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avec eux le butin quHU enlevaient , non-seulement des terri^' toires de Bénévent, de Salerne et de Capoue, manaii$8idff duché de Borne ; ce qui lui attira Pexécration des fidèles ainsi que de leurs chefs. Ughelli;, suivant la foule des historiens qui Pavaient précédé , place la mort de ce méchant évêque en ^95, mais probablement , dit Muratori , elle doit être reculée jus-* qu^en 900. « Car si Gemïna, sa fille, dit-il, épousa, du vivant j> de son père , le fils d'Arnoul (ce qui est vraisemblable), il » faut diifécer la mort du père jusqu'à Tan got>. »4 {Aàn. d'IfaLj tom. V , pag. 24a*)
Orégoirb 11 fut le successeur d'Athanase au duché de Naplesw 11 s'attacha les Napolitains par les grands services qu'il leur rendit , mais dont le détail n'est point venu jiKqu'À nous. M. de Saint-Marc rapporte sa mort, pour le plutôt, à l'aogib.
Jeaiï III remplaça Grégoire ï! dans le duché de Naples: Il .s^assocîa son fils Marin, comme l'atteste un de ses diplômes, donné l'an q44 9 pour confirmer à l'abbaye .du Mont-Gassin , la possession des biens dont elle jouissait dans son duché. G^est ainsi qu'il commence : Nous Jean-, au nom de Dieu , éminentis" sùne consul et uuc, tant de notre part que de la part du due Marin notre '/Us,, quî n'est pas encore en âge^ etc. On ne voit point de trace Me l'existence du duc Jean 111 , depuis cette époque.
Mabin était , comme on vient de le voir , le collègue de Jean III, son père, dans le duché de Naples, en 944» maison ignore s'il lui survécut.
' Jeaih IV , successeur , on ne sait pas en quelle année , ou de de Jean III ou de Marin, mourut en 982. (Saint-Marc.)
Seegius III paraît après Jean lY dans la, suite des ducs de Naples. Après lui, nous voyons un Sergius IY , qui donna retraite à Pandolfe, comte deTéano, poursuivi par PandulfeV, prince de Capoue , son ennemi. Ge dernier , Tan 102^7 , étant venu mettre le siège devant Naples , serra la place de manière qu'il 4'obligea de se rendre. Pandolfe de Téano ayant eu le bonheur de s'échapper , se sauva à Rome , où il finit miserablement ses jours. Jusqu'alors, dit Muratori (Annal., tom. VI, pag. 89) , aucun prince lombard n'avait encore pu mettre le» pieds dans Naples ; ce qui donne lieu de croire que Sergius IV ne descendait pas des ducs qui l'avaient précédé. « Il rongeait » son frein dans son exil , continue le même auteur , depuis
DES DUCS D£ NAPLESC iS-J
» deux ans et demi , lorsque , sur la fia de Tan 1 029 ou au » commeocement de Tannée suivante, il vint à bout de f entrer » dans Naples : il est vraisemblable, que ce fut avec le secours » que les Grecs lui amenèrent par mer , parce que jusqu'alors » Naples avait toujours été soumis aux empereurs d'Orient; f* et bien que ses ducs ne fussent qualifiés que maîtres de la » milice , ils jouissaient néanmoins de la pleine seigneurie de » cette ville. 11 paraît même certain que, dans cette expédition , » ils furent secondés par les Normands, nation qui se multi« » pliait dans ces contrées, .et qui , accoutumée à pêcher en eau » trouble, s'attachait tantôt à l'un et à l'autre parti, suivant; » les meilleures conditions qu'on lui faisait. Sergîus ne man<^ » quait pas dans la ville même de partisans , qui Paidèrent » à la recouvrer. Par reconnaissance des services qu'il avait » reçus des Normands, il créa l'un d'entre eux, nommé Rai- » nulfe, comte d'un territoire situé entre Capoue et Naples* » Ce fut alors que les Normands comme ncèrent^à se bâtir dans. » ce pays des édifices qui, peu à peu, formèrent une ville c^ui » prit le nom d'Aversa, et devint un boulevard contre la puis- » sance des princes de Capoue« La renommée ayapt rapporté en » Normandie Tétat d'aisance et de prospérité dont jouissaient '> les Normands en Campanie , excita leurs compatriotes à venir » participer à leurs avantages »• M. de Saint-Marc pense qu'on doit mettre en 1040 la mort de Sergius lY , qu'il nomme le troisième de son nom.
Jean V, dont nous ne pouvons, marquer i^ongi ne avec assir--^ rance , mais vraisemblablement fils de Sergius IV , lui succéda au duché de Naples. Dans les actes de saint Sévère , évéque de Naples, il est dit que l'an 1046, Jean, duc de Naples et de. Campanie, vint &ire le siège de.Pouzzoles, et qu'il resta langrtems qimpé devant cette ville ; mais on ne dit pas auelle fut l'issue de cette expédii:i43n. La mort de JeanLV arriva L'an. L064 au plus tard:
Se&gius V fut le successeur Ju duc Jean. Didier, abbé dtr Mont-Cassin, faisait^ alors travailler à l'édifice de la nouvelle église de son monastère. Entièrement occupé de cet objet,, il amassa les matières les. plus précieuses en or, en argent,, en ivoire, en ébène , en marbre ,. et appela des différentes parties de l'Italie et d'Orient les artistes les plus célèbres , pour orner la nouvelle basilique , et ta rendre un des plus beaux, temples w l'Univers. Ce luxe religieux, qui de son tems lui mérita de (randt applaudiissement&y n?a.pas ea dan&la>^suiie i'approbalion.
]88 cnnoNOtOGiE historique
des siècles plus éclairM. Didier , voulai>l procurer à son ouvrage la dédicace la plus pompeuse, engagea le pape Alexandre 1| i venir faire cette cérémonie, à laquelle assistèrent dix archevêques, quarante-quatre évémies , Sergius, duc de Naples, avec les princes de Capoue , de Salerne et de Bénévent. M. de Saint- Marc place dans la même année la mort da duc Sergius.
Sergius YI , fils de Satimale, succéda au duc Sergius V, après l'an 1071. Après avoir gouverné le duché l'espace d'environ dix-neuf ans, il abdiqua pour se retirer dans un monas* tère dont il devint abbé. « Ce fut vers ce tems-là, dit Giannone, j> que les moines du Mont-Cassin entreprirent de répandre 1» quelques lumières sur toute l'obscurité dont les sciences » étaient enveloppées dans nos provinces* Par les soins de leur » fameux abbé Didier , qui fut ensuite pape sous le nom de » Victor m , on commença à prendre quelque connâissaoce » d'une partie*des livres de Justinien et de ceux qui traitent
j> des autres sciences Il fit copier k grands frais et avec
» beaucoup de soin tous les livres qu'il put rassembler, et' » entr'autres les Instituts de Justinien et ses NooelleSf ouvrages » qui ne se conservaient que dans un petit -nombre de ricues M bibliothèques. Les papes, cependant, s'en servirent assez fré- » quemment , de même que quelques empereurs d'Occident, » qui les citèrent suivant l'occasion. Quant au code de Jus- » tinien, il est certain que dans ces tems-ci on en trouvait » quelques exemplaires en France , comme on peut s'en con- » vaincre par les lettres d'Yves de Chartres^ 11 était aussi conna » en Italie, ainsi que le prouvent quelques lois des empereurs » d'Occident , et particulièrement de Henri il, et les décrétâtes M de quelques papes, dans lesquelles ce code est cité. Il £iut » néanmoins convenir que peu de personnes le connaissaient , » et que les professeurs eux-mêmes ne l'étudiaient point, parce » qu'il ne jouissait point de l'autorité qu'il acquit dans la sotte. i> Les panaectes n'avaient point encore été retrouvées À Amalfi, » et nos professeurs ne'les connaissaient poiqt; on en possédait, n à la vérité, quelques exemplaires en France, ainsi qu'en font » foi les lettres d'Yves de Chartres (46 et 69) : mais les lois » des Lombards étaient seules domitiantes ; tous les tribunaux >' s'y conformaient : les successions, les testaments, les contrats, » la punition des délits, les confiscations et en un mot tous les » jugements en dépendaient et se réglaient par ce qu'elles » statuaient. »
HuAV VI , après Sergius YI , paraît dans la liste des ducs de
D£5 DUCS DE T9APLES. 189
Naples. On ignore la durée de son gouvernement. Une charte rapportée par Capaccio, e$i le $eul monument où il soit nommé* IL eut pour successeur Sëugius Vil , qui fut le dernier duc souverain de Naples. Roger , roi de Sicile, et duc de Fouille et de Calabre, voulant ajouter le duché de Naples à ses conquêtes, trouva facilement des prétextes pour lui déclarer la guerre. Sergius , incapable de lui résister, se soumit à lui , Tan ii3i , à condition qu'il lui laisserait le titre et le gouvernement de Naples.. Mais regrettant la souveraineté quMl avait perdue, il se révolta plusieurs fois pour la recouvrer, et ce fut toujours sans succès. Enfin il périt dans gn^s bataille, en n'ij.
de
h l'eienare ei a la aecorer p?i
pereur Frédéric II. pendaiU le séjour quHl Ht en Sicile, fut
celui qui donna le plus d'attention à Tembellissement de cette
ville.
«r Les auteurs , dit Giannone , qui ne veulent pas convenir » que le roi Guillaume 11 fut celui qui fit bâtir dans Naples le » château Capouan , disent qu'il n'y eut que ceux de l'GEuf et » de Saint-Erasme dont les princes normands aient été les » fondateurs , et que celui qu'on appelle Capouan fut construit » par ordre de Frédéric, en 122.3, Ce prince, ajoute t-il, fut » te premier qui , par ses bienfaits envers Naples , jeta les fon-» » déments de la grandeur à laquelle cette ville s'éleva par la » suite des tems. £n 1224 9 il y établit une académie pour' » toutes les sciences ; et par ce moyen , Naples fut peuplée , » parce que non-seulement tous les étudiants des autres pro^ » vinces vinrent l'habiter, mais encore qu'il en passait beau-» >» coup de la Sicile... Divers motifs déterminèrent ce prince » à rétablir dans Naples une école si célèbre , ainsi qu'il le dit » lui-même dans ses lettres à Pierre des Vignes, son secrétaire » et son conseiller; i**. parce que cette ville avait toujours éré » regardée comme la mère et le domicile des études ; 2**, à » cause de la douceur de son climat , et enfin en considération M des avantages de sa situation , du voisinage de la mer , de ^ » fertilité de son territoire et des commodités du commerce » maritime. Richard de Saint-Germain, écrivain contempo- » rain , atteste que Frédéric établit cette académie dans le mois )» de juillet 1224, et qu'il envoya , pour cet effet, des lettres » dans toutes les parties du royaume , tant en Fouille qu'en » Sicile : Mense Julio , dit cet historien , pro ordinando studio » neopoliiano imperator ubique per regnum mittii liHeras gène- « mkfi. On trouve quelques-unes de ces leltr^^ dans les six
igO CHRON. HIST. DES DUCS DE.KAFLES.
» livres des épîtres écrites par Pierre des Vignes ; on y voyait 3» quelle était la forme de cette académie que Frédéric combla 3» de privilèges et de prérogatives.. i. Dans le dessein de rendre » cette université toujours plus célèbre et nombreuse ^ il or~ » donna que les professeurs ne. pourraient enseigner nulle a> autre part, et que les jeunes gens , tant de la PouiUe que de » la Sicile ) ne pourraient faire leurs études en aucune autre » ville que dans Naples », Cette ordonnance rendue en 122G ( Muratori ) , porta un grand préjudice à l'université de Bologne , dont elle fit passer à Naples le plus grand nombre des étudiants. Il y eut un tems , oit Muratori , où l'on comptait jusqu'à dix mille étudiants à Bologne ; ce qui enrichissait extrêmement cette ville par les grandes sommes que la plupart des étrangers y apportaient , et rendait les autres, villes d'autant
5 lus jalouses de sa prospérité , qu'elle affectait pour elles un édain trop marqué. .
CHRONOLOGIE HISTORIQUE