‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 23 sur 161 · LOUIS II · texte numérisé non relu

LOUIS II

Louis H , fils aîné de Louis I , né a Toulouse le 7 octobre 1377, succéda, l'an i384, à son père, dans le duché d'Anjou» ainsi que dans le comté du Maine , le royaume de Naples et lé

DUCS DE TOURAINE

t Le roi Jean , par ses lettres données au mois d'octobre i36o , à Boulogne , avait érigé la Touraine en duché pour en faire l'apanage de flhîli ppe , dit le Hardi , son quatrième fils , né à Pontoise,, le 1 5 janvier i34| (v. st.). Mais , le lui ayant ensuite^ retiré, il lui accorda en échange, par ses lettres données , le) 6 septembre; i363, à Germigni- sur-Marne, le duché de Bout- XHT. * 16

y 4 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

Comté de Provence, et. à Marie, sa mire, en i4o4j dans le. comté de Guise, <|u'elle avait apporté en dot à son époux. An retour d'une expédition infructueuse qu'il avait faite en Italie pour se mettre en possession du royaume de Naples , il se rendit, Tan 14.12 , à la cour du roi Charles VI, dont il était chéri et estimé. Le comte d Âlençon étant entré vers le même tems dans la ligue du duc de ïîerri et des princes Orléanais, le roi chargea le duc d'Anjou de conduire une armée sur les terres tlu

Ï>reruier, en lui assurant le don de toutes les conquêtes qu'il y brait. Louis exécuta l'ordre avec succès. S'élant joint au cou table de Saint-Pol , il se rendit maître de Châteauneuf, de Saint-Remi , de Bellême, de Domfront, et d'autres places appartenantes au comte. Mais ces conquêtes ne furent pas de longue durée. Les Anglais ayant fait une descente en Normandie , tandis que le duc était allé joindre le monarque au siège de Bourges, reprirent tout ce qu'il avait enlevé au comte, passèrent dans l'Anjou, qu'ils désolèrent, et s'en retournèrent chargés de butin. Ce revers servit à réconcilier le duc d'Anjou avec le comte d'Alençon.

Après la mort de Martin, roi d'Aragon , Louis forma, l'an i4to , des prétentions sur cette couronne , du chef d'Yolande, sa femme, nièce du roi défunt, et sa plus proche héritière. Mais le parti de Ferdinand de Castille, après deux ans d'anarchie, prévalut; et tout ce qu'Yolande put obtenir, ce fut la

DUCS DE TOURAINE

ogne, avec le titre de premier pair de France. ( Voy. les ducs ]e Bourgogne. )

L'an iSyo, Louis, deuxième fils du roi Jean , fut investi, comme on Ta dit , du duché de Touraine, qu'il garda jusqu'à sa mort arrivée l'an i384.

L'an t386, Louis, deuxième fils du roi Charles V, créé comte de Valois, dès l'an 1^72, époque de sa naissance, reçut du roi Charles Vi , son frère , le duché de Touraine , en augmentation d'apanage , par lettres datées de Lille , au mois de novembre ; mais il le rendit en i3cj2, pour celui d'Orléans, (Voy. les comtes et durs de Valois. ) i j

L'an 1 4o 1 , Jean, quatrième fils du roi Charles VI , né le Si août i3g8, reçut en apanaçe du roi, son père, le duché de Touraine , par lettres du 16 juillet. Le jeune prince, l'année suivante, ou plutôt l'an i4o3 (n. st.), après avoir été émancipé par son père , lui fit hommage , lé 28 février , dans l'hôtel de Saint-Paul , en présence des ducs de Bourgogne , de Berri et d'Orléans , et d'un grand nombre de prélats et de seigneurs*

MS COMTES d'aNJW. ji

promesse cPun* somme d'argent, qui peut-être ne fut jamais payée.^

Louis, aû mois Je mars i4*3, reçut dans son palais d'Angers^ au retour des érats-généraux, les ducs d'Orléans et de Bretagne avec le comte d'Alençon. Ce congrès fit, craindre à la Cour qu'ils ne voulussent donner atteinte au traité de paix conclu le i3 juillet de Tannée précédente a Auxerre. Mais le chancelier du duc d'Orléans assura le roi que son maître était résolu d'observer le traité dans tous ses points. Les autres princes donnèrent de pareilles assurances au monarque. Cependant , quelque tems après, l'intimité qui régnait entre le duc de Bretagne et te duc d Anjou fit commettre au second un manque de parole qui eut de fâcheuses suites. Depuis trois ans , ïl élevait dans sa maison ïa princesse Catherine , fille du duc de Bourgogne, fiancée par contrat avec son fils le prince Louis , è ri attendant l'âge nubile des deux partis. Malgré cet engagement, qui devait être inviolable entre des princes , il traita du mariage de son fils avec la fille du duc de Bretagne, et renvoya la princesse de Bourgogne, avec un cortège nombreux, à Beauvais, d'où elle fut amenée à Lille par Jes seignenrs et dames que le duc son père avait envoyés au-devant d'elle. Le duc dé Bourgogne ne pardonna point au duc d'Anjou l'affront qu'il avait fait à sa fille , et de [à l'inimitié des deux maisons. Les fiançailles que le duc d'Anjou fit , l'an i4i3 , de sa fille Marie avec Charles , cinquième

, . . DUCS DE TO VRAI NE

Mais , il y a toute apparence , que malgré ces formalités , la donation n'eut point son effet , puisqu'en i4»4» Par de nouvelles lettres données le z£ mai à Sàint-Jean-des-Vigries , près de Soissons , le roi conféra à ce prince le même duché. Jean fut marié, par contrat du 3o juin 14^6, à Jacqueline de Bavière , fille et unique héritière de Guillaume , comte de Hollande et de Hainaut , et de Marguerite de Bourgogne. Le roi f son père s'obligea dès-lors à lui donner le duché dé Berri et le comté de Poitou en augmentation d'apanage ; et en attendant l'exécution de cette promesse , il lui assigna six mille Vivres de rente sur la recette de Noyon. Jean devint dauphin , lan i4i5 , par la mort de Louis, son frère aîné , arrivée le sl3 décembre de cette année. Ce nouveau titre augmenta son autorité. 11 s'en servit pour faire mettre bas les armes aux deux partis des Armagnacs et des Bourguignons. Mais ayant été gagné par son beau - père , il):se déclara ensuite pour la faction de Bourgogne , et se lia étroitement avec le duc Jean Sans- Peur, dont « eiait neveu par sa femme. Ce prince mourut de poison à 'Compagne , le 5 avril 14 16 , sans laisser de postérité. Sa femme

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fils du roi Charles VI, depuis dauphin et ensuite roi de France, furent plus heureuses. Le mariage s'accomplit fan 1422 (et non 1 4 9 comme le marque un célèbre moderne.) Cette même année, le consentement que donna le duc d'Anjou à l'imposition d'une taille sur les Parisiens, pensa lui coûter la vie ainsi qu'au duc de Berri. Le duc de Bourgogne , à cette occasion souleva le peuple de la capitale par ses émissaires. Déjà le jour était pris pour mettre à mort le duc et la duchesse d'Anjou , et le duc de Berri , qui gouvernaient le royaume et le roi. Heureusement la conspiration fut découverte par une femme. Les chefs des conjurés furent arrêtés et subirent le peine due au forfait qu'ils avaient préparé. Alméric d'Orgemont, archidiacre d'Amiens et président de la chambre des comptes, l'un des complices, en tut quitte pour une prison perpétuelle avec le jeûne au pain et à l'eau : pénitence à laquelle il fut condamné par l'évoque devant lequel il avait été renvoyé. ( Le Laboureur, Histoire de Char/es VI, page 99.) Le duc Lotil mourut à Angers le 29 avril 1417» laissant d'YoLATSDE , fille de Jean I , roi d Aragon, qu'il avait épousée le 2 décembre i4ooT trois fils : Louis, qui suit ; René, qui vient après , et Charles, comte du Maine ; avec deux filles , Marie , femme du roi Charles VII, et Yolande, mariée, i°. à Jean d'Alençon , 2°. à François 1 , duc de Bretagne. La mère de ces enfants conserva

" " ~~ DUCS DE TOURATNE.

se remaria depuis à Jean, duc de Brabant. ( Voy. V article de et dernier, j

L'an 1 4 1 ^ ■» Charles, cinquième fils du roi Charles VI, succéda au dauphin Jean daus cette qualité et dans le duché de Touraine , que le roi son père lui conféra. Au mois de mai de l'année suivante , il. fit son entrée solennelle h Tours, où il fut reçu avec la pompe convenable à sa dignité ainsi qu'à sa naissance. Ce prince, devenu roi l'an 142^, accorda le même duché à la reine, son épouse, en avancement de douaire, pour sou tenir son état , et fournir à l'entretien de son argenterie et de son écurie, avec pouvoir d'y instituer des officiers tant de justice que de finances, sa majesté ne se réservant que les hommages W à cause de ce duché , avec le ressort et la souveraineté. Pour exercer ses droits, le roi déclara avoir établi siège à Tours , à Chinon, et en d'autres lieux. Mais la princesse ne jouit pas long-tcmsde ce duché ; le roi le, donna , par lettres expédiées à Bourges, le 19 avril i4^4 ( n« s*0> à Archambaud, comte de Douglas, pour lui et ses descendants mâles à perpétuité. Il est important de reprendre de plus haut l'histoire de ce comte. Son vrai noqi

Çour son douaire le comté du Maine jusqu'à sa mort arrivée à ucé , près de Saurnur, le 4 novembre 14+2. Elle eut sa sépulture ;i Saint-Martin d'Angers auprès de son époux. L'université d'Angers est l'ouvrage de ce prince, qui la fonda Pan i 3o,8. ( Voyez les comtes de Provence et les rois de Naples. )

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