‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 3)Chapitre 76 sur 277 · DES COMTES DE MAURIENNE OU DE SAVOIE · texte numérisé non relu

DES COMTES DE MAURIENNE OU DE SAVOIE

donnée par celui-ci en faveur de l'abbaye de Taloire (i). Les signatures portent Beroldus , Humberlus jilius. Dans quelques actes qu'on a de Huxnbert , il se qualifie simplement comte, sans signer son département. Mais son tombeau , qu'on voit devant le portail de l'église de Saint-Jean de Maurienne, peut servir à prouver qu'il était comte de ce pays. ( Saint-Marc , Abr. chron. , tome II. ) C'est le même que Wrppon qualifie comte en Bourgogne, et qui amena du Milanez , l'an jo34« suivant cet historien, des troupes à l'empereur Conrad le Sali— que contre le comte de Champagne. Conrad , devenu victorieux» reconnut les services de Humbert par le don qu'il lui fit du Chablais, du Valais, et de la terre Je Saint-Maurice. (Pingon, Guichenon. ) Il mourut, selon ce dernier, suivi par Saint*» Marc, l'an 1048. On lui donne pour femme Amcille, ou Hanchille , dont il eut quatre fils, Amédée, son successeur, Burchard, Aimon et Odon. D. Hergott le fait aussi père d'une fille qui épousa, selon lui, Kanzelin, comte de Zéringen , le même qui est appelé Cantold par M. Schœpflin. (Saint-Marc.)

AMÉDÉE , ou AMÉ I, dit LA QUEUE.

1048. Amédée I , fils et successeur de Humbert, se dit quelquefois, dans ses diplômes, comte de Maurienne, mais jamais comte de Savoie. La raison du surnom de la Queue qui lui fut donné, n'est point connue, et celle qu'en apportent les modernes n'est appuyée crae sur une fable. Amédée finit ses jours , suivant l'opinion la plus probable, vers l'an 1072, et fut inhumé, comme il l'avait ordonné, dans le tombeau de son père. D' Adélaïde , son épouse , qu'on a mal à propos confondue avec Adélaïde, dernière marquise de Suze (comme le prouve M. de Saint-Marc , tome III, depuis la page 612 jusqu'à 639) , il laissa Humbert , qui suit, et N...., femme d'Ulric I, sirèxle Baugé. La veuve d' Amédée se remaria avec Tanti-césar Rodolfe. (Voyez les ducs d'Alsace et de Suale. )

(1) Eccart et Muratori prétendent que le monastère de Taloire ne fut fondé qu'au ontième siècle, par Ermco garde , femme de Rodolfe III , d'où ils arguent de faux la charte de ce prince Mais nous avons la preuve que Taloire existait . sous le titre de prieuré*, l'an 879,. puisque cette année il fut uni à l'abbaye de Tournus par le roi Iioson » suivant son diplôme, publié par ChifHet, dans son Histoire deTouinus (page a3a).

On veut encore inférer de la charte que nous défendons, une preuve de supposition , en ce que Bérold y est qualifié pro-rex, terme inconnu, dit-on, alors, comme s'il n'appartenait pas à la bonne latinité.

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