‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens (volume 2)Chapitre 50 sur 103 · ROGER II, DIT LE JEUN'E · texte numérisé non relu

ROGER II, DIT LE JEUN'E

iioi. Roger II, né l'an logy , de Roger I et d'Adélaicîh^ est proclamé comte de. Sicile et duc de Calabrcdans le parle^^ ment ou l'assemblée des états-généraux, pour régner, jusqu'à sst i^ioritc , sous la régence de sa mère , princesse , dit Muratorl'^

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qui joignait^ beaucoup de bauteui* une grande aoif du bien d'autrui. Le gouvernement d'Adélaïde excita des séditioos. Pour contenir les factieux, elle fait venir, T^n iio3, le prioce Jlobert , second 61s de Robert 1, duc de Bourgogne , lui donne une de ses nièces ( Qrdéric Vital dit une de $es filles ) en m^ riage , et l'associe au gouvernement. Robert exerça son emploi pendant dix ans avec beaucoup de prudence, de valeur et de capacité» Mais lorsqu'Adélaïde vit son fils en état de prendre en main le timon de Tétat , craignant que Robert ne refijslt de s^en dessaisir, elle le fit empoisonner. (Ordéric Vital, p. 8^,) L'an iii3, elle part de Sicile avec des richesses immenses, pour aller épouser Baudouin , roi de Jérusalem « qui avait répudié sa première femme pour faire ce nouveau mariage, dont rintérét était Tunique mobile. Baudouin , s'étant depuis repenti d'avoir fait divorce avec sa première femme , fit vœu de ta reprendre , répudia Adélaïde à son tour , et la renvoya en Sicile , sans lui rendre néanmoins les trésors qu'elle avait apportés. Le chagrin emporta, l'an (ii8, cette princesse. Roget établit, la même année , ii Palerme , une chapelle royale, où il déclare que nul autre que lui-même , ou ceux c|ui lui suc<< céderont, ne pourront taire aucun acte de juridiction (soit civile , soit ecclésiastique ) , et prononça anathème contre ceux qui oseraient le tenter. L'an liai , il profite d'un voyage que Guillaume, duc de la Fouille, son cousin ^ fait à Constantin nople , pour entreprendre de le dépouiller* U assiéee le ch&teau de Nicéphore , dans ce dessein ; sur quoi le cardinal Hugues vient , de la part du pape Calliste U , lui faire des remontrances touchant l'injustice de son procédé ; mais il n'est point écouté. Le pape se rend lui-même en Fouille , avec sa cour, et se trouve mal de ce voyage. Une maladie épidémiaue lui enlève les meilleurs de ses cardinaux, et entr'autres, le cardinal Hugues. Lui-même est attaqué de cette maladie. Roger l'étant venu voir, obtient, en cédant à ses prières, tout ce que lui-même demande à ce pontife, I/année suivante, Guillaume, duc de la Fouille , ayant besoin du secours de Roger pour réduire Jourdain , comte d'Ariano , qui s'était révolté^ lui cède, !)our obtenir ce service , la moitié du duché de Calabre , avec a moitié de la ville de Palerme qui lui appartenait. Le duc Guillaume étant mort, l'an 1127, Roger passe à Salerne, avec sept galères , et vient â bout , après dix jours de pourparler, d^engager l'archevêque et les habitants à le reconnaître, sous certaipes conditions , pour duc de Fouille et de Calabre. L'exemple des Salernitains fut suivi par ceux d'Amalfi, de Troja, de Melfe, et des autres contrées de la Fouille. Mais 1) Nouvelle des succès de Roger étant parvenue k Rome , le p^p^

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