‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 197 sur 296 · XII · texte numérisé non relu

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33 O CHUONOLOCIS HISTORIQUE

Nous remarquerons en passant que , par le terme Pohevi ,1e poète entend ceux qui , dans notre vieux langage , sont appelés JPoliiers , c’est-à-dire, les Picards : car quoique originairement il ne|fut affecte qu’à ceux de Poix et des environs", cependant il s’étendit à tous les habitants de TAmieuois et du Vimcu. Une cir-

constance qu’omet Guillaume le Breton et qui est suppléée par Gilles de Roye , c’est que, dans la déroute des ennemis , le roi envoya le comte de Ponthieu avec cinquante chevaliers , contre ttn escadron de Brabançons qui tenaient encore ferme sur le champ de bataille : ordre qu’il exécuta avec tant de valeur et d’habileté , qu’il tailla ce corps en pièces, et revint avec les étendards qu'il lui avait enlevés.

Guillaume marcha de nouveau, l’an I2i5, contre les Àlbi-

«eois à la suite du prince Louis, fils du roi Philippe Auguste.

e comte finit ses jours au plus lard l’an 1221, comme le prouve tone charte de Robert, comte de Dreux, et d’Eléonore, sa femme, du mois de novembre de cette année, par laquelle ils quittent le fief de Buire au roi ou à celui qu’il investira du comté de Pon* thieu, ayant saisi ce comté après la mort du comte Guillaume, dont le gendre , Simon , avait encouru la disgrâce de sa majesté. Le jour de son décès èst marqué au 4 octobre dans le nécrologe de l’église d’Amiens. De son mariage avec la princesse Alix, Guillaume n’eut qu’une fille , qui suit. Du Chesne se trompe en lui donnant pour seconde fille Philippelte \ elle était sa petitefille , comme on le verra ci-après. D’autres modernes sont egalement dans l’erreur en le faisant père d’un fils qu’ils nomment Jean , et que les uns disent avoir été tué à la journée de Bouvines, tandis (pie d’autres le font vivre jusqu’en 1220. Aucune charte expédiée du tems de Guillaume ne fait mention de ce fils, quoique dans plusieurs il soit parlé de Marie , sa fille. Le comté Guillaunie était zélé pour le bon ordre, et fit observer une exacte

Folice dans ses domaines tant qu’il vécut. 11 se plaignit au pape, an 1220, du clergé de Ponthieu qui négligeait les fonctions dé Son état pour s’adonner au commerce. Le pape ordonna d’admè^ ne ter par trois fois ces clercs marchands , et de les punir s’ils né changeaient de conduite.

MARIE, SIMON DE DAMMARTIN et MATHIEU j

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