‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 3)Chapitre 136 sur 277 · PHILIPPE-MARIE VISCONTI · texte numérisé non relu

PHILIPPE-MARIE VISCONTI

i4is. Philippe-Marie, comte de Pavie, que Facino Cane avait presqu'entièrement dépouillé , prit le titre de duc de Milan après la mort de Jean-Marie, son frère. Il eut , pour concurrent , Astor , l'un des fils naturels de Berna bo Visconti, homme valeureux, que les conjurés, à la téte desquels il était, avaient proclamé duc aussitôt qu'ils eurent fait leur coup. Pour être en état de se maintenir contre cet usurpateur , Philippe- Marie épousa Béalrix de Tende , veuve de Facino Cane, et bien plus âgée que lui. Cane , par son testament, avait institué Béalrix, dont il ne laissait point d'enfants, héritière de tous ses È>iens, c'est-à-dire des villes de Verceit , d'Alexandrie delà Paille , de Novarre , de Tortone , et d'autres dont il s'était emparé à la faveur des troubles qui agitaient l'Italie. Béat ri x , de plus , hérita de lui des sommes considérables en espèces monnayées, et cet argent servit à son nouvel époux pour gagner les soldats. Philippe -Marie s'étant mis à leur tête , marcha Ters Milan, où il défit Astor. En entrant dans la ville, le vain* tmeur fit publier que pf rsonne n'avait rien à craindre , excepté tes assassins de son frère. Les deux principaux , Paul Battcio et François Maino , ayant été arrêtés dans ce premier tumulte , furent exécutés sur-le-champ. Le duc ensuite alla faire le siège de Monza, où Astor s'étai^ renfermé. La ville fut prise au bout de quatre mois; et Astor s'étant réfugié dans le château , y reçut une blessure dont il mourut. Sigismond, roi des Romains, étant arrivé au commencement de lran 1 4 1 4 c& Lombardie, dans la disposition de déployer sa haine contre le duc Philippe* Marie, lui suscita, pour ennemis, G abri no Fnndo!or tyran âê Crémone , Jenn de Vignate / seigneur de Lodi , et Théodore f marquis de Mont ferrai. Mais les eftort3 qu'ils firent pour lui nuire furent inutiles, parce qu'alors ses forces augmentaient chaque jour. Sigismond séjourna l'espace de deux mois à Plaisance , occupé à imaginer les moyens d'abaisser la puissance du «lue. De là , étant passé dans le Piémont , une sédition <ju» s'élève contre lui dans la ville d'Asti, le détermine à reprenart la route d'Allemagne sans remporter aucun fruit de son voyage. Philippe-Marie, voyant Sigismond éloigné dè Plaisance, ***

Page 1