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nion la plus probable , rétablissement d’une colonie italienne , tirée de Bologne la grasse.
Gesoriac étant un des ports les plus fréquentés de la Gaule Belgique, Caliguta, dans le teins qu’il était sur les lieux , feignant de vouloir s’embarquer avec une flotte pour la Grande-Bretagne, y fît construire un pliare qui s’est conservé jusque vers le milieu , cîu dernier siècle , sous le nom de Tour d'ordre , en latin Turris ardcns , et par corruption Turris ordans ou odrans .
Cette tour, bâtie sur la falaise qui commandait le port, était octogone , et chacun de ses côtés avait environ ving-cinq pieds. Douze espèces de galeries, ménagées extérieurement dans l’épaisseur du mur, la rétrécissaient graduellement jusqu’au sommet, oii l'on allumait pendaut la nuit , des feux pour servir de guide aux vaisseaux qui naviguaient dans la Manche.
Plusieurs modernes ont prétendu que le. port de Boulogne est le porius ledits, où César s’embarqua deux fois pour passer dans la Grande-Bretagne. Mais nous préférons le sentimentde M.^d’ Anville, qui pense que ce port estWit-Sand ouWissan, à trois lieues
de Guincs , vers l’occident.
Le Boulonnais u’a eu des limites fixes et déterirçine'es qu’a- ,près avoir été détaché du Ponthieu pour former un comte' parti» çulier.
x IIERNEQülN.
ITernequin , neveu de Baudouin le Chauve, comte de Flandre, fut établi comte de Boulogne parHelgaud Ier, comte de Ponlhieu, dont il avait épousé la fille , nommée Berthe,. Il fit hommage , à Baudouin, son oncle, delà terre deMerk, ou Marc, qu'il possédait entre Guines et Gravelines; et c'est le premier hom* mage , dit une ancienne chronique , que oneques, comte *§la Boulogne fait au comte de Flandre , sans plus de lo terre de Merk: ne plus ne moins , ajouLe-t-ellc , n? est. tenu par droit le comte de Boulogne tenir par anchiseure dudit comte de Flandre que Marque. L’an 882, les Normands, sous la conduite de Gormond et d’Isembert, renégat français , ayant ;faitùne descente au port de Wimeru , à une lieue de Boulogne , le comte Hernequin raar- . cha contre eux , et fut battu. Mais au lieu de se retirer à Boulogne , il passa la rivière de Lianne et ensuite la Canchc«: Les barbares cependant prirent Boulogne , où ils. exercèrent des cruautés inouïes, et de là marchant vers la Somme rils y joignirent d’autres bandes des leurs qui «avaient abordé par .l’embouchure de cette rivière. Hernequin, avec d’autres «seigneurs voisins , Jeuf ayant livré üli nouveau combat, y fut blessé à mort, et alla
cipircr à l'abbaye de Samer , où Bcrthe , sa femme , s’était retirée.