TROISIÈME ASSERTION
La chronologie ^du texte samaritain pour le second âge du monde, nous paraît devoir être préférée aux deux autres.
i°. Parce qu'elle est exempte de deux fautes que nous venons de remarquer dans celle des LXX , et qui lui donnent deux cents trente ans de trop, et qu'elle est pareillement exempte des fautes du texte hébreu, qui,.ôtant cent ans à chacun des six patriarches qui suivent Sem , et cio*
CHRONOLOGIQUES* 3o3
«panle ans à Nachor, affaiblit de six cents cinquante ans la chronologie de cette seconde époque ;
2.0, Parce que ce n'est qu'en suivant le texte samaritain tju'on peut lever la difficulté qui se trouve dans l'écriture , ar rapport à l'âge qu'avait Tharé quand il mourut. Le texte ébrcu, et celui des LXX , aussi bien que notre vulgate , le
font mourir a deux cents cinq ans , ce qui paraît contraire à ce qui est dit ailleurs; savoir, i°. que Tnaré engendra Abraham à l'âge de soixante-dix ans (Genèse XI, v. 26); et qu'étant venu avec sa famille à Haran , il y mourut (Ibid , v. 3i et 3a); 20. H est dit positivement qu'Abraham avait soixante-quinze ans quand il sortit de Hnran. (Genèse XII, v. 4.) Et comme il n'en sortit qu'après la mort de son père ( Act. 7, v. 4 ) » son père n'avait donc que cent quarantecinq ans quand il mourut , puisque les soixante - dix qu'il avait quand il engendra Abraham, avec les soixante-quinze qu'avait Abraham quand il sortit de Haran , après avoir rendus les derniers devoirs à son père , font le nombre juste de cent quarante- cinq ans pour tout le tems de la vie de Tharé; et c'est précisément l'âge que lui donne le seul texte samaritain , qui en cela s'accorde parfaitement avec les trois passages de l'Ecriture qu'on vient de citer. Au lieu que pour trouver qu'il mourut à deux cent cinq ans, on est ouligé de dire qu'il n'engendra Abraham qu'à l'âge de cent trente ans ; et qu'ainsi , non - seulement Abraham ne fut pas l'aîné de ses enfants, quoique l'Ecriture le nomme toujours le premier, mais il faut dire encore qu'il ne vint au monde que soixante ans après son aîné , puisque Tharé commença d'engendrer à soixante-dix ans. Tous ces sens forcés qu'il faut donner à l'Ecriture sainte pour trouver deux cent cinq ans de vie à Tharé , sont pour nous une nouvelle raison de préférer le texte samaritain au texte hébreu , par rapport à la chronologie des patriarches post- diluviens.
Et il est bon de remarquer ici, qu'en donnant la préférence à la chronologie samaritaine , on ne s'écarte point de la règle que nous avons rapportée de saint Augustin , qui est de préférer les exemplaires écrits dans la langue originale et primitive , à ceux qui n'en sont que des traductions dans une autre langue. Nous n'abandonnons point cette règle, puisque l'ancien et vrai samaritain ne diffère de l'hébreu, comme on l'a déjà dit, que dans les caractères, dont les vrais et les plus anciens de la langue samaritaine ont été conservés dans le texte samaritain ; au lieu que les Juifs des deux
3c>4 REMARQUES
tribus ayant resté long-tems en Chaldée , el s'étant familiarisés avec l'écriture du pays , Esdras , après leur retour à Jérusalem , transcrivit les livres saints en caractères chaidéens , qui , outre qu'ils étaient déjà connus des Juifs , sont aussi beaucoup plus nets et plus agréables à la vue que les caractères samaritains. Mais dans tout le reste, le peutateuque samaritain et le pentateuque hébreu , sont entièrement semblables, sauf les variantes et les fautes de copistes qui peuvent se trouver dans l'un et dans l'autre , comme il s'en trouve dans les autres livres de l'Ecriture sainte. On n'abandonne donc pas la règle donnée par saint Augustin, en donnant la préférence au texte samaritain sur le texte hébreu, puisque le premier n'est pas une traduction , mais une copie de l'autre , et que tous les deux sont écrits dans la même langue qui est celle dans laquelle Moïse écrivit le pentateuque. Et il n'est pas besoin de dire , que si l'une de ces deux copies , l'hébreu et le samaritain , ou la version des LXX était exactement conforme au texte original sorti de la main de ce saint législateur, et qu'ort sût quel est celui des trois textes que nous avons , où se trouve cette exacte conformité, il ne resterait qu'à s'attacher inviolablement à celui là, préfcrablement aux deux autres. Mais comme on n'est pas sur qu'il y en ait un des trois entièrement conforme à ^'original , et que quand il y en aurait un , on ne sait pas lequel des trois a cet heureux avantage , il est permis de s'attacher à celui qu'on croit le plus vrai, et c est ce qui nous fait préférer la chronologie du texte hebreu-samaritain à celle du pur hébreu pour Ta seconde époque, et à celle des LXX , tant pour le premier que pour le second âge du monde ; quoique d'ailleurs, comme il a déjà été dit , il soit aisé de ramener cette dernière à celle du samaritain, puisqu'il ne faut pour cela qu'en retrancher le faux Catnan et les cent ans qu'on y donne de trop à Nachor, qui sont deux fautes visibles , et pour lors, le grec s accordant entièrement avec Je samaritain , ce serait une double autorité contre une seule, et on aurait moins de peine à ne pas suivre le pur hébreu pour le second âge , comme on l'a suivi pour le premier ; car, à dire vrai, on en doit sentir quelqu'une de ne le pas suivre également sur ces deux âges, puisque sur l'un et sur l'autre, il est parfaitement conforme à notre version de la vulgate, qui, comme on l'a dit , a été déclarée authentique par le concile de Trente ; auoiqu'à la vérité on puisse quelquefois en abandonner la chronologie sans manquer au res-
f URONtJl.OfïIQUES. 003
jtortft qui lui ast dû , et c'est de quoi l'église el)e*mèine nous von ne un exemple bien sensible > en nous faisant annoncer dans son martyrologe la naissance du Sauveur , suivant uno chronologie toute différente de celle des trois textes dont nous parlons.
Un avantage qui n'est pas a mépriser dans la chronologie que nous suivons ici depuis le déluge , c'est que le faisant remonter a,u moins de cinq cent quatre-vingt-dix ans plus haut que ne le fait le texte hébreu pour le second âge , elle, nous met bien plus au large pour placer les époques et les histoires profanes, quoique d'ailleurs elles soient si remplies de fables , que quand on ne pourroit pas les accorder aveg la chronologie de la Bible , ce ne serait qu'une nouvel!* preuve de leur fausseté , ce qui , par conséquent , ne pour* rait donner aucune atteinte à la vérité de nos livres tainlsv
Comme là naissance d'Abraham , qui finit la second* époque, en commence une troisième qui ost importante dans la chronologie sacrée, nous ne devons pas finir ce pet h) écrit y sans dire ce que nous pensons de Tannée ou ce saint
Sa tri arche est né, ce oui nous donnera en méme^tems celle e. sa vocation ♦ puisqu on sait qu?il fut appelé du Seigneur, } l'âge de souante-rquinie ans. (Genèse Xll. v. 4.)
JÏqU parthnlitr* sur l r carnée de la naissance d 'Abraham.
Four avoir on joste Tannée du monde et celle do déluge v en laquelle Abraham est né suivant les trois calculs que noua avons donné ci* devant. (§. 11.) il est bien clair que des troia sommes 3go> w4°9 1270. Il faut retrancher de chacune l'âge qu'avait Sem à ce teins du déloge, puisque le second âge dont il s'agit dans ces trois tables chronologiques > commence 4 ce triste événement.
Or, Sem avait, pour lors, quatre-vingt-dix- bu i t ans, ou cent moins deux ans , puisque l'Ecriture nous dit qu'il engendra Arphaxad deux ans après le déluge, et qu'il «lait â^our lors âgé de cent ans. Sem crut centum aimonrmy auando gtuuk Arphaxad , licnnio posé dihwium. ( G en. %l , v. io- )
Àrpbaxad est donc né l'an i6b8 de la création , puisque le lit1 luge a commencé en i656 et fini au commencement do lié 1^07. Ce qui fait qu'on pourrait reculer la naissance <F Arphaxad d'une année et la mettre en x65p, , puisque ces suais bietuùù post dilmnmm peuvent signifier deux ans pleins U 39
So6 BE M ARQUES ;
«t entiers après la "fin du déluge ; mais nous la laissons à Van i658 , parce qu'en le faisant naître à la fin de celle année, ' ce qui restait de 1657 , avec toute Tannée i658 , peut bien être compté pour deux années et répondre au biennio post < diluvium de la Genèse.
* Or, suivant la table chronologique du texte hébreu (§. II.) tirée de l'Ecriture sainte, il se trouve que depuis la naissance cTArphaxad jusqu'à la soixante-dixième de Tnaré , il y a 290 juste : à quoi ajoutant les deux ans écoulés depuis le déluge jusqu'à la naissance d'Arphaxad , on a 292 ans, pour la seconde époque, qui, joints aux i656 de la première, font en tout 1948 ans écoulés, depuis la première année d'Adam jusqu'à la soixante-dixième de Tharé, à laquelle le texte hébreu nous paraît mettre la naissance d'Aoraham, puisque l'Ecriture nous dit positivement, que Tharé, ayant vécu soixante-dix ans, engendra Abram, Nachor et Aran : éxih aue Tharé sepluagenfa annis et genuit Abram , Nachor et Aran, Gen. XI. v. 26. et que le sens propre et naturel de ce passage est que Tharé engendra Abram, à l'âge de soixantedix ans.
Ainsi , suivant le texte hébreu ,
Abraham est né Tan du monde 1948.
Et Tan du déluge 292.
Et cette aunée 292, depuis la fin du déluge, est constante par Joseph qui dii èn termes formels, que « Nachor en- » gendra Tharé, père d'Abraham, qui se trouva ainsi le » dixième depuis Noé, et naquit deux cent quatre-vingt- » douze ans après le déluge : car Tharé aoait soixante di» » ans lorsqu'il eut Abraham. » (Liv. I des Antiq. chap. 6.) Voilà qui est clair, et pour l'âge où Tharé engendra Abraliam , et pour l'année du déluge où Abraham vint au monde. Et comme on sait, par l'Ecriture , qu'il fut appelé du Seigneur à l'âge de soixante-quinze ans , sa vocation tombe donc , selon l'hébreu ,
En l'an du monde . . : ao*3.
Et l'an du déluge . 36;.
Pourquoi donc, peut-on demander ici, dans les tables chronologiques de Yatable , de Vitré , de Sacy et d'autres , la naissance d'Abraham se trouvc-t-elle constamment marquée à Tannée 2008, quoique tous ces auteurs prétendent suivre le texte hébreu pour le second âge du monde, tout * comme pour le premier ?
C'est que pour trouver que Tharé a vécu deux cent cinq
ans , comme îl est dit , Gcn. XI. v. 3a , et qu'Abraham av . été appelé du Seigneur à soixante-quinze ans , qui était la dernière année de la vie. de son père , ils sont obligés de dire, comme nous lavons déjà remarqué , que Tharé avait cent trente ans quand il engendra Abraham , qui , avec les soixante-quinze qu'il vécut encore avec son fils* font réellement deux cent .cinq ans. Mais par là ils ajoutent soixante ans , aux soixante-dix que l'Ecriture donne à Tharé , quand îl en&endca Abramt Nacher et Aran; au lieu qu'il était, pour le moins, aussi simple d'ôter. lies soixante ans aux dent cent cinq.de Tharé, et de ne lui laisser que les soixante- dix qu'il avait quand il engendra, avec les soixante-quinze qu'il vécut jusqu à la vocation de son (ils, ce qui fait eh- tout justement les cent quarante-cinq ans. de vie, que lui donne le texte samaritain v dont l'autorité semblait devoir être* pré— ; ferée en celle occasion , par la raison qu'elle s'accorde mieux: t avec ce que dit l'Ecriture y que Tharé était âgé de soixante-' dix ans y quand il engendra Abram r Nachor et Àran , et qu'il- peut aisément s-'être glissé une faute de copiste dans le* texte rçébreu* en donnant à Tharé deux cent cinq ans de vie f au lieu de cent quarante-cinq.
Mais d'ailleurs y en donnant cent trente ans à Tharé quand" il engendra Abraham* au lieu des soixante-dix que l'Ecri-1 ture paraît lui donner, les auteurs des chronologies rela-*" tées ci-devant ont eu raison de placer là naissance d'Abraham à l'an du mondç .2008 , puisque les soixante ans*, qu'ils donnent de plus à Tharé quand il engendra Abraham j étant ajoutes aux fg4$ que le texte hébreu donne pour les. deux premiers âges du monde, font justement 2008, etf que , par conséquent la vocation de ce saint patriarche doit être placée à l'an a£>83 * selon, ces mêmes auteurs ; au lieue qu'à s?en tenir littéralement au texte hébreu qui ne fait aucune mention de ces soixante ans de surplus , on doit la* mettre comme nous, avons fait à L'an 2026 de la création et 367 du déluge. ,
Voilà qui est bon pour le calcul de l'hébreu ; mois comme» nous ne le suivons pas pour le second âge du monde, voyons» ce que porte lo samaritain pour cette seconde époque , car il n'y a point de difficulté pour la première , que nous reconnaissons avec l'hébreu être de ibo6 ans.
La somme du calcul samaritain donnée ci-dessus (§. lr. )r est de io^o ans, d'où retranchait les 100 moins a ans, *h* les 38 , cme Sem avait au tems du. .déluge ? il ne reste qu**
ZoH «EWÀltQUIS
94a qui ést Tannée depuis le déluge en laquelle Abraham est né, et ajoutant ces g42 sns aul ^56 du premier âge, Tannée de sa naissance est la a5y««. de la création. Ainsi t suivant le texte samaritain que nous adoptons pour le second âge du monde t
Abraham est né Tan de la création ; a^Hi
El Tan du déluge , . k 94a.
Or 9 nous avons vu que suivant le texte hébreu H est né Fan du monde 1948. Ce terme est donc trop tottft de 65o * nuisque 1948, plus G5a, font aS^.
£l quand on mettrait s* naissance soixante arts plus tard» a)vec les chronologies dont nous avons parlé * c'est-à-dire» à Tan aoo8 de ta création , ce serait toujours ans de pliii que suivant le texte hébreu , nui , d'un autre côïé 4 ne don-* nanl que 39* ans depuis le déluge , est aussi trerô faible dé (5o ans , puisque ^r>o et 39a font 94» qui èsf Tâtméé du déluge en laquelle nous avons vu qu'Abraham était tié. Pour te qui est de Tannée de sa vocation, il ri*y a qu'un Seul et même sentiment là dessus* puisque l'écriture nous dit p(H aitivement que ce fut en la soixafnte*quifiaièdië année dé son âge. (Gtn. XI. v». 4.)
Ainsi , ajoutant de m£me 7 S à 25^&f On a Tan an monde ^673 1 et ajoutant de même 7 S jt 94* » a l'art du délugë
Et c'est à ce dernier calcul que nous noiften tenions comme çlus conforme à TUcriture sainte j et par ëtfnJêqueal I la vérité.
Il serait assez inutile de rien dite fci de phi$ qde: ce1 que* nous avons dit du calcul grec des h\% ; pétfee qné nous4 rejetons totalement ce calcul pour le prentietf âgé du mondée de même que pour le second , aï on y laisse le second Catriarii avec ses cent trente ans , et les cent qiion don fié de troft à Nachor, ce qui fait une erreur de deux cent treme; a « parce que si on retranche bel encès , le calcul grec èsjl entièrement le même pour le second âge qde le re*te sama^ ritain , et qu'en oe cas là il faut alitofuraent raiSonnet dft même pour Tun et pour Tau Ire.
Nous remarquerons seulement ici , que les! cent ans ^jue le texte grec donne de plus à six des patriarches du premier' âge avant qu'ils engendrassent, paraissent vénif de l'ignorance1 de celui qui copiai* premier l'exemplaire des LXX , tire de la bibliothèque du roi r*hitfc**lphe<Ge premier eopîsté, vrjw senJjUJjleiiaeirl étranger à fa aaAio* {uiv* * surpri* du fciwl
CHRONOLOGIQUES. 3oc>
tjombre d'années qu'on donnait a la vie de ces patriarches , t'imagina peut-être que ces années n'étaient qu'autant de mois où environ; ét comme eii comptant àinsi , l'âge de teht trente àns qiie l'écriture donne à Adam quand il engendra Câïn , était visiblement trop court pour pouvoir engendrer, il lui donna cent ans Je plus cju'il retrancha des années qu'il vécut après avoir engendié t et mit deux cent (rente, au fieu de cent trente, mais sans diminuer de la Sômme totale de la vie d'Adam : de sorte qu'au lieu que l'écriture dit qu'Adam avait cent trente ans quand il engendra Caln , et qii*il en vécut encore huit cents après l'avoir èrigéndrë, lé copiste mit deux cent trente avant , et seulement sr-pl cents après, ce qui fait toujours la même somme de neuf cents ans pour la vie d'Aclam, et il fit la même chose pour les cinq au très patriarches suivants jusqu'à tienoch inclusivement, saris rien ajouter à Jârèd qui le précède, parce
qu'il1 n'âjoûîà rién à l'ige dei trois derniers patriarches , savoir Mathusala , .La mer. h et Noé , parce que l'âge où il voyait dans son exemplaire que chacun d'eux avait en*- Çendré était encore plus grand que ce}ui qu'avait Jared quand il engendra.
C'est le sentiment de saint Augustin et de hien d'autres» tur la cause de la différence qu'il y a entre la texte grec des LXX et celui de notre vulgate, qui sur ce point de chronologie est en tout conforme à l'hébreu* çonime on l a déjà dit*
Quant à 1 addition des six ans que le grec donne de plus que l'hébreu à Lantech , ce peut bien être une faute de pure inadvertance de quelque copiste {Htètérieur , au lieu qu'on ne peut guères douter que l'addition de cent ans à chacun o*es cinq premiers patriàches et au septième n'ait été foite de dessteiri prémédité.
Quoi qu'il en sojt dé l'erreur de ces six cents ans et cle la causé qui l'a produite , voici un petit précis, de ce que nous venons de dire,
RÊCAMTtitATlOtf.
11 s'agit ici de la chronologie des deux premiers âges , 01 premières époques du monde. ..' .
l*e premier âge s'étend depuis la création , jusqu'au com-
mencement du déluge , sous dix patriaches qui sont Au'am, Seth , Enos , Caïnan , Malaléel , Jared , Henoch , Mathusala, Laméch, Noé. Pour le tems de la vie de chacun d'eui, soit avant, soit après avoir engendré , et pour toute la durée de ce premier âge, nous suivons en tout le texte hébreu, auquel notre vulgate est parfaitement conforme; et cette durée est de i656 ans.
Le second âge comprend aussi dix patriarches , dont nous avons donné les noms et l*âge où chacun d'eux a engendré le sui\ant (§ lt), depuis Sém jusqu'à la naissance d'Abraham.
Et pour la durée de ce second âge , nous adoptons en tout le texte samaritain qui lui donne o,4a ans , ce qui fait pour ces deux âges aScjo1 ans , et donne en même tems l'année de la naissance d'Abraham , comme on voit ici.
Purée du preniier âge , i656.
Durée du second âge. . 9^
: ' '■ "" !- : Somine. ...... a598.
lit *2i<'*l"."«ï* , « ' ■ ' ••» '
naissance d'Abraham.
Abraham étant né dans la dernière année de ce second âge . sa naissance doit donc être placée en l'an du monde aS^Sz/et rioh pas ic/o8; cotnnie portent les tables chronologiques de ceux qui suivent le texte hébreu , tant pour le 6i*cond âge que pour le premier, cë qui fait une différence ■de cinq cent quatre-vingts dix ans , à l'avantage du calcul que nous suivttnfc ! e! c'en serait une de six cent cinquante, *î on retranchait de 2008, les soixante années que l'hébreu 'donne à Tharé dé plus que le- samaritain.
MVOGA.TJlOîl D-ABRAHAM.
Et îl n'est jVar besoin de dire, que la vocation drAbranam tombe, selon nous, en l'an du monde. . . 267$ et suivant les auteurs cités, en l'an/ . .. . . . stô'i
fuisqull ne s'agit que d'ajouter à aSqft, ou à 2008» Jet 75 ans .qu'il avait quaftd^le Seigneur 'foppellaV