GUI VII DE MONTMORENCI
Gui, fils de Mathieu de Montmorenci et d'Emme, ti^e cfe la branche de Laval-Montmorenci , succéda, l'an ia3o, a son P^e, dans une partie indéterminée de ses terres , et fit , Tan y avec le sire de Montmorenci , son frère consanguin , un partage, au moyen duquel il eut celles d'Aquigni, en Normandie, d'Hérouville près Pontoise, de l'Ile Saint-Denis, d'Enî- *olet, d'Andeli, etc. 41 partit, Van **4$, pour 4a croisade, yec André de Vitré , son beau-père, qui mourut , Tan i?5o>, devant Damiète • laissant un fils nommé comme lui , qui .finit
Vl6 CHEONOLOGiE HISTORIfjèR
ses jours , Tannée suivante , sans laisser de lienée. Pâr-îà, Gui; au nom de sa femme , hérita de la baronnie de Vitré , de la vicomté de Rennes, attachée a cette maison, et de la terre de ^tfarciHi. Il perdit, l'an 1284, Philippette db Vitré, sa femme, qui mourut de phtbisie. L'année suivante , il donna sa main à Tho#as$£TT£ de Mathefelqn , veuve d'André de Vitré, sou l>eau-frère. Gui succéda , l'an 126S , dans la terre de Laval à sa "mère. Le pape, \* même année, ayant fait publier une eroisade contre Mainfroi , usurpateur du trône de Sicile , Gui de Laval fut du nombre des seigneurs français qui se rendirent en Italie pour cette expédition. Il se distingua, le 26 février de l'année suivante, à la bataille où Mainfroi périt. Pour récompenser la valeur singulière qu'il y fit paraître , le pape Urbain IV lui accorda, dit -on, le privilège, de présenter de plein droit, pletw jure , les prébendes de la collégiale de Saint-Thueal ; drdit singulier, dont effectivement les seigneurs de Laval lurent en po** 'session de tems immémorial. Gui mourut peu de tems après son retour, au commencement de l'an 1267 (v. st.), suivant un arrêt du parlement , de la chandeleur de cette année. Il eut des enfants des deux lits (Voy. tes Barons de Montmorenci ) X'aîné fut Gui VI 11 , qui suit.
Gui Vil, en prenant le nom de Laval, conserva les armes; 'de Montmorenci , qu'il chargea de cinq coquilles d'argent sur la croix, comme puîné (i).
! . . gui vin.
1267. Gui, fils de Gui VII et de Phiïippettc de Vitre; succéda à ses père et mère dans les terres de Laval, de Vilré, d'Aquigni, etc. et dans la vicomté de Renues. Il était marié, depuis Pan 1260, avec Isabelle y fille et héritière présomptive de Guillaume de Beau mont, seigneur de Paci et de Villemouble, et comte de Caserte dans la terre de Labour, à quatre lieue* de Naples, par le don que Charles d*Anjou , roi dè Sicile, lui en avait fait. 11 accompagna, l'an 1270 , le roi saint Louis dans son expédition d'Afrique. L'année suivante, il fut encore de celle du roi Philippe le Hardi contre Roger- Bernard % comte de Foix. \\ perdit, Tan 1272, presqu'en même teins son beau-père et sa femme , qui fut inhumée à Ctairmonk L'an 127S ou environ, il alla prendre possession du comté de Caserte , qui lui était éçhu par la mort de son beau-père»
(1) Les armes de la branche aîoe'e de la Maison de Montmorenci. sont d'or,; à 1^ croix de gueules , cantonnée de seize, alertons d'atu*.
DES SIftES DE LAVAL. ïtj
On ignore la durée du séjour qu'il fit en ce pays. Mais il en était- sûrement de retour vers la fin de l'an 1284; car» a* printems de l'année suivante, s'étant mis à la tête de ses vassaux, il alla joindre l'armée que le roi Philippe le Hardi menait contre le roi d'Aragon. L'an 1286, il prit une seconde alliance avec Jeanne de Beaumont. 11 partit, l'an 1294, à la suite de Charles, comte de Valois, pour ta guerre que ce prince porta en Auvergne , et eut part à la prise de Riom. De là s'étant rendu au siège de Saint-Sever, il y tomba malade ; et s'étant fait porter à 1 Ile- Jourdain, il y mourut le lundi après l'Assomption (22 août) de l'an 1295. Son corps fut rapporté en France et déposé auprès de celui d'Isabelle , sa première femme. Elle lui avait donné deux fils, dont l'aîné Gui , IX, suit, et Guillaume, seigneur de Pacy, mort en 1283. Jeanne de Beaumont, sa seconde femme , qui lui survécut jusqu'en i333y le fit père de huit enfants. ( Voy. les barons de Montmorenci. )