MAXIME
45n. Petroîîius Max:mus, ï\p dans les Gaules l'an SgS, auteur de la mort de Valenlinleu 111, prit la ponrpre, et fut déclaré auguste à Kome , le 27 mars 4S0. Il était illustre p^r la noblesse et les dignités de ses ancêtres, avait lui - même passé par fous les honneurs et possédait de grantles richesses. Il épousa rmipeiatrice lùidoxie, et eut l'imprudence de lui avouer ensuite la part qu'il avait eue à la catastrophe qui l'avait rendue veuve. La princesse ,, irritée de se voir entre les bras du meurtrier de son premier époux , fait venir d'Afrique Genséric pour venger la mort de Valentinien. Au bruit de l arrivée du roi des Vandales tout prend la fuite, et Maxime lui-même. Alors le peuple et les soldats s'étanl soulevés , Maxime est arrête et mis en pièces, le 12 juin 4'^^ » trois mois moins cinq jours après s'être emparé de l'empire, (hi croit que son fiis Paîladius, qu'il avait fait césar et marié avec Eudoxie , fille de Valentinien , pé-> lit avec lui.
AVITE.
455. Flav. Cœcilius (ou MoECiLius) AviTUS, auvergnat,'' tie race sénatoriale, général des armées romaines, proclamé empereur par les Visigoths, le 10 juillet 455, à Toulouse, oit il était pour traiter de la paix avec leur roi Théodoric, fut de nouveau proclame, au mois d'août suivant , dans la ville d'Ar-» les, par l'aruiée romaine et les principaux seigneurs gaulois». S'étanl rendu ensuite à Rome avec Sidoine ApoUmaire, son gendre, il y fut reijU avec acclamation, et uiiauimemeut reconnu par tous les ordres Avant que de quitter cette vil c pour retourner dans les Gaules, il créa général de ses armées Ricimer ou llechimer, ijsu de la race royale des Suèves . et p^tit-^fils, par sa mère, de Vallia. roi des Visigoths, le plus grand capitaine qu'il y eut alors, mais l'homme en même tems L^ {)lus ambitieux, le plus foui be et le plus rusé. Ricirner soutint , par quehjues avantages qu'il remporta sur les flottes des Vandales la réputation de valeur f-u'il s'était acquise. Il fit également connaître la mé— chancelé de son caractère en cabalant contre Avite, avec lequel il s'était brouillé. Ce prince étant revenu en Italie, fut arrêté à Plaisance par Kicimer, et dépouillé des marques dn la dignité lY. 33
âS5 ctïftÔNOLOGilî HiSTOftiQUÉ
mipciiaté le 6 ou le i6 octobre tle l'an 4^6, après avoir ténti l'empire environ quatorze mois. Pour oter à son ennemi tout Citibrage , il se fit ordonner évêque de Plaisance. Mais apprenant f|Uf* le st'nat , dont il s'était fait haïr (on ne sait pourquoi), demandait sa mort, il s'enfuit en Auvergne, et mourut sur la foute. Son corps fut inhumé dans l'église de Saint-Julien dd Brioude, où l'on volt encore Une grande urne de marbre , dans laquelle on préfend que ses cendres sont enfemiées. ( Tille-» :^Dnt.) Depuis sa déposition, l'empereur Marcien, et Léon après lui, eurent le titre de souverains en Occident. (Le Beau.) tiugues de Fleuri nous apprend qu'Avlte laissa un fils , nommé Écdicius, que renipereuf Anthème éleva aux grades de comte et de maître de la milice dans les Gaules , et que Julius Népos décora du litre de patrice. H dominait souverainement en Aquitaine, dont il est qualifié roi très-chrélien ,j rex christiaidssîmus ^ dans l'ancienne Yie de saint Sardot, évêque de Limoges (Bou- Cjuet, foni. lïl pag. SBa. n.) Sidoine Apollinaire, qui, avant son épiscopat, avait épousé sa sœur Papianilla. fait un grand éloge de ses vertus guerrières , politiques et chrétiennes (liv. III > *'p. 30
MÂJOPaEN.
4^7- JULÎUS VaLERIUS Majorianus, fait générât le 28 février 4^7 , passa de ce titre à celui d'empereur d'Occident, qui lui fut donné, d'un consentement universel, à Ravenne, le i*"', août de cette année ; ce qui fut continué par l'empereur Léon. ^ Beauvais. ) « Il semblait, dit M. le Beau , que la providence » l'eut réservé pour relever l'empire, penchant vers sa ruine : 3\ elle avait réuni dans sa personne les vertus de se?* prédéces- >j seurs, sans mélange d^aucun de leurs vices ». Il débuta sur le; fr('>ne par des lois très- sages, pour réformer divers abus. Il réî.iblit f-iicimer, avec lequel il était Hé d'amitié, dans la charge de général, dont celui-ci ne tarda pas à faire usage contre les <*hnemis de Tempire. L'an 4^''^'; ""t^ flotte, chargée de Vandales et de maures, vint attaquer les cotes de Campanie. Ces Troupes, ayant débarqué entre le Liris et le Vuîturne, furent bal lues par les P^omainsdans le territoire de Sinuesse , qu'elles commençaient à ravagei'. Sersaon , leur général, beau -frère de Genséric, périt dans la mêlée avec un grand nombre des siens 5 ce qui obligea le reste à regagner prompfement la mer. J>yon , îcouîevé par Théorie II, roi des Vlsigoths, refusait de recofi- Tiaîïre le nouvel empereur. Egldlus, qui commandait pour les Piomalns dans les Gaules, ayant reçu de Majorleri un secours Considérable, vient assiéger celte ville qu'il force à lui ouvrir isb perles. Pour la punir de sa révolte , il la prive de ses privï-f