruple alliance. Le ?.S du même mois, le roi, dans un lit de justice qu'il tient au palais des Tuileries, fait enregistrer divers édits et déclarations , concernant le parlement et les princes légitimés de France, qui sont privés des prérogatives que Louis XIV leur avait accordées , et réduits au rang de leurs duchés-pairies seulement. Le cardinal Albéroni, toujours ferme dans ses projets , trame une conspiration pour ôter la régence au duc d'Or- Jéans , et la donner au roi Philippe V , son mailre, afin de gouverner tout à la fois lui-même la France et l'Espagne. L'abbé Ï'orlo-Carréro , agent secret de ce ministre eu France , est arrêté , le a décembre, à Poitiers. On le trouve chargé de lettres du prince de Cellamarc , ambassadeur d'Espagne , au cardinal Albéroni, qui renfermaient tout le plan de la conspiration. C'était par l'enlèvement du régent, pour le conduire en Espagne , qu'elle devait éclater. Cellamarc est arrêté le 9 dans son hôtel , et ses papiers saisis. Le 29, le duc du Maine) soupçonné d'avoir eu part à la conspiration, essuie un pareil traitement ) il est ensuite conduit au château de Dourlens , tandis que la duchesse du Maine est transportée à celui de Dijon. Le
cardinal de Folignac, et quelques autres seigneurs , furent aussi exiles pour le même sujet. Le 7 avril de cette année , la reine , veuve de Jacques II, roi d'Angleterre, mourut à Saint-Germainen-Layc. Affaires de finances. Lc3i mai, e'dit qui ordonne une refonte générale et une augmentation considérable des monnaies. Il n'y eut que la cour des monnaies qui l'enregistra. Le parlement , la chambre des comptes et la cour des aides , firent d'inutiles remontrances ace sujet. Le 4 décembre, la banque générale est déclarée banque royale, et le sieur Law en est nomme directeur. Le 27 , arrêt du conseil , qui défend de faire des paiements en argent au-dessus de six cents livres ; ce qui rendit nécessaires les billets de la banque royale, et obligea d'en créer une multitude innombrable. Cet arrêt , le plus funeste qui soit émane' de l'autorité' souveraine , fut l'époque et la cause d'une révolution étonnante dans les mœurs de la nation. L'intérêt , amorcë par l'appât qu'il lui présentait, étouffa la voix de la nature et de l'équité. On se sacrifia mutuellement, comme, dans un naufrage ou un incendie. Le frère fut trahi par le frère , . et le père par le fils. L'homme sccourable fut e'erase' par celui dont il avait prévenu la ruine, et pe'rit par son bienfait. On vit des noms respectables anéantis , des noms vils ou ilélris prendre leurs places.
L'Espagne ayant refuse' de souscrire aux propositions de paix qui lui avaient été faites, le roi lui déclare la guerre le 2 janvier 1719, et nomme le maréchal de Barwrck pour commander l'armée qu'il envoie dans la Biscaye. Le i5 avril suivant , madame de Maintenon finit ses jours à Saînt-Cyr, où elle s'était retirée après le décès de Louis XIV. Veuve du poète Scarron , mort en 1660 , on sait la haute faveur où elle parvint depuis à la cour, par sa beauté, son esprit et sa vertu. Notre armée cependant fait des progrès en Espagne. M. de Barwi«.k prend , le 16 juin , Fontarabie, après vingt et un jours de tranchée ouverte ; il s'empare de Saint-Sébastien le premier août, et du château le 17. Etant ensuite entré dar:s la Cerdagne , il se rend maître d'Urgel et de sou château, appelé la Seu , qui capitule le 1 1 octobre. Le 2.5 du même mois , il se présente devant Koscs , pour en faire le siège , et renonce à cette entreprise le 17 novembre. Telle fut ]a fin de la campagne , qui fut suivie d'une suspension d'armes, puis de la paix. Cette année commencèrent les démêlés de la Hollande avec l'empereur au sujet d'une compagnie de commerce établie à Oslcnde , sous l'autorité impériale. En peu d'années , elle était devenue assez puissante pour avoir plusieurs vaisseaux armés et pour faire ombrage aux Hollandais. La France» l'Espagne et l'Angleterre entrèrent dans cette querelle , et firent
CHIfOrNOLOGTC 1#ftTfelU<$tlE tomber !» compagnie. Affiàimt dé fixantes. Le a3 séptcmbrc . arrêt du conseil, portant une diminution considérable sur les espèces monnayées; Le n décembre, défenses faîtes «Te Ci ire d«s payements en argent au-dessus de dit livre*, et en ot i,.-
de trois cent* livres; ce qui , joiul atrx variation* , fai'es , ou annoncées , des espèces monnayées , obligea les particuliers
t* e^hiH feu (r)T ***** ^ **' ' 61 * *** ****** c°«-
Des'marcbandiscs, apportées du Levant à Marseille en 1730 , y- répandent la peste (a; qui s'étend dans presque toute la province. Mau par les sages prëcautions que prit le gouvernement , clic ne Pénétra point dans- les autres provinces. La ferme* du
^mCnî,^C ,u»'»"'«»»e^cc. Par une déclaration
du ar juillet ,1 est trarisfti* à Pontoisc . pour s'être oppose à quelques proicts de déclarations, propose^ par le rëgenl , en laveur du système Affinités ecclésiastiques! L'abbe Dubois <f.>pms cardinal , l'homme le moins propre a traiter les matières de religion, entreprend de faire révoquer au cardinal de tfoailes appel , et ,1 y réussit. Le cardinal ayant présenté au régent nu corps de doctrine relatif aux objets de la constitution Uni- ÇTmyrV in1?r0,ï,1 (î"aranlc c'véques assembles, le i5 mars, au x-alais-Uoyal , 1 approuvent , après l'avoir retouché; il fut porté ensuite- dans les différents diocèses du royaume , où un Jrand nombre de prélats le souscrivirent ; c'est ce qu'on nomme Tac-' commodément de 1720. La cour regarde alors les disputes
(1) « Le bruit qu'on fit répandre, dit ira historien, «rn'on avait rt™~î* » deux .«..««. 'orHa Louisiane, lc discrédit de IWn^ b connan^ïî * pnbhc dans te pâmer, touiev ces circonstances réuoief et ^ ~Z»n
» n en pnreot avoir , a le, engager a olfrir du gain a ceux quiT aVaien «T - vç«S; enaoris .que chacun le* enchérit succLfvenJ.t e V l'en' et e fca » n,ontere»tadeiprixcxce«if«.... Il ^trouva, mi i« «l^bl^'l* ^ » «x cent quaran.e million, de billets de banHnc dans le ™b£ ■{ ?u £T ». de mat ,7ao, on prétend qu'il y en avait pour p!u, de six m liia ( $
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l'ir «5 'e?U 10 'W*"* fPU Mà"rfne était frappée de ce fléau quoîuu. 1 auquon y,r«p,,e la rende peu- sujette aux nwla.rîes épidemS ' "h Té commerce qu'elle a fait dans tons les teras avec le IWi*. , 1 \r i»