‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 3)Chapitre 139 sur 277 · GALÉ AS -MARIE SFORCE · texte numérisé non relu

GALÉ AS -MARIE SFORCE

1466. G aléas -Marie , né le i4 janvier 1 444 « ëtait en France , au service du roi Louis XI , lorsque le duc François Sforce, son père, mourut. A la nouvelle de cet événement , il se mit promptement en route pour le Milanez, mais travesti, parce qu'alors , dit Muratori , c'était l'usage des petits seigneurs tl épier les grands qui passaient sur leurs terres, pour les arrêter et les rançonner à leur gré. Galéas - Marie , ajoute-il , courut |e même danger à l'abbaye de Novaièze ; mais il eut labonheur d'en échapper > et d'arriver sain et sauf dans le Novarrais. De là % s'étant acheminé vers Milan , il y fit son entrée le 20 mars tfô&. Par les sages précautions de sa n^re , il n'éprouva aucune opposition de la part des puissances voisines , quoiqu'on en eût à craindre beaucoup des Vénitiens. On fut aussi redevable de cette tranquillité aux lettres , que le pape Paul II écrivit aux princes pour les exhortera maintenir la paix dans l'Italie. La conduite du nouveau duc ne répondit nullement à de si heureux auspices. Son gouvernement fut une vraie tyrannie. Livré à la débauche et à la cruauté, il s'attira la haine de ses sujets. Blanche, sa mère , princesse vertueuse, et universellement chérie, à laquelle il avait tant d'o-* bligations , fut tellement indignée des procédés violents de ce bis ingrat à son é^ard, qu'elle le quitta pour se retirer à Crémone 9 qui lui avait été assigné pour sa dot. Elle y mourut k 24 octobre 146$, fort regrettée des gens de bien et surtout des pauvres. ( Chroa* di Bologna Rer. Mal. , lom. ib\ ) Le Corio, dans son Histoire de Milan, parle d'un voyage que le duc Galéas-Marie fit, en 1471» a*«c la duchesse , son épouse, à Florence ^ où il étala , sans nécessité , la plus grande pompe. Le grand-duc, Laurent de Médicis, ne voulut point lui céder *n magnificence. De là il passa à Lucques, d'où il se rendit à Gênes, où, à travers les honneurs qu'on lui rendit , il remarqua sur les visages certains signes d'aversion , qui l'indisposèrent contre Les Génois. De retour à Milan, il acheva d'ir>» *iter les citoyens par les nouvelles fortifications qu'il y fit &»re, comme s'il les eût destinées à se mettre en garde contre, «ux. Trois gentilshommes., joignant à l'indisposition publique , leurs mécontentements particuliers , l'assassinèrent, le a6 dé«* membre 1476, dans l'église de Saint-Etienne.de Milan. Il avait épousé, i», DoftoraÉE de Gohzaou* t fille de Louis, marquja.

Û*l CHRONOLOGIE HISTORIQUE

de Mantoue, laquelle il fit empoisonner, suivant Chazôt, l4âft 1460* ; 2°. la même année , il se remaria, le 6 juillet, à Bonne* fille de Louis, duc de Savoie (morte en i^ttS), dont il eut Jean - Galeas- Marie , oui suit; Hermès, qui passa en Aile-' magne après la mort Je son frère ; Blanche-Marie , femme , iw. de Philibert 1, duc de Savoie ; 2°. de l'empereur Maximilien 1; et Anne, mariée, Tan 1491 , à Alfonse 1, duc de Ferrare.

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