‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens (volume 2)Chapitre 58 sur 103 · DES ROIS DE SICILE · texte numérisé non relu

DES ROIS DE SICILE

redevable de ces honneurs^. H pî^rt de Ronie,- le lâ dTâpût, avec va corps considérable de cafvalerié et d'infanterie roni^in«, et prend le chemin de l'Abrù^ze , dans' le dessein de'déliVret*. Lucera, %'illë des SarrasinS',. dôiit Charles avait formé le siégél Mais Charles l'avait déjjà levé pour* arriver avec toutes -se» troupes à Aquila. De là il se rétjdit dans l»plaine de Saint-' Valentîo ou de Tagliacozzo, à cinq lieues* dii lacFucin oui de Celano. Ce fut là que les armées ennemies se trouvèrent en , présence. Celle dfe Chiarles était inférieure en nombre à celle dé Conradin , et la victoire* semblait assurée à ce derniéi". Mais la fortune de Charles -voulut que , 'peu de' tems auparavant , il eût reçu à sa cour un chevalierTrariçaîs , nommié Âlard de Valeri ou de Valberi,, qoi revenait de la Terre-Sainte, où il avait servi avec gloire l'espace de vingt ans/ C'ëtâît un personriage d'une 'rare prudence et d'une habileté cônsonîimée' dans'le métier des armes. Ce fut lui qui conseilla à Charles de partager «on armée en deux corps, et de se tenir en réserve derrière un tertre, avec cinq cents des plus braves cavaliers, pour y attendre l'issue de labataille. Le 26 août 126a, les detix'strihées-en vinrent a'iix ihains*. On se battit avec fureur de part' et d'ëtit^e ^ tnais à la fin, comme le plus grand nombre, à égalité décourage, dit Muratprv*, l'empoile ordinairement sur le moindre^ les Français et les Provençaux commencèrent à reculer et à se rompre. Charles, qui de dessus "une éminence, voit lé désordre etle carnageiles siens, meurt d'impatience de tomber sur l'en- Bemi ; mais il est toujours retenu par Alàrd , jusqu'à ce- que ses troupes étant débandées, il voie celles de Conradih, les- unes, poursdivarit lès fuyards, les tailler en pièces où 'les foire 'prisonniers, les autres s'occuper à dépouiller les morts. Alors se tournant vers Charles, si/v , lui dit-il, il est ieméy la oicioire est à nous. Aussitôt Charles, avec sa troupe , foi<id à bride abattue 8ur l'ennemi en désordre, et ne lui laisse ni létetns, ni le rooyen-de se rallier. Une -partie laissa la vie sur le champ de bataille, une partie fût faite prisonnière , et le reste chercha son salut dans la fuite; Conradin et phisieurs de ses barons , épuisés' de fatigues et presque étouffés par la chaleur, avaient déjà quitté leurs casques, dans la persuasion qu'ils étafent vainqueurs. Voyant la scène toot-à-coup changée, ils ne? penseut plus qu'à fuir. Conradin, le jeune duc d'Autric^h^, les comtes Galvano et Gérard de Pesé, s'étant travestis en paysans ^ prien- Tient le chertiin de la Mâremme, dans la vue 'de* serenjflre à Pise et de là en Sicile. Ils marchèrent nuit et jour jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés dans une terre, nommée Astura, appar*tenanteà la maison des Frangipani, nobles romains. Ce fut là qu'ils frétèrent une- barque de pécheur pour les conduire à

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Sieane ou i Puei mau Targeut leur maoquahl pour «voir deii vivres, Çonradio tira de sou doigt une bague de grand prix» qu'il remili au pécheur, po^r S'ea procurer sur ce gage. C<^lui-ci la porta au seigneur du lieu, qui , jugeant quMle appairicnait ^ux prÎACf s fugitifs qji'on recherchait ,. les fit arrêter et les envoya à Chai;!^ > qui les fit enfermer^ dans un des châteaux de Naples, où il& restèrent jusqu^au commepcement d*ociobre, Alors Charles a^aot convoqué ua grand parlement, auquel assise tèrent d^s b^Fqn^,. des. syndics des villes et des jurisconsultes, Taffaire du malheureux Conradln y fut soumise à l'exacDen» Jiicobaldr hisjToricKQk ferrarais, dit avoir appris de Joachîm Regjg^o.„ . (|ui fut présent au jugement, que Gui de Luzano, célèbre docteur es lois , y soutint , entr^autres jurisconsultes , avec ie&baronst, que «« Conradin ne pouvait, avec justice, être M cpudai^Uié àmort, attendu quUl était fondé en boimesr raison^ m pour chercher ^ recouvrer le royaume de Fouille et de Sicile, m conquis par s^ ancêtres* avec tant de peines et de travaux ^ « sur Vas Sarrasins et sur les Grecs, saas s^étre rendu coupable ^ d-aucui^.djélit qui dût le priver de spn droite cette succès-* » «ion; On alléfiuait, contre ce prince , qiie son armée avait M saccage des églises et des monastères : à quoi Ton répoodait p quUl n^y aivait pas de preuves que cela eût été iait par son » ordre., et que peut- elfe les tiioupes de Charles en avaient {ait «r autant etixiâme encore pis. Un seul docteur es lois fut. d^uii »^vi$ contraire, et vraisemblahj^meiit plusieurs barons ^^gpés p paf .Charles opinèrent à la mort de Conradin* Bref, le roi p ÇbarUs se déclara pour le sentiment barbare de ces sortes j^ dfB gjens,,, daos la persuasion où il était , qu'il ne pourrait » conserver \e royaume de Sicile , tant que Conradin. serrait eu » vie. Xijasx le 2Q octobre de ceue ancrée ( ia68 y et non de la » suivame, cooMne quielquesr-uns l'oitt écrit), on dressa dans » bitplaafs, ou plutôt sur le rwa^e do Naples , un écha&ud cù » fut ^i^uit le jei|Be Conradin qui, prévenu de son sort, avait » faU VM2S testament et sVtait confessé. Un. peuple innombrable ^> qujr 4tait' accouru i: ca funeste spectacle , ne pouvait retep-ir M ses^géD[ûsa^?Qen|)s et aes larmes* Ia falale sentence fut lue par m \e i|ug^. Robert deBari; et la lecture fut à peine finie, que 01 Btooert ,^ fils du comte de Flandre (Robert de Béthune } vt p. aeiidre du roi,, donna un coup d^épée dans la poitrine du p |uge, en disant qu'il ne lui convenait pas.de condannper à » mppt un si noble«et si gpand seigneur. Le juge tdmha mort 9 en présence du roi , sans que personne ^ 02^t dire un» mot« p Conradin laissa sa tête sur récnafaud ; et. avan^ lui fut dé— p collé Frédéric , duc d^A.utiiche. Après ces deuic exiéoutioas^ p vint celle du comlt Gérard^ de £onoratî«o de Piwti ^i M

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