‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 103 sur 532 · IT · texte numérisé non relu

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la défense qu« Dieu lai fait «Je le* «livre. Nouvelle députatioo de Balac pour le presser de venir. 11 consulte le seigneur, qui, le voyant séduit par les promesse* magnifique* du roi de Moab , le laisse aller. H «elle son inessc , et part. Sur la route, un ange, avant une épée nue k la main , se présente a lui, sans qu'il l'aperçoive. L'anesse de Balaam , qui voit l'ange, tombe d'effroi par terre. Le prophète la frappant mderaenl , elle lai répond d'une voix humaine , >ur se plaindre. I* Seigneur ouvre alors le* yen» à Ha La m aperçoit l'ange , qui lui reproche la corruption de son coeur, et lui détend de rien dire que ce qu'il lui commandera. Le prophète, arrivé auprès de Balac , bit dresser sept autel* , sur lesquels il immole des victimes. Le seigneur met «a parole dan* la bouche de Balaam. Il bénit les Israélites loin de les maudire. Balac lui fait des reprorhe» d'avoir trompé son attente; mais Balaam répond qu'il ne peut dire que ce que Dieu lui a inspiré. La même chose arrive jusqu'à trou ibis dans trois différents endroits ou Balac l'avait transporté. Mais craignant de perdre les présents que le roi de Moab lui avait promis, le prophète, en partant, lui conseille de faire entrer de* tilles Madianiies dans le camp d'Israël. Balac suit ce conseil. Les filles Madianiies corrom pent les Israélites, et les engagent dans le culte idolâtre de Béelphegor. Le Seigneur irrite dit a Moïse, suivant 1 hébreu : Proies, tous les chefs du peuple (qui sont coupables) , faites les pendre à la eue du soleil , et ma colère se détournera de des us Israël. Moïse dit ensuite par l'ordre du seigneur aux juges : que chacun de m» erJermine dans son quartier ceux qui ont eu part au culte injùme de Béelphegor ; el il péril vingt-suaire mille hommes dans ce massacre. Malgré celte affreuse exéention , Zambri , chef d'une des famille* de la tribu de Si méon, eut encore l'effronterie d'entrer, on plein jour, dans la tente d'une Madianite. Alors Phinéez , fils du grand prêtre P.léaur, transporté de zélé, prit sa lance, et elant entre dans la tente, perça les deux fbrnicateur» , dans le moment qu'ils commettaient le crime , et dans les parties où ils le commettaient^ Cette action de Phinéez apaisa I* colère du seigneur, qui lui promit le sacerdoce pour lui et sa postérité.

Dieu ordonne a Moïse île faire la guerre aux Moabites , qu'il avait auparavant défendu aux Israélites d'attaquer, parce qu'il* élaienl leurs frères, étant descendus de Lot, neveu d'Abraham. Moïse fait, dans la plaine de Moab, le dénombrement des Israélites qui avaient vingt ans et audessus (c'était le troisième depuis la sortie d Egypte. ) 1-e nombre des utiles , non compris vingt trois mille lévites, qui n'enlrèrent point dans ce dénombrement , se trouva monter a six cent un mille sept cent trente. Nul de ceux qui avaient été compris dans les dénombrements précédents , ne se rencontra dans celui-ci , excepté Josué et Caleb.

Dieu commande a Moïse de monter sur le mont Abarim pour voir de ta la lerre de Chanaan , et lui annonce qu'après reb il mourra, comme Aaron , sans y entrer. Moïse prie le Seigneur de donner un rhrf a son peuple. Dieu lui répond qu'il a fait choix de Josué pour le remplacer. Moïse le présente au grand -prêtre Eléazar , devant le peuple, et lui impose les mains.

Ce fnt en celle station qu'il régla la manière dont se ferait le partage des terres. Vou\ partagerez, dit-il, la terre au sort , selon dos familles : à ceux qui sont en plus grand nomire tous donnerez un plus fond héritage , et un moindre à ceux qui sont en plus petit nomire. Chacun aura ce qui lui sera échu. 'Sont. XXXIII. 54.) Les fonds obtenus par ce partage ne pouvaient être aliéné* nue pour un iems , et a Vannée du jubile, qui revenait tou* les cinquante ans, le vendeur y ren trait de plein droit. C'était le vrai moyen , si cette loi eut été fidèlement observée , de perpétuer tVgalité de fortune entre les Israélites. Mats on ne voit pas qu'elle ait jamais eu d'exécution. Les Israélite* furent plus religieux observateurs de l'année sabbatique. C'était chaque septième année, dau» laquelle il leur était ordonné de laisser, comme on l'a déjà dit , reposer la terre sans la cultiver , Dieu voulant par la rendre la fécondité aux champs et aux vignes épuisées par le travail de six année* consécutives, et voulant apprendre a son peuple a se confier en sa providence dont il promet de leur donner des marques sensibles par l'abondante récolte de h sixième année.

Par une autre loi , il était dit nue le* fille, n'j part a la succession des immeubles, lorsqu'elle* frères , afin que les bien* demeurassent toujours à ceux de la même famille et du même nom. Or, Salphad , de la tribu de Manassé , étant mort dans le déserl , n'avait laissé que des

Elles au nombre de cinq. S'étant présentée* a Moïse, au grand prêtre Eléazar cl aux princes du peuple , a l'entrée du tabernacle , elles demandèrent un héritage entre les parents de leur père. Le seigneur , consulté la-dessus par Moïse , approuve la demande de m* filles , et ordonne que lorsqu'un nomme sera mort sans laisser de fil* , son bievi passera a tes filles qui en hériteront , que s'il n'a point de filles, il aura ses frères pour héritiers, el que s'il n'a point de frères, on donnera sa succession a ses plus proches parent*.

Avant de mourir, Moïse, par l'ordre du Seigneur-, envoie douze mille homme* c mire le* Madianite*. Il* passent tous les mâles au fil de Cépée , tuent cinq de leurs rois avec le prophète Balaam ; mais ils épargnent le* femmes. Moïse, irrité de ce qu'on leur avait fait grâce, ordonne qu'elle* soient mises i mort , el qu'on n'épargne que les vierge*. Celles-ci se trouvèrent au nombre de trente-deux mille. Au reste, il ne fout point confondre ces Madianiies avec ceux dont était le prêtre Jéthro , beau-père de Moïse. Ceux-ci , descendus de Madian , fils de Chus , et petit -fils de Chain , habitaient sur la partie de la mer Rouge , nommée le golfe d'Elath , el leur pays, dont la capitale , située a l'orient de ce golfe , subsiste encore sou* le nom de Madian , s'étendait jusqu'à la cdle occidentale, et même, selon quelquesuns , jusqu'au mont Sinaï. Les autres issus de Madian et de Céthura vivaient sur le bord oriental de la mer Morte , et avaient pareillement une capitale du nom de Madian , qui o'eaislc plu».

Les enfants de Ruben et de Gad , demandent à Moïse les terres conquises au-delà du Jourdain. Ils les obtiennent sous la promesse île marcher en avant a la tète de leur* frères , jusqu'à ce qu'il* soient en possession de la terre que Dieu leur a promise.

Moïse, ayant assemblé les Israélites, fait une récapitulation des bienfaits qu'il» ont reçus du Seigneur , et des marques d'ingratitude qu'il» lui ont données. 11 prescrit les limites que doit 'avoir la terre promise. M assigne quarante-huit villes pour la demeure des Lévites , desquelles six serviront d'asile pour tout homme qui aura commis un homicide involontaire. Il aanonce aux Israélites que Dieu leur enverra un prophète comme lui , et qu'ils l'écouteront ; ce que les Juils entendent du Messie.

Nouvelle assemblée des Israélites convoquée par Moïse dans •e deuxième mois (schebal). Après 1rs avoir de nouveau exhortés à l'observation du décalogue , il leur ordonne d'exterminer les sept nations des Chananéens , avec défense de contracter aucune alliance avec eux, les avertissant que s'ils les épargnent, ils seront comme une épine dans leur» yeux Moïse leur promet les biens temporel» s'ils demeurent fidèles dans l'alliance du seigneur. Mais prévoyant leurs infidélités , il leur annonce les derniers malheurs qui leur arriveront . il prédit leur dispersion par tonte la terre , leur retour à Dieu dans les derniers icsn», leur rappel dans leur patrie, le zèle qu'il* montreront alors pour l'observation de la loi du Seigneur, les bénédiction» qu'il attirera sur eux, les malédictions qui, après avoir été prononcée* contre eux, retomberont sur leurs ennemis.

160S. Enfin , Moïse ayant assemblé, pour la dernière fois , le peuple, remet aux prêtres le livre de la loi écrit de sa main , avec ordre de le placera coté de l'arche , et d'en faire lecture au peuple tous le* sept ans à la fête des tabernacles. L'esprit de Dieu l'ayant saisi tout-i coup, il compose et publie ce cantique célèbre qui commence par ces mots : Ecoutez , deux, ce que je vais dire et que ta terre entende les paroles qui sortiront de ma touche: morceau de poésie admirable, le plus louchant , le plus sublime qui ail jamais paru. Moïse charge le* prêtres de le faire apprendre au peuple. 11 bénit ensuite les douze tribus et prédit les choses qui doivent leur arriver. C'e»l le dernier adieu qu'il leur fait- Les ayant congédiées il monte sur La ' Nébo (vis a-vu Jéricho), d'où le Seigneur lui

la terre de Chanaan , en lui disant : I oiià la terre que ris* à .UroÂam , à l'aac , et à Jacui ; août l'ave* eue ,

n'y entrerez point. Moïse meurt en ce lieu , par le commandement du Seigneur, dans h» douzième mois (adar), à l'âge de cent vingt ans. Il fat inhumé , par un ange , dans la vallée de Moab, vis-a-vi* de Phagor, ou Béelphegor, et son wpulcre est ignoré jusqu'à ce jour , non sans une permission de Dieu , de peur que ta vénération des Juifs pour ce grand homme ne dégénérât en superstition , et ne les portât a lui rendre des honneurs divins, L'apotre saint Jude nous apprend que Yarchangc saint Michel eut une dispute pour le corps de Moïse, avec te diable, qui voulait le découvrir aux Israélites, afin de tendre un piège a ce peuple Irnp adonné a l'idolâtrie ;

DE L*HlSTOiRE SAINTE.

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que du* cette dispute, saint Michel n'oss condamner Sa/an avec exécration , mais ou 'il se coatemta de dire : que le Seigneur te condamne*

Moïse est auteur du Pentateoque. ou de* cinq premier* livre* de l'Ecriture *»inte , a l'exception de* deruier* versets du Deotéronome. C'e*t une vérité attestée par une tradition si constante, qu'il n'y a que la naine de la religion qui en puisse taire douter. Dire que c'est l'ouvrage d fcsdras, compote aprè* le retour de la captivité , c'est attribuer «gaiement à cet auteur le livre de Josué , celui de* Pteaumes et le* écrits des prophètes, puisque dan* ton* ce* ouvrage* il est fait mention de la loi de Moïse , nom sou* lequel on désignait anciennement le Peolateuque (t). I<e premier de* [ivres dont il est composé , se nomme la Genèse , et comprend ce qui s'est passé depuis la création du monde jusqu'à [a mort de Joseph. Le second , apode l'Exode, est une tuile de l'Histoire sainte, depuis cette époque jusqu'à la construction du tabernacle, fait en la deuxième année de la sortie d'Egypte. Le troisième, qu'on nomme le Lévilique, traite de loutes les fonctions de* ministres de la religion. Le livre des Nombres, qui est le quatrième, tire sa dénomination du dénombrement que Moïse y fait d'abord de tous les Israélites qui pouvaient porter les armes selon les tribus dont ils étaient. Knun , le cinquième s'appelle Dentéronome , ou seconde loi , parce que la loi qui est écrite dans les livres précédents , est réitérée dans celui-ci avec le* principaux événements. L» Jernierchapitre de celui-ci est visiblement d'une antre main que de celle de Moue , puisque sa mort y est rapportée. Mais ce chapitre n'appartient point originairement au Deutéronome. C'est le premier du livre de Josué , et la particule et, par où ce livre débute en est la preuve. On doit reconnaître encore qu'il te rencontre dan* le Pentateuque quelques petite* additions par forme d'explications, qui ont été faites après la mort de Moïse , non toutefois par de simples particulier* , mais par des prophètes ou des personnes qui avaient caractère et autorité pour les faire.

Si l'on demande après cela, sur quelle matière et en quels caractère* Moïse écrivit ces livres, la réponse est facile. ljt% tablettes de bois, certaines écorces d'arbres préparées , les lames rie plomb et peut-être même le papier d'Egypte , étaient dès-Ion usage pour l'écriture. Les Hébreux avant emporté d'Egypte tout ce qui pouvait leur être nécessaire dans le désert , Moïse ne pouvait manquer de matières pour écrire ses livres. A l'égard des caractères dont il se servit , on convient asseï généralement que se sont les Phéniciens , tels que les Samaritains les conservent encore dans leurs exemplaires du Penuteuquc.

Moïse passe aussi pour être l'auteur do livre de Job. On donne encore à Moïse le livre des Guerres du Seigneur, qu'il cite dans celui des Nombres (XXI. iL) « que nous n'avons plus. 11 pouvait Are de quelqu'autre main.

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