ALFONSE, DIT LE MAGNANIME
i4i6« Alfonse, fils aînc de Ferdinand, lui succéda dam ses états de Sicile comilie dans ceux d^Aragoo^ avec Ma&ie, fille dé Henri III, roi de Castille, qu'il venait d'cDOuser le 219 juin de Tannée précédente^ Ses premiers soins lurent de travailler, d'après les mouvements que sont père s'était donnés,
Sour la pacification de l'église. Ses ambassadeurs au concile e Constance , desquels était chef Raymond , comte de Cardone, y ayant' été reçus le 10 septembre 14^6, déclarèrent qu'ils étaient envoyés par le roi , leur maître , pour travailler à Textirpation du schisme, ^ la destruction des hérésies, à la réformatioh de l'église dans son chef comme dans ses mem^ bres, et k l'élection d'un pape. Ils demandaient en même tems qu*en considération des dépenses que le feu roi Ferdinand et Alfonse, son fils, avaient faites pour la paix de l'église, on lui accordât le droit de disposer des bénéfices de la Sardaigne et de la Sicile, sans être sujet à aucune redevance envers le siège apostolique. Martin V , nouveau pape , élu dans ce concile, refusa cette grâce, et par là irrita, contre lui, Alfonse , qu^ reprit Benoît Xf II sous sa protection , et empêcha qu'on ne portât les choses contre lui à la dernière extrémité* L'autorité de Martin et du concile perdit , par là , beaucoup dans les états d'Aragon et de Sicile. C'était une chose fort' commune alors dans ces deux royaumes , que les pajpes y disposassent des bénéfices en faveur des étrangers. Alfonse remédia , l'an 1418 % à cet abus par un édit qui déclarait tout étranger incapable de posséder des bénéfices ou pensions sur bénéfices dans ses états, à moins qu^il n^y eût résidé l'espace de douze ans de suite. Deux ans après, par une déclaration particulière , il confisqua tous les revenus des bénéfices qui ne seraient pas possédés par des siciliens.
Alfonse parut en 14^0, pour la première fois, en Sicile,' et fit son entrée à Palerme, le la février. Dans l'assemblée qu'il y tint , il reçut le serment de fidélité de touâ les ordres, et jura de conserver les privilèges du royaume. Ce prince
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descente subite en Corse, au mois d'avril. i4^^9 ^^^c trente galères et quatorze vaisseaux de charge. Après s'être rendu
une suspension d'armes ^ que les assiégés obtinrent pour quinze jours , les tira d'embarras* Une escadre de sept gros vaisseaux et d'une caravelle, étant venue à leur secours pendant cet armistice ^ sous les ordres de Jean Frégose , frère du doge Thomas , contraignit Alfonse de lever le siège, à son grand regret. Ce fut pendant cette expédition que Jeanne II , reine de Naples^ réduite aux abois , implora le secours d' Alfonse. Antoine Càrafie, surnommé Malice^ qu'elle- lui députa, obtint l'objet de sa mission , sur l'assurance qu'il lui donna d'être adopté par cette princesse. Louis III , duc d'Anjou , rival de Jeanne pour la Sicile et pour Maples , étant arrivé à Grènes avant qu' Alfonse eût quitté la Corse , lui envoya, de .son côté t une ambassade pour le prier de l'aider à dépouiller cette princesse. Alfonse , dont la correspondance avec Jeanne n'était point encore publique y éluda la demande de l'ambassadeur , sans expliquer ses intentions ; mais il les manifesta bientôt après en faisant partir pour Maples une escadjre de dix-huit vaisseaux , - commaiidée par Raymond Péralla, accompagné d'Antoine CaraflPe. Ce secours , arrivé le 6 septembre ^ ranima les espérances déjà presque éteintes de la reine Jeanne. Fidèle à sa parole , elle convoque les principaux seigneurs de Naples, et , en leur présence, le i24 septembre , elle adopte Alfonse, qu'elle déclare en même tems duc de Calabre , titre affecté à l'héritier présompttf delà couronne de Naples. Les préparatife d'AHbnse étant achevés , il se dispose au voyage de Naples, nomme tvois vice-rois en Sicile, et fait partir un ambassadeur pour le duc d'Anjou, avec ordre de lui dire, de sa part , que ne pouvant se dispenser de secourir la reine , sa mère , il lui déclare la guerre , s'il ne sort promptemeut du royaume de Naples. Il monté sur une flotte de vingt-six vaisseaux, et arrive à Naples au commencement d'octobi^e «4^1. Lorsqu'il est pfès d'entrer dans le palais ,. la reine , suivie d'un grand cortège , vient au-devant de hii , et l'ayant embrassé , elle lui fait donner ^ en présence de tout le monde y les clefs du château de TCËuf ; ce qui combla de joie tous ceux qui étaient sincèrement attachés à larekie. Le grande sénéclial Caraccioli fut le seul qui ne prit point part ii l'ailegresse publique. Accoutumé à gouverner la reine avec empire > il voyait avec chagrin que son autorité allait diminuer , par la confiance que Jeanne avait dans le roi Alfonse. Il y avait ^rs^eo Italie, un fameux général ^ npmmé Braccio^^ à qui
^68 CHR0!90L0CIE HlSTOniQUE
Ton attribue la gloire d'avoir rétabli la. discipline militaire dans* ce pays.. Alfonse l'ayant attiré dans son partie sous la proluesse de lui donner la charge de grand-connétable"^ avee la principauté de Capoue , )a reine , par le conseil de Caraccioli, ne se pressa, point de reinpUr cet engagement. Btaccio , s'imaginani qu'on, lui mapquait de parole , était prêt à s'en retourner; niais Alfonse, après une conférence qu'il eut avec la reiue, lui fit donner, malgré le grand-sénéchal, la principauté de Capoue , et , pour se l'attacher plus étroitement , il promit à ce grand général de lui obéir en tout ce qui concernerait la guerre. C'était. Vhpmme dont il avait besom pour l'opposer à Sforce Attendolo, autre fameux capitaine , qui s'était attaché au duc d'Anjou. Eraccio et Sforce luttèrent ensemble, ï la tête de leurs troupes , pendant la campagne de 14^21 , sans avoir remporté désavantages marqués l'un sur l'autre. Mais , Tannée suivante , Braccio' eut l'adresse de détacher. Sforce des intérêts du prince. frapçaisL, et de le réconcilier avec Alfonseet la reine , . au moyen du don qu'ils lui firent de la ville de Manfrédonia*
L'union qui régnait entre le monarque et Jeanne ne subsista pas long-tems. La princesse , toujours livrée à Caraccioli , se plaignit, à. sa persuasion ,- qu'Alfonse » après avoir soumis les villes d'Acerre^ d'Averse, de Sorrento,- d'Amalfi et d'autres qui s'étaient révoltées contre elle ,' les avait obligées à lui prêter serment de fidélité ; qu'il disposait des emplois en &yeur de ^& créatures; et qu'il agissait en tout sans eonsulter la souveraine. Caraccioli fil de .plus entendre à la reine qu'elle était menacée par Alfonse d'être enlevée et transportée dans une citadelle I d'où elle ne sortirait jamais. Dans le même tems , Alfonse apprit, par une lettre de son ministre en cour de Rome , qu'il devait prendre garde à lui , parce qu'il savait qu^on attenterait à sa vie la première fois qu'il irait saluer h reine dans le château Capouan, <kù elle faisait sa résidence. Alfonse, ne doutant , point que l'indispositiorr de la reine contre lui n^eût pour auteur le grand«iénéchal , résolut de s^assùrer dé sa personne , mais sans éclat. Dans ce dessein , il convoque le sénat , sous prétexte d'une afi&ire importante. Le grand-sénéchal s'y étant rendu , est arrêté dès qu'il paraît et /mis en prison. Alfonse veut ensuite aller trouver la reme pour justifier sa conduite ; mais il est accablé d'une grêle de pierres à l'entrée du château , et obligé de se retirer après avoir couru risque de la vie. La guerre est' alors déclarée entre le roi et la reine , qui met Sforce dans son parti. Autant elle avait montré de passion pour Alfonse , autant et plus encore elle commence à le détester. Caraccioli , qui avait été rendu à cette princesse^
DES ROJS DE SICILE. a6g
loi conseille de révoquer, pour Câiiise dHngpratitudè , Tadoption qu^elle avait faîte d'Alfonse. La reine suivit ce consisil, après avoir pris Pavis des jurisconsultes ^ éi^par acte du 21 juin 1 4^13, • l'adoption fut cassée. Caraçcioli et Sforce, ne trouvant pas encore la reine asse^ vengée, rengagèrent à faire une- nouvelle adoption en faveur du 'duc 4*Anjo*u , . qui , depuis* la rtiine de ses affaires, s^é lait retiré à- Rome. Alfioase ne tint compte de cette nouvelle adoption,' et continua de se regarder coàime rhéritier présomptif du roy^unnie de Naples.
Une affaire importante appela, p€u de tems 'après» ce prince en Espagne. Henri, son frère, venait d'être em[>rîsoa3né'' par don Juan, roi de Castille, pour avoir épousé, à son insu-^ rinfante Catherine, Sd: sœur. Alfonse, résolu dé voler à la délivrance de son frère, nonim^ vice-roi de Sicile et dé Naples^ l'infant don Pierre, son aujtre frère ^ et s'embarque, le a octobre , au port de Gaëté , après avoir déclaré que sbh intention n'était nullement de détrôner la reine Jeanne , mais d'eifipê' cher que certaines gens mal-intentionnés n'abusassent du crédit Gu'ils avaient sur son esprit. Ayant débariqué à Villefranèhe ^ il apprend que te duc , son rival , ja laissé dégarnir de troupes la ville de Marseille. Sur cette nouvelle , s'étant remis en mer, il va la surprendre de nui^, et , après y avoir mis le feu , il se ■rembarque au bout de trois, jours, emportant le corps.de saint Louis, evéqué de Toulouse. Arrivé en*Ëspagde,il redemande au roi de Castille la liberté de son frère; et, sur son r^fus, il lui déclare la guerre. Après quelques hostilités, là paix se fait entre eux; mais elle ne fut pas de longue durée. Pendant l'absence d' Alfonse , la reine Jeanne s'étant alliée à Philippe- Marie Yiscqnti , duc deMilan > cwii dcNoninaît aloris àOénes , fait partir une flotte chargée de dtvmsUe combattants , pouraller fkire * une descente en Sicile* Mais on ne vdit paS que cet armement ait fait de grands progrès dans Cette île. Braccio faisait alors le ^ siégé d'Aquila, place importante qu'Alfbrise lui avait promise s'il pouvait s'en rendre maître. Mais, datis une sortie des assiégés , il fut fait prisonnier, après avoir reçu plusieurs blessures mortelles , le a juiii 1424* Ayant vécu toujours en impie^
pape J
niâtrément à son parti , se déclara pour Gilles de Mugnos ,
que sa faction lui avait donné pour successeur. Martin V, le
'Aragon fut refusée. Ce ne fut qu'après ^e Mugnos, faite le 2.6 juillet 14^99 qu' Alfonse reqonça au
ayo CBRONOIOGIE HISTORIQUE
sfphîsme. Par un des articles de la paix qu^il fit avec Hartîn V, il fut dit qu'Alfonse et tes successeurs jouiraient de Jla dépouille des " ^
prétend
évéques de ce royaume étaient en possession.
venu, l'an i43if en Sicile , y 6it pu)ilier une pragmaticpe ^
sous le titre de // rito ai SicUia ^ qui s'observe encore dans le
pays. 11 passe de là dans le royaume de Naples ^ et s'étant
abouché avec la duchesse de Sessa , il l'engage à travailler à
sa réconciliation avec la reine Jeanne , sur fesprit de laquelle
cette dame avait beaucoup de pouvoir. Mais la négociation est
traversée par les ministres du duc d'Anjou , qui la font échouer*
Alfonse retourne en Sicile , où il apprend la mort du duc
d!Anjou, son rival | arrivée le i5 novembre i434» ^^ celle
avec sept g^ères., laissant en Sicile l'infant don Pierre, pour y &ire les préparatifs de guerre. Ayant abordé près de Gaëte, il y est bientôt, joint par ceux qui lui étaient attachés, et conclut avec eux de faire, le siège de cette place, l'une àts clefs du rpyaume. Après avoir assemblé les troupes que
plus grand courage, vivres. Le comi^andant en ayant fait sortir toutes les touches inutiles, ces misérables se voyaient ei^posés à mourir de faim entre la ville et les assiégeants. Alfonse, touché de compassion , les reçoit dans son camp , et leur ayant donné des vivres , il leur permet de se retirer où ils voudront. Quelques-uns des siens ayant oser blâmer cet acte de générosité , il répond qu'il aime mieux n'avoir jamais Gaëte , que d'être cause de la mort d'un si grand nombre d'innocents. Une si belle action lui acquit beaucoup de partisans. Cependant , une flotte g^énoise , envoyée par le duc de Milan , était en mer pour venir au secours de Gaëte. Alfonse, ne jugeant pas à propos de l'attendre , s'embarque avec onze mille hommes pour aller à sa rencontre. Les Aragonais croyaient aller à une victoire certaine , sachant que les Génois.n'avaient que quatre mille hommes à leur opposer. Mais ayant commencé le combat, lorsque les deux armées furent en présence^ ils éprouvèrent ce qui arrive souvent, que d^excellentes troupes ae terre font mal leur devoir dans un combat de mer. Les Aragonais, n'ayant pas le pied marin , s'embarrassaient plus qu'ils ne s'aidaient ; plusieurs même se trouvaient inconunodés de l'air de la mer ; d'autres se laissaient
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tomber, ne pouvant soutenir le roulis du vaisseau. Le roi faisait des prodiges de valeur; on le voyait partout où il y avdit le plus de danger; non content d^exnorter les autres par ses discours 9 il les encourageait aussi pak- son exemple. Les Génois , dans la chaleur du combat « s'etant attachés au vais*? seau amiral , trois de ceurx qu^ils avaietit en réserve vinrent lei renforcer. On en vint alors à Tabordaffe. Tandis qu'Alfonse se défendait comme im lion, Spinola nt couper la corde qui tenait Tantenne de son grand mât, qui, tombant ave un grand fracas , pensa tuer ce prince. Ce oanger à peine était passé , qu^Alfonse se vit exposé à un jplus grand ; un boulet ajant passé sur sa tête, le renversa sur le pont. Averti, dans le même tems , que son vaisseau faisait eau , il baisse pavillon ^ et fait signe aux autres vaisseaux de cesser le combat. Ayant appris que Jacques Justiniani , gouverneur de l'ile de Chio ^ était sur la flotte ennemie, il le fait venir, et se rend à lui. Le combat dura près de onze heures, et ne finit qu'au coucher do. soleil. Cette affaire, Tune des plus mémorables dont Thistoire fasse mention , est du 5 août i435. Parmi les prisonniers distingués , on compte, outre le roi, don Juan, roi de Navarre^' et don Henri , 'Ses frères ; le prince de Tarente , le duc ds Sessa , trois cent quarante autres hommes de la première
Sualité , et en tout près de onze mille hommes. Le butin que rent les Génois fut si considérable, qu'il enrichit plusieurs officiers et même des soldats, pour eux et leur postérité* L'armée victorieuse se rendit sur4e^champ à Gaëte, d'où, après y avoir débariqué des vivres , elle remit à la voile au bout ue deux jours, emmenant le roi d'Aragon. Lorsque ce prince approcha de l'île dlschia , le capitaine du vaisseau sur lequel il était voulut exiger qu'il ordonnât à la ville de se rendre ; mais Alfonse répondit hardiment qu'il n'en ferait rién^ que ses ennemis ne aevaient pas se flatter de prendre la moindre de ses villes sans éprouver une vigoureuse résistance ^ et que cjuand il aurait la faiblesse de donner de pareils ordres , il espérait que ses sujets seraient incapables de lui obéir. Ltic Assereto, qui commandait la flotte , ayant appris que le discours de ce capitaine avait déplu au roi , lui en fit satisfaction et rassura qu il n'y avait aucune part. La première intention du duc de Milan était que la flotte .génoise allât faire une descente en Sicile. 11 envoya faire part de ses vues au sénat de Gênes ; mais on lui répondit que , pour réussir dans une pa-i reîlle expédition, il fallait une armée de terre et beaucoup de préparatifs que le sénat n^était pas en état de faire.
Assereto n'érait pas sans inquiétude au milieu de sa flottej Les officiers génois, qui le savaient plus attaché au duc de
^7^ CâRONOLOi&tB HISTORIQUE
Milan qu^à la république, avaient délibéré de l'arrêter : ils craignaient , avec fondement , qu'au lieu de conduire le roi captif il Gènes , comme ils le désiraient , il ne le livrât au duc Philippe*Marie. L'amiral dissimula sa pensée avec tant d'artifice et prit si bien 9es précautions , que les mauvais desseins qu'on avait contre lui ne purent s'exécuter. Ayant pris la route de Porto- Venere , comme s'il eût voulu se rendre à Gènes , il rencontra , . chemin faisant ^ un petit bâtiment qui lui remit des ordres secrets du duc de Milan pour transporter Alfonse à Savone , afin d'être maître de son sort. 11 fallait user pour cela d'adresse. Voici comme Âssereto s'y prit. 11 fit dire aux capitaines de sa flotte qu'ils eussent ^ renclre le butin qu'ils avaient fait , parce qu'il voulait en faire un nouveau partage plus équitable. Cette proposition les chagrina au point qu'ils partirent sur<^le-champ pour n'y point acquiescer. C'est ce qu Assereto demandait. Les voyant partis , il passe devant Gènes et va droit à Savone. ( Burigni , HùL de Sicile, tom. 11 , pag. 3240 '
De Savone , Alfonse , après quelque séjour , fut conduit à Milan , où le duc Philippe-Marie Yisconti le reçut avec toutes . les marques d'estime et de cordialité. Dans les entretiens que ces deux princes eurent ensemble , le roi d'Aragon fit comprendre, au duc qu'il agissait contre ses intérêts', en prenant contre lui lé parti de nëné, duc d'Anjou. « Ne voyez-vous » pas f lui disait-il , qu'en voulant maintenir sur le trâne de j» Naples un prince français , vous facilitez à sa nation la j» conq.uéie de toute l'ItaKe ; que vos états étant les plus voij» sins de la France, ils ne manqueront pas d'être envahis t6t » ou tard par les Français dès que vous leur en aurez ouvert » l'entrée r C'est une réflexion qu'avait profondément gravée J» dans l'esprit le duc Jean-Galéas , votre père , qui n'a |amais » redouté que. cette nation ». Frappé de ce discours, souvent répété en diverses manières , Philippe-Marie consentit à lui rendre la liberté gratuitement , ainsi qu'à tous les prisonniers aragonais, etfit avec lui, de plus, une ligue offensive et défensive pour l'aider à conquérir le royaume de Naples. Informé dé ce traité , l'infaint don Pierre , son frère , part de Sicile avec une flotte pour le ramener dans ce royaume. Ayant été jeté par la tempête près de Gaëte , plusieurs habitants de cette ville viennent le trouver secrètement pendant là nuit pour l'assurer qu'au moyen d'une tentative il lui serait facile de la surprendre. li'in&nt , profitant de cette occasion , met à terre ses troupes, qui , s'étant introduites dans Gaëte , en chasse la garnison an* némie. Alfonse venait alors de conclure son traité avec le duc de Milan. A cette nouvelle « il se met en route pour Gaëte, . oà il .arriva le a février i436. Sa présence rétablit ses affaires