BERNABO VISCONTI
Bernabo continua de régir sa part du Milanez après la mort de son frère , dout il tâcha , mais en vain, d'envahir la succession. Son ambition ne se borna point là. Ayant épousé Heine de l'Kscale, il prétendit que Vérone et Vicence appartenaient à sa femme , parce qu'elle était née d'un mariage légitime , au lieu que ses drus frères , Bart helemi et Antoine , qui possédaient le Véronais, étaient bâtards. 1-e jour de Ps-
lgé de dix ans, se défendit
quelque tems dans Brescia , I payées en argent comptant le secours des Go«iwgue«i|étair 1
Îjues (18 avril) i3j8, 1 ait une irruption daus ce pays t mais il trouve des gens préparés à le recevoir ; et au mois de septembre suivant , il esl obligé de faire une trêve , qui , Tari 1.H79, se convertit en paix.
L'an i38S, Jean-Galéas, son neveu et son gendre, s'étant aperçu qu'il lui tendait des embûches . l'attire près de Milan, où il le fait arrêter avec ses deux fils, Louis et Raoul, et conduire au château de Trazo, où il mourut de poison , à co qu'on prétend , avec ses deux fils , le 18 décembre de la même année, à l'Age de saiixanle-six ans. A sa mort , 00 trouva , dans son palais , sept cent mille écus d'or, et la charge de sept charriots en vaisselle d'argent et en meubles précieux. C'était le fruit de ses rapines et de son insatiable avarice. La soif de l'argent était si rende en lui , que Tout moyen i était bon pour La satisfaire.
Entre ceux qu'elle lui suggéra , celui-ci est le plus remarquable.
Ce fut de créer une chambre de justice pour taire la recherche de tous ceux qui , cinq ans auparavant , avaient tué des sangliers , ou qui , seulement , en avaient mangé à la table d'un autre. Malheur à qui ne pouvait se richeter par des somme;
fu
Biais il rendit a la fin la place , moyennant une pension qui lui fut assurée. C'est ainsi que Jean - Galéas devint seigneur universel de Milan. Son ambition n'étant point encore satisfaite, il se ligua, l'an 1387, avec FrançoivLarrara , segneur de Padoue, contre Antoine de l'Escale , seigneur de Vérone et de Vicence, prétendant que sans lignée en ces villes appartenaient à Ca- deuxième, fut therine , son épouse , fille de .'on Ta déjà dit , Reine de l'Escale , seule héritière légitime, selon lui, de sa maison. Antoine se mil en état de défense ; mais, l'année suivante, il mourut des farigues de la guerre au mois d'août , et toute sa succession fut envahie par Jean-Galéas , quoiqu'il eut laissé un fils et trois filles. Jean- Oulcas conclut une nouvelle ti-
reur plus d'une centaine de ces malheureux périr par cet infâme genre de mort. Sa femme lui donna cinq fils et dix lilles, qu'il eut la satisfaction de marier tous dans les meilleures maisons de l'Europe. Marc, l'aîné de ses fils , épousa Elisabeth de Bavière, et mourut Louis . le
gue, le 19 mai i388, avec les Gonzagues , le marquis d'Est , et la république de Venise, pour dépouiller de Padoue et de ses astres doraai nés François Carra? , ci-devant son allié. 11 y réussit, autant par adresse que par force, dans le cours de la
L'an 1*89 (n. st.), Jean- Galéas donne Valenline, sa fille, en mariage a Louis I de France, duc d'Orléans, et lui assigne, pour sa dot, la ville d'Asti , avec cent mille florins.
Dans le contrat de mariage , il fut stipulé que si les deux fils de Jean-Galéas venaient a mourir uns enfants miles , Valentine ou ses héritiers leur succéderaient au duché de Milan.
Cette clause funeste, dit un moderne, est la source des guerres sanglantes dont Milau fut le théâtre, sous les règnes des rois de France Louis Ali et François I.
L'sn 1391 , Charles Visconti se concerte avec Jean Hl, comte d'Armagnac , pour abattre la
Iioissance de Jean-Galéas; mais enrs efforts furent vains. Le comte d'Armagnac fut battu et fait prisonnier devant Alexandrie , au mois de juillet de la m^rne année.
mis u or lévrier,
(Trunci, pris d'abord pour eneur au mots d'août.