JEAN II, OTTON IV ET CONRAD IL
iaf56. Jean II, Otton IV et Conrad , tous trois fils du margrave Jean I, lui succédèrent et partagèrent entre eux ses étals. Leurs possessions s'accrurent peu de tems après e transport que le roi de me leur fit de quelques territoires de la Lusace qu'il avait retirés a l'évéque de Misnie, son vassal, pour le punir de lui avoir refusé son secours
par le Holièr
lans la guerre qu'il avait avec e roi de Hongrie. La paix s'étant faite entre les deux monarques, le prélat redemanda aux margraves ce qu'iU retenaient de ses domaines. Un arbitrage, dont les parties convinrent, satisfit l'évéque, l'an 137a , en lui adjugeant ce qu'il I
BRANCHE OO LlGNk CADETTE.
JEAN III, dit DE PRAGUE.
ia66. Jean III, surnommé de Prague , pour avoir été élevé dans cette ville , fils du margrave Otton III, fut une des victimes de la passion des tournois , aussi justement condamnée par la religion que par la raison. Ayant été grièvement blessé, le iq avril ia68, dans un de ces jeux militaires a Mersbourg, il mourut de cet accident la nuit suivante. De son m.iriagc , il laissa trois fils : Otton, dit le Long; Albert ; et Otton, dit le Petit.
OTTON V, dit LE LONG.
laGô*. Otton , que sa taille fit surnommer LE Long, l'aîné, <le plusieurs années , de ses frères, gouverna seul les états
j — y , — 1 |- ' VJ ~ - ~ ~
réclamait. Wratislas et Mestwin, [ de sa branche pendant leur raison frère, duc de la Poméranie I norilé. Pour mettre a couvert
orientale , étaient alor» en guerre pour la ville de Dant- *;:ck, que le second disputait au premier. Celui - ci , pour mettre les margraves dans ses intérêts , leur engagea Dantzick jusqu'au remboursement des frais qu'ils auraient faits pour sa défense. Wratislas riant mort , l'an 1274 , Mcstwin somma les margraves de lui rendre la ville de Dantzick , et , sur leur refus, il la reprit de forer avec le secours des Polonais.
(Pauli, t. V, p. *6i.)
L'an 1377 » ' e P*P e ecr,v ' 1 au margrave Jean II, pour le prier de ratiGer les promesses laites au saint siège par l'empereur Rodolphe ; ce qui prouve que le caractère de margrave de Brandebourg n'appartenait proprement qu à Jean. Celui-ci , la même année , eut la guerre avec GunlherdeSchwalenberg, élu archevêque de Magdrbourg , après qu'Eric de Brandebourg et Buscon de Querfurt , tous deux aspirant à ce siège , y eurent renoncé. Otton , frère de Jean H, l'avant accompagne, fut pris, le 1 0 janvier 1 379, dans une bataille , et ne recouvra sa liberté qu'au moyen d'une rançon de quatre mille marcs. ( Ib.
Guntlier de Schwalenberg s'i'laiil démis de l'archevê ché, les princes de Brandebourg, soutenus par Albert , duc de Brunswick, et Thierri de Misnic , briguèrent de nouveau re siège pour Eric , leur frère.
Mai» la pluralité des voix ayant été pour Bernard de Woelpke , ils voulurent emporter, par la force , ce qu'ils n'avaient pu obtenir par leurs recommanda lions. On en vint aux armes, el les partisans d'Eric entreprirent le siège de Stasfurt, où Otton IV fut blessé d'une ÛVchc à la t'tc, d'où la dénomination d'Otlon à la Fliehe lui resta. Mais la place ne lut pas emportée. Celle guerre durait encore en ia8i , et telle en fut l'issue, que ni Eric ni Bernard n'eurent l'archevêché. Jean II mourut l'an taoa, non dans le mois de septembre , comme quelques uns le disant, mais plusieurs mois auparavant. Il avait épousé, 1 0 . Ht DWiGE, fille de Niclot de Afecklenbourg , morte le 8 septembre 1377 ; a".
de ces deux mariages lui aient survécu.