‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 101 sur 532 · ABU EUE CHHONOLÔI.IQUE · texte numérisé non relu

ABU EUE CHHONOLÔI.IQUE

de m protection; et pour gage Je celle assurance, bit devant lui plusieurs miracles dont le principal (ut de chartgpr la verge ou baguette de Moïse, en serpent, et de lui (aire ■ éprendre ensuite sa première forme.

Moue l'excusant d'accepter ce ministère sur la ,difïïcultc qu'il avait de parler, Dieu lui dil de prendre avec lui son frère Aaron pour porter la parole. Enfin il se soumit. Aaron était marié pour lors avec Elisabeth , fille d'Aaaiuaihih , dont il avait quatre bis, Nadab, Abiu, Eléasaret llliamar.

Moïse, après avoir pris congé de son beau-père, se met en chemin pour l'Egypte , avec sa femme et ses enfants, il était ponr lors âgé de quatre-vingts ans. Sur la route un ange lui apparaît dans le lieu ou il s'était arrêté pour passer la nuit , et menace de le tuer pour n'avoir pas circoncis se» deux fils, Gersan et Eliéser. Séphora prend un couteau sur— le— champ , cl les ayant circoncis, elle se jeta, suivant I l'édition grecque de Nill, aux pieds de Moïse, en lui disant : eotu m'êtes int époux de sang; c'est-à-dire, selon la paraphrase d'Onkelos, Je vous ai sauvé et acquis de nouveau pour mou époui , par le sang de celte circoncision. Obligée de s'arrêter a cause de celle opération , elle laissa Moïse continuer sa roule et s'en retourna ensuite cbex son père.

Aaron, par ordre de Dieu, vient au-devant de Moïse. Ils vont trouver ensemble Pharaon , et lui notifient que la volonté du Seigneur est qu'il laisse sortir les Hébreux de l'Egypte, pour lui offrir un sacrifice dans le désert ; mais ce prince, loin de les écouter, commande qu'on augmente les travaux des Heureux. Ceux-ci se plaignent a Moïse, de les avoir rendus odieux à Pharaon et à ses serviteurs.

1 64S. Dieu rassure Moïse, et lui ordonne de retourner auprès de Pharaon avec son frère. Ponr confondre son incrédulité, ils font divers miracles; et d'abord a leur voix la verge de Moïse est changée, devant ce prince, en serpent. Les magiciens de Pharaon , ou les mesureurs d'eau ( en hébreu rhartamm'im), dont les principaux étaient Jannès et Mambrès, font la même chose par la permission de Dieu. Mais la verge 1 de Moïse dévore celles de ces imposteurs. Ce miracle n'ayant lait qu'endurcir Pharaon , toutes les eaux que Moïse et Aaron avaient frappées sont changées en sang. J.c* mîgicien» en firent autant sur l'eau qu'ils firent apporter de La terre de Gessen, où le miracle de Moïse ne s'était point étendu, au bien sur l'eau des puits qu'on creusa le long du Nil ; ce qui augmente l'endurcissement de Pharaon. Celle première plaie des Egyptiens arriva le 18, ou environ, du sixième mois qui repondait a notre mois de février, et dura sept jours.

TroLième miracle, et deuxième plaie de l'Egypte. Vers le aS du même mois, Moïse et Aaron font sortir, des eaux de l'Egypte, une si grande quantité de Grenouilles, que tout le pays en est couvert. Les magiciens de Pharaon en font encore de même par leurs crrrTiaaiernrnls.

Aaron, deux jours après , ayant frappé de sa verge la poussière de la terre , en fait sortir une quantité prodigieuse de touains, appelés par les Egyptien conopes , et dans la Vuf— gâte Sdeiphea, qui s'attachent aux hommes et aux bêles. Ce quatrième prodige (qui est la troisième plaie), met les magiciens hors île mesure , et les force i dire au roi : Le doigt de Oie* agit ici. Pharaon ne laisse pas néanmoins de persister dans son endurcissement.

Quatrième utaie de l'Egypte, le j<> dm mime mais. De grasses mouene* s'y répandent , et infectent tout le pays , a l'exception de la terre de Gessen. Pharaon ayant fait venir| Moïse ei son frère, Verrr dit de sacrifier au Seigneur en' Egypte. Aon* ne le pouvons , répondent-irs , parce orne non < sacrifieront au Srr'çnétir des aw'mutii , dont la mort paraîtrait aux Egyptiens une aéamiiiation ; si nous sacrifions à leurs yevz et qu 'ùs adorent, ils non lapideront. Pharaon y consent , mais il se rétracte, aussitôt xiu'è la prière de Moïse le* mouches ont dispara.

(1) l.s Pologne fut frappée aune semblable plaie, saas miracle , en iw • D'ailrenae» noce» de sauterelle), poussée» par un veut

> d'Asie, tinrent couvrir les campagne* de re royaume , à la hau- » tenrdVon pied : elle» déVorereol loai les fruits de I* terre, et . juiqa 'a l'ecorc» des arbres. Ce fl*aa dira dcox mois ; ans» un

> vent du nord, qui aoMna le froid, le fit cesse*-. Les sauterelle» » périrent, el leur* cadavres aidèrent à produire une abondante « IDoiuA* l'année suivante. • ( fàttei de la Mogne )

(a) F— s 4tret è tout le peapte, dit le aeùrciear k Moûr. far ehaqne homme demande à stm ami , et £ .'tjfftte femme è Sri roi une , êtes rejet a4 er et é'aeeent , et le seigneur fera /mirer grùte à se* petple

Cinquième ploie de l 'Kgyple , le 2 du septième mois , ou 'on a depuis appelé nisan , et qui répond à notre mois de mars. Dieu envoie sur tous les bestiaux une horrible peste, qui en fait mourir un grand nombre ; mais ceux des Israélites sont épargnés.

Sixième plaie , le quatrième jour du même mois. Il vient des tumeurs et des ulcères aux hommes et aux bêles , par toute l'Egypte. Pharaon demeurant toujours endurci , le lendemain une grêle horrible , accompagnée de tonnerres et d'éclairs, écrase les hommes et les bestiaux qui étaient dam le* champs, et y détruit l'orge et le lin : c'est la septième plaie. Le froment n'en souffrit point, parce qu'il était encore en herbe.

Huitième plaie. Trois jours après la précédente , Dieu envoie des sauterelles , qui dévorent tout ce que la grêle avait épargne (1). Pharaon tait venir Moïse et Aaron , et les prie de faire cesser ce fléau. Moïse s'adresse au Seigneur; un vent d'Occident enlève les sauterelles , el les précipite dans la mer Houge.

Ces plaies n ayant encore pu flécliir le cœur de Pharaon , Dieu commande i Moïse d'étendre la main vers le ciel , ri aussitôt des ténèbres épouvantables couvrent toute l'Egypte. Elles durèrent trois tours (depuis le 10 jusqu'au ta du septième mois. ) Le* Hébreux cependant continuèrent à jouir de la lumière dans le pays où ils demeuraient. Pharaon permet alors è Moïse et aux Israélites de sortir de l'Egypte ; mai* il veut que le* bestiaux restent. Moïse déclare que tous les troupeaux de* Israélites sortiront avec eux, el qu'il n'en demeurera pas seulement un ongle; car noms en devons pren drr , ajouta-l-il . pour offrir des latnfuet au Seigneur, et ituu ne pouvons saroir ce qui doit être immolé au Seigneur , jus— qu à ce que nous soyons arrives au Heu marque, l'harpon irrité chaste Moïse de sa présence, et le menace de mort s'il réparait devant lui. Moïse, avant de se retirer, prcdii au roi la inort de tous les premiers nés de l'Egvple, tant de» hommes que des animaux. Avant que de frapper l'Egypte ' de relie dixième et dernière' plaie , Dieu parle à Moue et à ! son frère ; et après leur avoir ordonné d'établir désormais ce I septième mois pour le premier de l'année sainte, il leur prescrit de prendre, par chaque famille, le dixième jour de ce mois , qui commençait avec la lune de mars ou l'érruinoxe , un agneau ou un chevreau , sans défaut , de le carder jusqu'au 14 du mois, de l'immoler ce jour là entre les deux soirs , de le manger rdti au feu , avec des pains sans levain et des laitues sauvages, ayant les reins ceints et un bit on a L main comme des voyageurs , et de marquer du sang de la victime le haut et le* deux poteaux de leurs portes, i** enfants d'Israël firent tout ce que le Seigneur leur avait ordonné, et telie fut la première Pique qu ils devaient renouveler chaque année à pareil jour, c'est-à-dire le s 4 de nisan. Vers le milieu de la même nuit , l'ange du Seigneur : Trappe tous les premiers nés de l'Egypte, n'épargnant que le* maisons qui étaient marquées du sang de l'agneau. Pharaon eflrayé, presse les IsraWites de sortir de son pays. Mat> avant que de partir, les fera mes des Israélites Jernaiiileni aux Egy ptiens des vases d'or et •l'argent , avec d'autres meu Me* précieux, non par forme d'emprunt, mais en pur don. j Dieu l'avait ainsi ordonne ; et par l'empire absolu qu'il a sur les coeurs, il leur fit trouver grâce devant les Egyptiens, qui leur donnèrent gratuitement tout ce qu'ils demandaient (3). C'est ici Que finit la durée do séjour des israi'-liles en Egypte. h.lle fui de cjuatre cent trente atn , à compter de la (descente de Jacob en Egypte , ainsi qu'on va le faire voir.

Avant de paner à l'epoqae suivante, nous ©birrvrrom que presque tous les chrnnofogutrs ne comptent que naujtrr cent trente ans depuis l'entrée d'Abraham dans la terre de Chanaan jusqu'à l'Exode, par la raison qu'ils confondent le séjour dans la terre promise avec le tenu que les enfants de

exprès ies Bgrptieas.'^xaOt n , a, S ) H n'y a point 1» de condition eiprime'e, ni même soui-cntendue, comme le reconnaissent 1rs plut babilc» commentateur» Cerf aussi la peruée de l'historien Joaephe . Las Egyptien», «UsU < Mmtiemt Jmémt. ,U a, t. S, n. 9S),

. *v»ieut de les voir partir, la» autre* à raii«« de J'babitad* qu'il*

• avaient avec eu», et il» tfmoiatxsienl «néant, par leur» plein .

• eju'il» se repentaient des mauvais traitement» qn'ili leur avaient

• fait». » Ce» dont, au rmie, étaient, dans Tordre de la Providence, le salaire légitime de* Irai sus iront* met que le* Egyptien» avaient fail tobir au I mEliles pendant l'espace de quarante sns.

DE L'HISTOIRE SAINTE

Jacob sont demeurés en Egyple , comme m le tenu où Abraham el sa postérité étaient de* hommes libre» et indépendants, devait se confondre avec celui où les descendants île ce patriarche gémissaient dans la servitude. D'ailleurs ces deux régions ne sont-elles pas bien distinguées , cl peuventelles être prises pour un seul et même pays? Cependant d'après le récit de Moïse dans la Genèse, il est certain qu'Abraham et sa postérité ont demeuré dans la terre promise deux cent quinze ans avant la descente de Jacob en Egypte. Ainsi, suivant les chronologistes modernes, les entais d Israël n'auront également séjourne dans ce dernier pays que de us cent quinze ans, espace de temps, suivant l'observation d'un habile protestant {Ùotfridi Kahbrtijjici, Chroaol. Sacra. Hamburgi 1734 édita in-rfr), qui n'est pas suffisant a moins de recourir au prodige , pour que les descendants de Jacob fussent au nombre de six cent mille combattants, lors de la sortie d'Egypte , sans y comprendre les femmes , les vieillards et les enfants. (1)

Cependant Moïse dit positivement (Exode XII. w. 4© et 41 .) que « le tems qu'avaient demeuré les enfant d'Israël en • Egypte , fut de quatre cent trente ans , après lesquels ce » même jour toute l'armée du Seigneur sortit d'Egypte. » Par conséquent , d'après ce texte , on est fondé sans avoir égard a la géneaologie de Moïse qui a très-probablement omis quelques-uns de ses ancêtres , à faire le séjour des Israélites en Egypte de 43o ans , a compter depuis la descente de Jacob jusqu'à l'année de la sortie exclusivement.

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