JULIUS NÉPOS
474' JuLius NÉPOS fut déclaré césar dans le mois de février au plus tard , à Ravenne , par Domitien, officier de l'empereur Léon, et proclamé empereur, dans Rome, le 24 juin 474- L'année suivante, le patrice Oreste, qu'il avait envoyé avec une armée dans les Gaules pour l'y faire reconnaître, se révolte. A cette nouvelle, Népos va se renfermer dans Ravenne. Oreste vient aussitôt l'y assiéger. La place étant sur le point d'être forcée, Népos s'enfuit, le 28 août, en Dalmaiie, son pays natal. Il fut tué, le 9 mai 4^0, dans une terre qu'il avait près de Salone, par Vialor et Ovide, qui étaient auprès de lui en qualité de comtes. Quelques-uns ont attribué cet assassinat aux sollicitations de Glycère qui ne pouvait, dit-on, lui pardonner sa déposition. Sidoine Apollinaire fait un grand éloge des talents militaires et des mœurs de Népos. Il avait épousé une nièce de Yérine, femme de l'empereur Léon : et ce fut cette alliance, jointe à son mérite , qui détermina Léon à lui conférer l'empire d'Occident dont il se croyait en droit de disposer.
AUGUSTULE, der^^ier empereur D'OccIDE^'T.
475. RoMULUS, ou MOMYLUS AuGUSTUS , appelle plus communément AUGU5TULE, OU parce qu'il était fort jeune ou par dérision, fut reconnu solennellement empereur à Ravenne, le 25 ou le 3i octobre 47^, par le crédit d'Oreste , son père, qui pouvait tout dans l'empire après l'expulsion de Népos. Son rogna fut de peu de durée. L'an 47'i , Odoacre, roi des Hérules, l'ayant pris dans Piome vers ic mois de septembre, l'obligea de ren-
teSa CHRONOLOGIE HIST. DES EMPEREURS D^OCCIDENT.
voyer les ornements impériaux à l'empereur Zenon, disanÊ qu'un seul chef suffisait à l'empire romain ; puis il le relégua au château de LucuUane, en Campante, où il passa le reste de ses jours dars l'état de particulier, avec une pension de 6000 livres d'or. Ainsi fut éteint en Occident l'empire romain, après avoir duré cinq cent six ans moins quelques jours, depuis la bataille d'\ctium,et douze cent vingt-neuf commencés depuis la fondation de Rome. Sa chute, dit M. d'Anville , ne fit aucun, bruit: elle ne pouvait causer de surprise. Ce fut le dernier soupir d'un corps qu'une longue maladie avait privé de tous sça yesi^orts. ( Voyez Odoacre. )
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