DES MARGRAVES
frère ; on autre Frédéric, dit U Gros, oui eut en partage Tangermunde dans la vieille Marche; Elisabeth, mariée , en 1418, à Louis II, duc de Lignitx, mort le 3o avril i436, puis remariée à Wenceslas, duc de Teschen , décédée le 3i octobre 1449; Cécile, alliée, le 3o mai i4a3, à Guillaume te Beiliaueux, duc de Brunswick, qui la chassa, l'an i43i, avec ses enfants; Marguerite, qui épousa 1*. Tan i+*3, Albert V, duc de Mecklen bourg , mort avant la consommation du mariage; a*, l'an i43t, Louis , mort en i44->; 3*. Martin de WaUenfels , grandmaître de sa cour (elle finit ses jours à Landshut , le ao juillet i463)i Dorothée, morte le 19 mars «4775 Madeleine, mariée, en i43o, a Frédéric, dit U Débonnaire, duc de Barbe, nommée par d'autres Catherine.
FRÉDÉRIC II , dit DENT DE FER.
1440. Fairàiuc It , que sa force extraordinaire fit nommer Dent de Fer, second (ils de l'électeur Frédéric 1 , né le 19 novembre i4'3. obtint l'électoral par la disposition de son père, et la cession de son frère aîné , Jean l'Alchymisle. Il avait élr fiancé, l'an i4ai , avec Hedwige , fille de Jagcllon , roi de Pologne, née l'an 1408. Mais cette princesse mourut avant l'accora plissement de son mariage, empoisonnée, suivant le bruit commun, par la reine Sophie, sa belle-mère. Les dissensions de Sigismond de Saxe , évéqoe de Wurtzbourg , avec son chapitre, l'ayant fait déposer. Frédéric prit sa défense contre le duc de Saxe , frère du prélat , qui appuyait sa destitution , et , après qaelques hostilités réciproques, il fit la paix entre eux, Tan 1441, en épousant Cathemse, leur soeur. Le caractère de Frédéric , loin de le porter à la guerre , loi faisait rechercher au contraire , tous les moyens de Péviter. Ce fut dans cet esprit qu'il s'accommoda, pour la succession des ducs de Werden ei de Werle , avec ceux de Mecklenbourg , qui accordèrent a la maison de Brandebourg le droit de leur succéder éventuellement dans leurs états ; ce qui fut confirmé par l'empereur, le lundi avant la fête de sainte Marguerite ( îfa juillet 144a), et muni ensuite du consentement qo/y donnèrent les électeurs l'un après l'autre.
Frédéric fit preuve de désintéressement , l'an 1 44^ 1 en refusant, pour la seconde fois, la couronne de Pologne, qui lui était offerte après le refus de Casimir, duc de Lithuauie. Il est vrai que , connaissant le caractère de Casimir, il craignit de se compromettre avec lui , en acceptant une couronne que ce prince n'aurait pas soufferte sur la tête d'un étranger. Casimir, en effet, par cette considération , revint sur ses pas, et accepta enfin la couronne qui lui avait été déférée. Le margrave le fit complimenter à ce sujet, et dès-lors il s'établit entre eux une étroite amitié. Frédéric fit un autre acte de générosité, le 1". novembre i447t en partageant le margraviat avec Albert, son frère puîné. Plusieurs seigneurs, et places de la basse Lusace, frappés de la sagesse du gouvernement de Frédéric, se rangèrent, l'an i44d> *ous ses lois, et le reconnurent pour leur souverain, après, b promesse qu'il leur fit de confirmer leurs privilèges. Il employa les années suivantes a visiter ses nouveaux sujets, dont •a présence augmenta le nombre. Albert, son frère, «'étant brouillé avec U ville de Nuremberg, il entra, l'an 1449, dans la confédération que firent , en faveur de celui-ci , quinze évoques, seize princes séculiers, et un plus grand nombre d'autres »<? igneur*. 1-a guerre qu'enfanta celte formidable alliance , finit, l'année suivante , par un traité. Frédéric, dans le même tenu , fournit du secours a Guillaume , duc de Saxe, contre l'électeur «le Saie, son frère , qui d'ailleurs répétait la portion de la Lusace qui s était donnée an margrave. Toutes ces querelles furent princes en i4-">o» et la dernière par l'entremise de l'archevêque de Magdrbourg.
U nouvelle Marche s étant mise, l'an i454, sous 1a protecum de l'électeur de Bnudcbourg , il l'acheta des chevaliers