MAXIMILIEN SFORCE
i5*a, Maximilien S*oa<2E, fié Tan r49i, avait été envoyé, avec son frère, par le duc Ludovic, son père, après sa déroute, à l'empereur Maximilien I. La ligue formée, en iSiz, par le pape Jules 11 et l'empereur, le déclara duc de Milan. Le 1S décembre de la même année , il fit son entrée dans la capitale de ce duché , aux acclamations de tout le peuple ; mais bientôt après, il courut risque de la perdre. Le château de Milan était toujours occupé par les Français. Au lieu d'entreprendre de les en déloger , Maximilien se mit en campagne pour aller s'opposer aux généraux Trivulce et la Tjrémoiile, dont les armes faisaient de grands progrès. La ville de Milan, se voyant dégarnie de troupes, était prête à se soulever : mais la victoire que Maximilien remporta, le 6 juin i5i3, près de Novarre,le réconcilia avec sa capitale. Le château se rendit l'année suivantè* François 1er. ^roi de France ayant fait une nouvelle expédition en Italie, gagne , le i3 elle 1 4 septembre i5i5, la célèbre bataille deMarignan, qui le rendit maître, en peu de jours, de presque tt>ut le Milanez (1). La ville de Milan ayant envoyé, le lende-
(1) Avant la bataille , et avant de créer des chevaliers, « le roi , dît » Cnampier ( vie de Bayard ) , appelle le noble chevalier Bayard , si » lui dit : Bayard ,., mon ami , je veux que aujourd'hui soye fait cheva- » lier par vos mains, pour ce que le chevalier qui a combattu à pied » et à cheval en plusieurs batailles entre tous autres, est tenu et réputé » plus digne chevalier. Or, est ainsi de vous que avez en plusieurs ba—
t Bayard, despéchei-vous, il ne feut ici alléguer ne loix, ne canon»,
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fnain, ses clefs au vainqueur, son exemple entraîna les autres villes du duché. Plaisance et Parme suivirent le même sort. François Ier. confia le gouvernement de cette dernière ville au comte François Torelli t qui Pavait si bien servi. Les châteaux de Milan et de Crémone furent les seules places qui firent de la résistance. Maximilien, renfermé dans te premier, pouvait s'y défendre long-tems : mais le connétable de Bourbon lui ayant proposé de céder à la France, non-seulement la place t mais tout le duché , moyennant une pension de trente mille ducats d'or, il eut la lâcheté de consentir à ces offres. En conséquence , il sortit du château , le 5 octobre , pour aller passer honteusement le reste de ses jours en France. Il mourut à Paris, au mois de juin i53o, sans avoir été marié, et fat enterté aux Carmes.
FRANÇOIS I , roi de France,
i5i5. François I, roi de France, resta, l'espace de six ans, possesseur du duché de Milan , dont il confia le gouvernement à Odet de Lautrec. L'événement ne justifia pas ce choix. Lautrec aliéna les cœurs des Malanais , par la dureté de sa conduite, et ses troupes par leur licence. Le pape Léon X, irrité lui-même des hauteurs de ce gouverneur a son égard, conclut, le 8 mai i52i , avec Charles-Quint , une ligue contre les Français , dans laquelle entrèrent plusieurs princes d'Italie. Prosper Colonne, nommé générahle 1 armée des alliés , avec le marquis de Pescaire, battit l'armée française à Vauri sur PAdJa, le 18 novembre; et le jour suivant, ayant surpris Milan, il fit prendre possession de cette ville et du duché , par Jérôme
» soit d'acier, de cuivre , ou de fer. Faites mon vouloir et commen— .» dément, si vous voulez estre du nombre de mes bons serviteurs et » amis. Certes, répond Bavard, sire, si ce n'est assez d'une fois, -» puisqu'il vous plaist, je le ferai sans nombre pour accomplir , mot * indigne, vostre vouloir et commendement. Alors" preint son espée » Bayard, et dit : Sire, autant vaille que si c'estait Roland ou Olivier, » Godefroi ou Baudouin , son frère ; certes , vous esfes le premier » prince que oneques feis chevalier. Dieu veuille que en guerre ne » preniez la fuite. Et puis après , par manière de jeu , cria haultement » 1 espe'e en la main dextre : Tu es bienheureuse d'avoir aujourd'hui , » à un si vertueux et puissant roy, donné l'ordre de chevalerie. Certes, » ma bonne espée « vous serez moult bien comme relique gardée et » sur toutes honorée. Et ne vous porterai jamais, si ce n'est contre a» Turcs , Sarrasins ou Maures; et puis feit deux saults, et après ren>U » en fourreau son espée, » Cette épee a été perdue.