‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 100 sur 532 · Naissance d'Aaron, frère de · texte numérisé non relu

Naissance d'Aaron, frère de

iiaS. NaUtanee de Moue, frère de Marie et d'Aaron, a Tanis, capitale de l'Egypte , où son père t'était retiré avec sa famille. (1) Les Hébreu» ou Israélite* glissaient alors sous la plu» dure oppression. Un nouveau roi t'était élevé qui ne connaissait ni Joseph , ni let tervicet qu'il avait rendus a l'Egypte. Voyant que les Hébreu» s'y multipliaient prodigieusement, il en conçut de l'ombragé. La crainte qu'ils ne se rendissent maîtres de ce royaume , lui fit prendre le parti de les détruire. Dans cette vue il leur imposa de rudes corvées , et le* appliqua tans relâche a bâtir de* villes et des forteresses Mais plu* on le* opprimait , plut on voyait leur nombre croître de jour en jour. Pour arrêter cette multiplication dans sa source , Pharaon ordonna aux sages-femmes (3) de tuer louj les mâles que le* femmes des Hébreu» mettraient au monde. La compassion et la crainte de Dieu empêchent les sages-femmes d'exécuter cet le ordre cruel. Elles eurent horreur de prêter a un ministère de mort leur» mains accoutumées a un ministère de vie. Pharaon voyant toujours augmenter le nombre des nouveau» nés de ce peuple, s'aperçoit qu'elles ne lui obéissent point, et leur en fait de* reproches menaçants. Elles s'excusent par un mensonge, en disant que les femmes des Hébreu», par la facilité qu'elles ont d'accoucher, préviennent leur secourt, quelque diligence quelles fassent pour arriver a teins. Dieu les sauva de la colère du roi , et leur fit du bien, non pas a cause de leur mensonge . mais en considération de leur charité. Pharaon en vient a des violence* ouverte» , et veut rendre tout son peuple ministre de se» cuautét. Il «donne en conséquence a tous le* Egyptiens de jeter dans le Nil les enfants maies qui naîtraient des Hébreu». Ce fut dant ce* conjoncture* que Moïse vint au de. Jocabed sa mère, aprè» l'avoir tenu caché pendant , lunes ou troi» mois , se résout , par la crainte d être punie, a l'exposer dans une corbeille enduite de bitume et de poix, le long des bords du Nil, dans un lieu rempli de roseaux. La fille de Pharaon va se baigner en cet endroit (on pouvait *'y baigner en toute sûreté, parce que les Crocodiles n'habitaient point cette partie du Nil.) La princesse ayant aperçu l'enlant dont la figure était charmante, le prit , l'adopta pour son fils, et le fil élever avec le plus grand toin. L'Ecriture dit que la princette le reconnut pour un enfant des Hébreux. On demande a quelle marque. Est-ce parce qu'il était exposé tur le bord du Nil? Mait il avait déjà trois mois, et l'ordre de Pharaon portait que les miles de» Hébreux seraient jetés dans le Meuve aussitôt après leur naissance. D'ailleurs la manière dont il était expose montrait assez qu'on n'avait pas eu dessein de le noyer. Ce ne put dont être qu'à la circoncision de l'enfant que le discernement te fit ; d où il faut conclure que cette marque n'était pat commune alors aux Egyptiens et au» Hébreux.

C'est a peu prêt ver* ce tenu, suivant l'opinion la plus ancienne et la plu» commune, que vivait Job, prince de la terre de Hu» dan» l'ancienne Idumée , laquelle lirait son nom de Hu», petil-fil» de Sehir Horréhen. (Celle contrée a depuis été nommée Ausitide.) Guidé par la loi naturelle, et attaché par anc grâce singulière au culte du vrai Dieu, Job accomplit toute justice. Le» richesses immenses qu'il possédait ne lui corrompirent point le cœur, et il en souffrit la perle entière avec une parfaite résignation. L'ange des ténèbre», Satan, ayant un jour comparu devant le Seigneur, au milieu de la cour céle»te, osa demander qu'il lui fut livré pour éprouver ta vertu et reconnaître si elle était à l'épreuve de l'adversité. Dieu lui abandonna lout ce que le saint homme possédait, en lui défendant seulement de loucher a sa personne. Salan ne tarda pas de faire usage du pouvoir que Dieu lui avait accordé sur Job. Quatre messagers arrivent consécutivement pour lui annoncer les plus grands désastres, l.e premier lui apprend que le* Stbécns viennent d'enlever une partie de ses bestiaux, après avoir massacré les esclaves commis a leur garde. Celui-ci avait à peine cessé de parler,

un embrasement. Un troisième survint pour l'informer que les Chaldéens divisés en trois bandes s étaient emparé» de set chameaux , dont ils avaient mi* à mort les conducteurs. Tandis qu'il recevait ces nouvelles accablante* avec la constance d'un juste soumit aux volontés de l'Eternel, un quatrième messager parut, et lui dit tout effrayé que, tandis que ses fils et ses filles s'abandonnaient a la joie dans la maison de leur frère aîné , un vent épouvantable t'est evé du coté du désert et l'a renversée de manière que tous ont été écrasés tout set ruines , a l'exception de lui seul qui est venu pour lui en apporter la nouvelle. Job, a ce fatal récit , te prosterne en terre et adore la Providence ipji le prive des biens qu'elle lui avait donnés tant qu'il let eût mérités.

Satan comparaît une seconde fois devant le trône de l'Eternel, et confus, mais non désespéré de n'avoir pu vaincre sa patience, il demande encore le pouvoir d'exercer sa furcursur lui, dans sa chair et dans ses os. L'ayant obtenu I frappe Job d'un ulcère effroyable de la lêle jusqu'aux pieds. Dans cet état le saint homme dépouillé de tout , se voit réduit à se coucher sur un fumier et a nétoyer le pus de ses plaies avec un tél. Pour surcroît d'affliction sa femme, loin de chercher à le consoler dans ses main, l'exhorte à blasphémer contre le Seigneur. Job rejette avec force Te conseil insensé. Trois princes voisins, tes amis, touché» de son état viennent le trouver , et , aprè* être restés muets devant lui pendant sept jours ,, ils rompent enfin le silence pour lui persuader par des discours vagues qu'il a mérité par ta faute les souffrance» qu'il endure. Job réfute les reproches de ces faux amis par de» répontes qui en démontrent la témérité. Il développe a celle occasion les leçons de la plus sublime morale. Dieu prend lui-même la défense de son serviteur contre ses accusateurs et leur ordonne d'offrir un sacrifice pour se mettre k couvert des châtiments qu'ils méritent. Il couronne en même tenu par les plus insignes faveurs la vertu de Job éprouvé par tant d'adversité*. Le» maux qui avaient attaqué ton corps, disparaissent tout -à-coup; ses richesses se multiplient au- double avec une rapidité étonnante. Aux enfants qu'il avait perdus , succèdent sept fil* et trois filles qui le rendirent le plus fortuné des pères. Cette félicité temporelle dura l'espace de cent quarante années a l'expiration desquelles il s endormit dans le Seigneur- Moïse devenu grand et capable de figurer 4 la cour d'Egypte, renonce a la qualité de fils de la fille de Pharaon. il aima mieux , dit saint Paul , être affligé aeec le peuple de Dieu que de jouir du plaisir passager du péché, jugeant que l'opprobre de Jésus Christ (auquel cet état ressemblait) , était ua trésor plut grand que toutes les richesses de l 'Egypte , parce qu'il ewisageoit la récompense et l'accomplissement des (Hébr. XI, w. a5et *6. )

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is à leur carde. Celui-ci avait à peine cessé de parler, second vint lui dire qu'une partie de ses troupeaux ceux qui let conduisaient , avait été consumée par

(i) Dep«i» long-lem» I* terre où le roi d'Egypte avait cantonne" Jacob et sa famille, à leur arrivé* dam ce royaume, m trouvant trop resserrée pour contenir a l'ai»* le» nombre u» descendant» d* ce patriarche, il» «'étaient répandus dans tout» jet partie» et lonte» le» ville» d* l'Egypte, de «orte qu'il n'y a»ail que le gros d* la nation dan» l« pay d* Geuen C'e»l ce qu'allé,!* uo grand nombre de patsages d* rKcrilur*. Mai» il y a bieo de l'apparence qu'aeerti» par Moï»e, lorwpi'il eint pour délierer »on peuple , de, plaie* don»

i685. Agé de quarante ans, il visite tel frères, et tue ùn Egyptien qui maltraitait un Hébreu. Ce meurtre ayant été divulgué, mit en colère le roi contre lui. Il s'enfuit i Madian où il épousa Séphora, l'une des fillet de Raguel ou Jéthro, dit Kagurl dans la Vulgate , prince et prêtre du pays, de laquelle il eut deux fit», Gersan et Eliézer.

1646. Les cris des enfants d'Israël s'élèvent jusque» vers le Seigneur. Il let entend , et se ressouvenant de l'alliance qu'il a faite avec Abraham , Isaac et Jacob, il a pitié de leurs desirdait let brebis de son beau- père

le désert. Un |our qu'ifavait mené «on troupeau jusqu'au pied du mont Iloreb , il aperçoit sur le mont Sinaï qui en est proche, un buisson qui brûle tant se consumer. S étant iroché , par curiosité, il entend une voix qui lui ordonne ter ses souliers, parce que la terre où il marche est un lieu saint. C'était Dieu même qui lui parlait dans la personne de ton ange, et il se fait connaître en disant ou'i est le Dieu d'Abraham, d' Isaac et de Jacob. 11 déclare ensuite à Moite qu'il veut l'envoyer vert Pharaon pour déli vrer ton peuple des maux qu'il souffrait en Egypte , l'assure

te Seigneur allait frapper l'Egypte, ceux des Israélites qui demeuraientbor» de Gesten, y retournèrent pour te soustraire, aux malheurs dont ce canton devait à 1rs préservé.

(3) L'Ecriture ne nomme que deux de ces «agi el l'hua. C'étaient le» intendante* des accoucbeiMC» qui , état auni policé que l'était l'Egypte , devaient former de» naotés dan» chaqn* ville.

une», Sephura dans un

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