‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 123 sur 161 · JEAN IL · texte numérisé non relu

JEAN IL

i453. Jeau II , duc de Calabre . fils aîné du duc René d'Anjou, et d'Isabelle de Lorraine, né le 2 août i424» P™1 possession du duché de Lorraine, et fit ^on entrée à Nanct ie 22 mai i453. Il était lieutenant-général de ce pays depuis i44*. L'an i455 , il marche au secours des Florentins, contre Alfonse V, roi d'Aragon , qui leur faisait la guerre. Il arrive heureusement en Toscane, et force l'ennemi à se retirer. Il fut nommé , l'an i458 , gouverneur de Gênes par le roi Charles VII , à qui celle

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fille s'était donnée. De là il s'embarqua , Tannée suivante, pour aller tenter leur recouvrement du royaume de Naples, dout le sort des armes avait dépouillé sa maison. Cette expédition heureusement commencée lui ayant à la (In mal réussi , il revint en Provence dans les premiers mois de' Tan i+^4 » e* ^e 1* en: Lorraine. La même année, il prit parti dans la ligue des princes français, qui fut nommée du bien public. Il était mécontent du roi , parce qu'il ne lui avait pas fourni , disait-il, des secours suffisants pour lui assurer la conquête et la possession du royaume de Naples. Il joignit l'armée confédérée avec un corps de cinq cents Suisses , la première troupe dé cette nation guerrière qui avait, paru en France , et mille hommes d'armes : ces hommes j ainsi que leurs, chevaux , étaient bardés de fer. En vain Louis fit-il faire au duc les plus belles offres pour le détacher de la ligue. Je sais assez , répondit-il , ce que valent les promesses du roi pour ne m V fier jamais. Je puis avec gloire être son ennemi * n'élant point son vassal Cependant, après la bataille de Mont— Ihéry , le duc Jean reconnut qu'il s'était jeté dans un parti de mal-intentionnés qui couvraient leur révolte d'un faux prétexte. Je pensais, disait -il dans la suite, cette assemblée être pour le bien public ; mais j'aperçois , en effet , que c'était pour te bien par" iiculier. L'an 1461$, après avoir déclaré son fils , le prince Nicolas , son lieutenant en Lorraine et dans le Barrois, il marche à la téte d'une armée contre Jean II , roi d'Aragon. C'étaient les Catalans qui l'avaient invité à la conquête de ce royaume sur lequel il avait des droits incontestables du chef d'Yolande d'Aragon , sonaïe:le. Après s être rendu maître de la Catalogne, et sur le point de se voir maître de l' Aragon, il meurt à Barcelonne , le i3 décembre i^jo , d'une fièvre chaude suivant les uns, du poison suivant les autres, à l'âge de quarante-cinq ans. « Ce prince, dit D. Calmet, avait toutes les belles qualités * d'un héros, et il ne lui manqua qu'une meilleure fortune, » des amis plus fidèles , de plus grandes forces pour faire valoir » ses prétentions et exécuter ses vastes desseins. » Les Barcelonnais le regrettèrent comme s'il eût été leur compatriote , comme s'il eût été leur père. Il laissa de Marie , son épouse , fille de Charles I , duc de Bourbon , un fils qui lui succéda; ( Foy. Jean , roi de Naples. )

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