DES COMTES DE SICILÎ
celles qni étaient soumises au préfet de Rome et sur lesquelles les papes exerçaient la juridiction métropolitaine. Mais lorsque Grégoire III , au huitième sièele ^ eut soustrait Rome à l'obéissance des empereurs grecs 9 le clergé de la Sicile , qui leur était demeuré fidèle ^ se mit.sous la juridiction du patriarche deConstantinople, et y persista, malgré la réclamation de plusieurs papes. Ce fut dans cet état que Roger trouva l'église cle Sicile, lorsqu'il prit possession de cette île. Mais comme il . était de son intérêt de détacher entièrement les Siciliens des Grecs , il rompit la communication entre cette église et celle de Constantinople , sans néanmoins -soumettre la Sicile à celle de Rome. CeUe-ci ne recouvra sa juridiction que par le traité dont on vient de rendre compte et aux conditions qu'il exprime. L'an i^oi , le comte Roger finit ses jours au mois de juillet , $gé de soixante ans^ Il avait épousé , 1^. Delieiii , comme la nomme Geoffroi'Malaterra (Ordéric l'appelle Judith); a®. ËAEMBVROE; 3^ l'an 1090, Adélaïde ou Adelicie, dite 9ussi Adèle , fille de Boniface I ^ marquis de Moniferrat , qu'il répudia après en avoir eu -plusieurs enfants. (Elle épousa, dans la suite , Baudouin I , roi de Jérusalem). Du second lit, il eut deux fils , GeofTroi et Jourdain (morts en logi), avec quatre filles, dontTatnée, Mathilde, épousa, l'an 1080, Raymond de Saint- Gilles , comte de Toulouse ; la seconde , nommée Julitte ou Ëmme, fut demandée par Philippe I, roi de France ; mais le mariage ayant été rompu , £mme épousa Guillaume VI ,^ comte d'Auvergne ; la troisième-, nommée aussi Mathilde , «t par d'autres Yolande ,< épousa Conrad , fils aîné de l'empereur Henri IV ; la quatrième, dont on ignore le nom , devint , en 1095 , femme de Coloman , roi de Hongrie. Bu troisième lit , vinrent Simon ; Roger, -qui suit; Mathilde, femme de Rainulfe, comte d'Alife ; et Èmme , mariée à Rodolfe Macchabée,, comte de MontescagUosp. Robert I égala son frère Robert par sa. valeur et par la gloire de ses exploits; mais il le surpassa par sa religion , sa clémence et sa lioéralité. Il fonda plusieurs éslises et plusieurs hôpitaux en Sicile. Simon , l'aîné des deu?î fils qui lui restaient, était destiné pour lui succéder; mais il mourut avant que les seigneurs normands eussent le tems dês'assemblér et de le déclarer comte.