‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 42 sur 161 · GUI IX · texte numérisé non relu

GUI IX

1295. Gui IX, fils aîné de Gui VIII et d'Isabelle de Beaumont, succéda, Tan 1295, à son père, dans la seigneurie de Uval. Il fit, la même année, avec Jeanne , sa belle- mère, un accord pour ses reprises et son douaire , qui fut confirmé l'année suivante par le roi. 11 est dit par cet acte, que madame de Laval, veuve, aura la moitié de tous les mes/toges, savoir, soixante êcnelles d'argent , trente grandes et trente petites , trois pots d'argent à vin et deux à eau , deux plats d'argent à entremets, deux bassins d'argent à mains laver , et toutes les couronnes f chapeaux , anneaux , fermaux , ceintures et attreims pour son corps ; la moitié de toutes les bêtes et haras , sept chevaux , savoir anq pour son char , un palefroi et un roussin pour André de Laval; tt aura ledit André une èpée de guerre de trois qui sont. Et le sire de Laval aura l 'autre moitié de tous les mesnages , la coupe qui fut à saint Thomas de Cantorberti , la coupe flf.urrtée , et autres joyaux; un écu d'or qui fut anciennement au seigneur de Laval 9 & le cheval qui fut acheté de Thibaut de Bcir, avec toutes les armures et attiremens ; deux èpées de guerre , et tous les autres chevaux. Aura de plus ladite dame son douaire dans toute la terre de Laval. Gui , après s'être accommodé avec sa belle-mère , assista au mariage accordé le jour des Brandons entre Jean de Bretagne, fils aîné du duc Artur , et Isabelle, fille de Charles, comte de Valois. Héritier de la valeur de ses ancêtres, il servit dans toutes les guerres de la France jusqu'à la paix conclue en i32o. Il se distingua surtout à la bataille de Moos-en- Pnelle, gagnée par les Français % le 18 août i3o4» sur les

Il Ç CHRONOLOGIE HISTGAIQ$1

Charles, romte d'Anjou et du Maine, ayant établi , Tan iSorJ un droit d'aide pour le mariage de sa fille aînée, le sire dt Laval fut du nombre des barons qui s'opposèrent à cette imposition. Mais les sires de Craon et de Mayenne s'étant désistés, peu de tems après, de leur opposition , la confédération fut dissoute , et bientôt il ne resta plus d'opposant que le sire de Laval. Il se trouva mal de son obstination. Nous avons un prer mier arrêt rendu contre lui au parlement de Pontoise en ces termes: Philip pus, D. gr. Francorum rex ; dileclis JUiis nostris Subdecano S. Martini Turon. et Scholastico Ahdeguvensi salut em. Requirimus nos quatenus vocaiis vocandis constiUrii quoi charissimus germanus et fidelis nosier Artd'gaoi et Ccnomania Cornes esset in possessions terrai dilecoti et fidelis nostri Guidoms do mi ni de Laoal/e miltiis , et expleclandi cam , anlequ^m dictus Guida ab audientia Curia dicti comitis ad uostram Curiam ap* pcllasset, et per Ballimm Turonensem et dictum comitem et ejm gentes pro eo , amoto impedimento et turbatione , prasdictâ possession* gaudere et terram explectare prœdictam faciat. Acttm Pontisarœ die Jovis post festum Sancti-Uionysii i3oa. Ce jugement provisoire fut suivi d'un arrêt définitif rendu au parlement tenu à Paris, qui le confirma, et contraignit enfin te sire de Laval à se soumettre, {Mss. d'IJérouval.) Le sire de Laval en usait mal envers les habitants de Vitré. C'est ce que nou$ apprenons des lettres d'Artur , duc de Bretagne, datées du vendredi après la décolation de saint Jean (3o août) de Pan i3o8, par lesquelles il enjoint à noble homme et féal le sire de Laval et de Vitré de rie préiudicier aux droits , honneurs et franchises de la baronnie et de ses sujets de Vitré. ( Arch. de Vitré. ) Gui IX finit ses jouis au château de Landavran , près, de Vitré, Tan i333, et fut inhumé à l'abbaye de Clairmont, Il avait épousé, Pan 1298, Béatrix de Gauae, comtesse de. Faukemberg , en Flandre (morte en 1 3 1 6) dont il eut, entr'autres enfants, Gui. qui suit.' C'est à Béatrix que h ville de Laval a l'obligation de ses manufactures de toiles. En partant pour Laval, elle se fit accompagner par des tisserands de, Bruges qu'elle fixa dans cette ville , qu ils rendirent aussi fameuse que leur patrie pour l'objet de leur art.

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