‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 152 sur 532 · Mort du grand-prêtre son fils, lui succède la · texte numérisé non relu

Mort du grand-prêtre son fils, lui succède la

place.

règne d'ArUxercès

, roi de Perse.

», frère du grand-prêtre Jonathan, ambitionne sa Pour l'obtenir il met dans ses intérêts Bagose ou de Syrie et de Phénicie pour le roi de m s'etairt rencontrés dans le te

temple ,

prennent querelle ensemble. Jonathan tue son frère dans ce lieu saint, a Crime abominable, dit l'historien Josephe , et dont il n'y • point d'exemple ni parmi les Grecs, ni

a Bagose lui-même dans Té temple pour fs s'

a po

parmi les peuples les plus d'horreur. Il

Ternirait ou le meurtre a été »

Les Juifs s'y op-

a leur dit-if après avoir forcé les obstacles ,' plus impur que a ce cadavre que je vois ici étendu ? • Avant de s en retourner il impose aux Juifs , en punition de ce sacrilège , un tribut de cinquante dragmrs par chaque agneau oui ils offriraient en sacrifice. (La dragrae valait huit «ouï un denier; c'était par conséquent so livres 4 sous a deniers par agneau.) Cette espèce d'amende fut payée jusqu'à la fin du regne d'ArUxercès Mnemon.

(1) S'il est vrai, dit-on, que l'année sabbatique était toujours précédés d'un* triple récolte, fa demande que firent les Joif», d'être exempta relie année-la de tribut , était sans fondement. On répond que Dieu n'ayant point permit de préterrer de ttérililé l'année

35i. Les Juifs ayant pris part a la révolte de la Phénicie contre ArUxercès Ochus , successeur de Mnemon , ce prince, après l'avoir étouffée, passa en Judée, où il se rendit maître de Jéricho et d'autres places voisines. Le nombre des prisonniers qu'il y fit monta a une telle quantité, qu'outre une grande partie qu'il amena avec lui en Egypte, dont il allait (aire la conquête, il en transporta beaucoup d'autres en Hyrcanie, 011 il les établit le long de la mer Caspienne. (&//«. c 3S , Onu L. 3i. c. 7 f Joseph co*m Appio» L. 1 ).

35o. Mort du grand-prêtre Jonathan , après quaraniesept ans de pontificat. Jaddus son fils, lui succède.

33a. Alexandre le Grand, faisant le siège de Tyr, envoie sommer les Juifs et les Samaritains de se soumettre à lui, et de fournira son armée les provisions dont elle aura besoin. Les Samaritains défèrent à cette sommation, maïs les Juifs s'excusent sur le serment de fidélité qu'ils ont fait 1 Darius, roi de Perse, déclarant que tant qu'il viira , leur conscience ne leur permettra pas de reconnaître d'autre souverain.

Alexandre, vainqueur de Tyr, marche contre Jérusalem, résolu de faire de cette ville un exemple mémorable de sa vengeance. J-c grand-prêtre Jaddus , après avoir tait ouvrir les portes de la ville, et joncher de fleurs les rues , vient audevant de ce prince, revêtu de ses ornements pontificaux , accompagné Jes prêtres vêtus de leurs robes sacerdotales, et suivis du peuple en habits blancs. Frappé du spectacle d'une procession si pompeuse , Alexandre change tout a coup de sentiments, il s'avance, plein de respect vers le trjiidprétre, le salue et adore le nom de Dieu qu'il portait écrit sur une lame d'or attachée a son" front. En même tems le peuple se rangeant en couronne autour du roi , lui souhaite une longue vie avec toutes sortes de prospérités. Aléxandre reçoit ces voeux avec un a r de satisfaction. Les personnes de sa suite, qui s'attendaient A un tout autre accueil, ne peuvent en croire leurs yeux. Parménion , favori du prince , lui demande, avec sa familiarité ordinaire , la raison de ce changement. Alexandre répond que ce même ponlifr lui avait apparu en Macédoine, et l'avait encouragé dan* le projet des conquêtes qu'il roédiiail. Il fin t ensuite son entrée dans Jérusalem, monte au temple, et y offre des sacrifices au Vrai Dieu. Jaddus lui montre les prophéties de Daniel , qui prédisent la destruction de l'empire des Perses par un roi «les Grecs. Alexandre se reconnaît aux traits

3 ui désignent ce conquérant, et ne doute plus du succès e son entreprise. Il assemble les Juifs avant de sortir de Jérusalem , et sur leur requête, il leur accorde diverses grâces, dont l'une des plus remarquables est l'exemption de saU latique, attendu qu'ils ne semaient

tribut pour I', ni

celle .innée la. (1) Les Samaritains exemption, disant qu ilsavaicot la mémo origine que les Juifs et observaient la même loi. Alcxandie remet i les satisfaire â son retour d'Egypte , supposé qu'ils puissent prouver ce qu'ils avançaient. Ce récit qui est de Josephe, est mis au rang des fables dans l'Encyclopédie , par la raison qu'il n'eu est point parlé dans l'Écritùre-Sainlc. Ou pourrait , sur le même fondement , nier l'existence du grandprêtre Jaddus dont les livres saints ne font point mention.

SéJiiion i Samarie contre Audromaque , gouverneur d'Egypte et de Syrie. On l'assiège dans sa maison , à laquelle on met le feu et lui-même est massacré. Alexandre ne Lisse point cet attentai impuni. Après son expédition d'Egypte, il repasse en Palestine, punit de mort tuut ceux qui ont eu part a celle d'Andromaque, chasse tous les aiUces habitants de Samarie, et met à leur place une colonie de Macédoniens. Les Samaritains se rtlirctit à Sichem , sur le mont Gantier Cette ville devient alors, comme elle IV*i encore aujourd'hui, la métropole de leur secte.

Alexandre, après la conquête de l'Egypte , ayant fondé la ville d'Alexam Irie sur une des branche-, du v

t en

première

Nil , invite les

Juifs i venir la peupler. Ils s'y reudrnt en foule , et sont compris^ avec les Macédor. . .j

des trois

3j4. Mort du grand-prêtre Jaddus, après vingt-six ans de pontifical. Oma» I , son fil» '

lui succédr

qui devait suivre Tannée sabbatique, let Juif» firent prudemment dr demander pour celle-ci, an roi de Macédoine, la grâce dont il l'ajiL (BuUet.)

DE L'HISTOIRE SAINTE

3a3. Après U mort d'Alexandre, la Syrie, ta Judée et la Phcnicie «ont adjugées a Laoroédon, dans le premier parloge Je sa succession. Les Juifs se font un point de religion de rester fidèles a ce nouveau mattre.

3 20. Ptolémée Soler, fils de Lagus , ayant défait Laomédon, exige l'obéissance de tous les peuples qui étaient soumis a ce prince. Les Juifs sont les seuls qui le refusent , dans U crainte de violer le serment de fidélité, qu'ils avaient fait a LaoméJon.

Plolémée, voyant qu'il ne peut réduire les Juifs que par la force, entre en Judée, et vient mettre le siège devant Jérusalem. La place , forte par son assiéte et par les ouvrages de l'art, était en état de faire une longue résistance. Mais un scrupule, dit on, abrège la durée du sié^e et en facilite le sucres. Les Juifs n'osant se défendre le jour du Sabbat, par un respect mal entendu pour la loi, Ptolémée qui s'en apperçoil , choisit ce jour pour une assaut général. La chose réussit comme il l'a prévu. Les assièges restent dans l'inaction , et demeurent spectateurs oisifs de la prise de leur ville. La conquête de Jérusalem entraine celle de toute la Judée. Ptolémée en fait transporter cent mille captifs en Egypte. Ils sont d'abord traités avec dureté. Mais Ptolémée chance bientôt de sentiments a leur égard; faisant réflexion sur ta fklélitédesJuifs envers leurs gouverneurs et leurs souverains, il brise les liens de ces captifs, choisit les plus distingués d'enlr'eux pour son service, et leur donne h garde des places les plus importantes de ses états. Ce traitement attire un grand nombre de Juifs en Egypte.

3oo. Mort du grand-prêtre Onias I , après vingt-un ans de pontificat. Simon, son fils , dit le Juste , lui succède.

La Judée et les provinces voisines passent sous la domination d'Anligone et de son fils par la cession que Plolémée est obligé de leur en faire. A celte occasion , un grand nombre de Juifs et dr- Samaritains passent en Egypte , aimant mieux vivre dans un pays étranger , sous le gouvernement d'un prince généreux, que dans leur pairie, sous la puissance a un tyran. Au nombre de ces fugitifs était le prêtre Eréchias, homme savant et vertueux. Ayant fait connaissance avec Hécatée l'Abdérite, il l'instruisit de la relion , des lois et des coutumes des Juifs, et le convainquit è manière qu'il composa une histoire de celte nation depuis Abraham jusqu'à son tenu. Nous n'avons plus de cet ouvrage que les passages qu'en cite Joseph c en faveur des Juifs. Hecatéc avait fait un personnage considérable a la cour d'Alexandre le Grand; il jouissait du même crédit à celle de Plolémée. Sa recommandation ne contribua pas mé diocremeni a faire obtenir aux Juifs les grâces que ce prince leur accorda.

393. Mort du grand-prêtre Simon , après neuf ans d'un pontifical mémorable, non-seulement par ses vertus, mais par les grands biens qu'il fit en qualité de prince temporel à sa nation. Il fortifia la ville et le temple de hautes murailles, et fit a ce dernier édifice des augmentations considérables. Il fil creuser dans Jérusalem une citerne revêtue d'airain, dont la capacité était si grande, qu'on lui donna le nom de mer ( Ecrits., L. 5o. ) Mats le plus important de ses ouvrages est d'avoir mis la dernière main au canon des livres sacrés Jes Juifs. Ce fut lui, suivant l'opinion la plus vraisemblable, nui inséra dans ce canon les livres d'Esdras , de Kéhémie et des Chroniques, ou des Paraliporoènes. On ne peut dire, en effet , qu'ils y aient été insérés par leurs auteurs , puis-

(1 ) Ce fui a peu près vers ce trois que les Juif* , n'ayant plus de prophètes pour diriger l'enseignement publie , commencèrent a »e partager en différentes icctes, celle des Pharisiens, celle des Saducéens, et relie de« Easécns ou Esséniens- La première, dont l'auteur eil inconnu, tirait son nom d'an mot hébreu , qui signifie t épater, parce que, *e piquant d'une grande régularité de conduite, elle se tenait séparée du reste des Juifs , comme de gens profanes , avec lesquels elle refusait même de manger. Outre le* livres sacrés, que les Pharisiens recevaient tous an* exception . ils avaient receuitli des anciens quantité de traditions, consiiUot la plupart en pratiques minutieuses, dont ils faisaient autant de préceptes divins. A l'égard do dogme , ils tenaient pour la prédestination absolue , uni iléroger au libre arbitre. Persuades que l'ime est immortelle, I ils admettaient un enfer où les méchants étaient précipités au sortir I de cette vie ■ pour y être éternellement punis , et un lieu de repos I où les justes recevaient la récompense de leurs vertus, avec pouvoir 1 néanmoins de retourner dans d'autres corps, s'ils le voulaient. Telle

qu'on y trouve des corrections marginales qui doivent avoir été ajoutées par quelques-uns de leurs successeurs, el quelques généalogies qui s'étendent jusqu'au Irais d'Alexandre le Grand. On ne vot. point d'homme public en Judée, depuis le règne de ce prince, qui ait réuni, comme Simon, toute la sagesse et la capacité nécessaires pour clore et sceller la collection des livres divins. Les Juifs , depuis ce tenu , n'ont plus admis de livres nouveaux dans leur canon.

Onias , fils du grand prêtre Simon, était de droit son successeur. Mais comme il était encore trop jeune, Eléazar , son oncle paternel, exerça pour lui les fonctions de la grande sacrificature.

384. Séleucus Nicator, après la défaite d'Anligone, devient maître de la Syrie. 11 tire de la Judée trois cents talents en permettant aux Juifs de vivre suivant leurs lois et de n'être gouvernés que par leurs

379. Après la mort de Séleucus Nicator , la Palestine passe sous la domination des rois d'Egypte.

377. Ptolémée Philadclphe, roi d'Egypte , curieux de mettre dans sa bibliothèque les livres de Moïse, sur le témoignage avantageux qu'on lui en avait rendu, lait travailler à la version grecque de ces livres , appelée des Septante, parce qu'une ancienne' tradition porte que soixantedix ei même soixante-douze juifs y mirent la main. Le fait de la version ordonnée par ce prince, est attesté par une fête que les Juifs instituèrent pour consacrer la mémoire de cet événement , qu'ils assignèrent au 8 de ihébelh , qui répond a nos mots de décembre et de janvier ; mais les circonstances dont U est orné dans Josephe et dans Philon , sont pour la

afo. Mort tf Eléazar, grand-prêtre en fonction. Onias, iur lequel il exerçait, devait lui succéder; mais sa dignité l donnée (on ne sait nour quelle raison ) a Manassé, fils de J ad Jus , el oncle de Simon le Juste.

333. Otoas II entre en fonction de la grande sacrificature après la mort de Manassé. Son caractère est exprimé par le surnom d'AvARE qui lui fut Jonné. Ses prédécesseurs avaient payé régulièrement aux rois d'Egypte le tribut annuel de vingt talents, comme un hommage qu'ils faisaient a cette couronne. Onias, tout occupé a grossir ses trésors, néglige de le payer.

325. La somme des arrérages de ce tribut s'étant accu mulée pendant plusieurs années, le roi Ptolémée Evergéte envoie l'un de ses courtisans , nommé Athénion , en Judée , pour en demander le paiement , avec menace de chasser les Juifs de leur pays en cas de refus; et de mettre une colonie d'Egyptiens en leur place. Joseph, neveu d'Onias par sa mère, détourne l'orage par sa prudence. S'étant tait députer * la cour d'Egypte , il y gagna les bonnes grâces du rot et de ta reine, au point d'obieuir la préférence sur plusieurs concurrents riches et puissant , pour les fermes de la Phénicie et de la Célésyrie. Le profit qu'il fit dans cet cm ploi dont il jouit l'espace de vingt-deux ans , servit è ac-

Î|uitler sa nation enveis le roi dxgypte. ( Josephe on/as. . XII, c. 3. ;

319. Mort du grand-prêtre Onias II : Simon II , son fils, lui succède (1).

était en substance la doctrine des Pharisiens, au rapport de Josephe, qui lui-même était de leur secte, dans le dis-huitième livre de ses Antiquités (ch. a. u°. 3). Il ne parle point de résurrection générale des morts , el M. Prideaux prétend que Jésus-Christ est le premier qui enseigna cette vérité; comme « elle n'élail pas formellement énoncée au deuxième livre dis Macchabées (c. la, v.43), nuvragr rompoté , de l'aveu de lous les critiques , tong-tems avant Jésus-Christ. Les Pharisiens certainement ne s'éloignaient pas de la doctrine de ce livre, témoin celle apostrophe que fil saint Paul au Sanhédrin, pour diviser les Pharisiens et les Sadduréens qui le composaient, et mettre les premiers de son coté : Met /rem , je suis Ptaritiea, et /Ut Je Pkariiitm; e'ett à este Je Ae rétaneetiea éet martt , fae j'etaére , fa'»» m'a cité em jagemeat. ( Acl. a3, v. 6. ) Avouons— le , ntsmtiuiiu , I idée que les l'iurisicns avaient de la vie future était bien grossière, en comparaison de celle que nous <n donne l'Evangile. Leur paradis était a peu près celui des Mahométaols. On y buvait, on y mangeait , on s'y mariait comme dans la

ABftÉGE CHRONOUWIQUE

»u>. Antiochus le Grand, roi de Syrie, entreprend <ïcnlever'la Palestine et U Celésyrie ou Syrie Creuse , a Plolémée Ptiilopator , roi d'Egypte. Il soumet ta deuxième «pris une rieloire remportée sur l'armée égyptienne. Dota, il entre dans la Galilée, dont il se rend maître sans peine, passe le Jourdain, subjugue le pays de Galaad , prend Habbath , capitale des Ammoaitcs, et oblige les Arabes du voi

317. Bataille de Raphia, gagnée par Phil<vpttor, sur Antiochns le grand, Elle tait recouvrer au vainqueur tout ce que le roi de Syrie lui avait enlevé.

Pnilopalor visite les provinces qu'il vient de faire rentrer sons ses lois. Arrivé i Jérusalem , il offre des sacrifices dans le temple. Mais, non content de le voir du partis on était l'autel des holocltrslel , il veut entrer dans l'intérieur de l'éJifice et pénétrer jusqu'au Saint des Saints. Le grand prêtre lui objecte la sainteté du lieu et la loi formelle de de Dieu , qui n'en permet l'entrée qu'au grand-prêtre , et seulement une fois Vannée, au jour des expiation*. Le roi persiste dans sa résolution. Il s'avance au mdieu des cris ci des gémissements des prêtres. Hais une main invisible l'agite, te renverse tout -a-coup; on l'emporte demi-mort. Revenu a lui-même , au lieu de slmmilicr , il ne respire que la « geance. (iVratrAao., t. III, c. 1.)

Ce princr, de retour en Egypte, veut faire expier lui Juifs d'Alexandrie , l'affront qu il croit avoir reçu de ceux de Jérusalem, l-cs premiers , comme on l'a dit plus haut , jouissaient dans Alexandrie des mimes privilèges que les Macédoniens, et formaient arec eui la première des trois classes dans lesquelles Alexandre avait partagé les citoyens de celte ville, (a 16.} Philopator ordonne par un édit qu'ils seront rejrtés dans la troisième, qu'ils viendront, chacun en particulier , se faire enrôler , et que , pour marque de leur servitude et de leur enrôlement , on leur imprimera avec un fer chaud sur le corps une feuille de lierre, symbole du dieu Bacchus. La peine de mort est décernée contre ceux qui s'opposeront par voie de fait à l'exécution de cet édit, et la conservation de leurs privilèges est assurée à ceux qui se feront initier aux mystères des divinités du pays.

vie présente. Himhtmmt etim f «a* mamgerm dm paJa éaas la maitaa 4a Sttgatmr. ( Luc, xiv , iS. ) disait c» Pharisien à Jésus- Christ,

3u'il mit invité à dîner. Et ta question que faillit un Sadduréen a ésui Christ , sur le mari qu'aurait , a la résurrection , rette femme qui avait survécu s sept maria sans en avoir eu d'enfant» , n'est-ce bjectlon tirée de la doctrine des Pharisiens sur l'étal de

l'autre via? Let plus superbe* , les p!u« ambitieux, le» plus hypocrite*, in. plu* ?'»» 'V {"f'. <»»'««'♦•

toutes le* affaires publique* cl particulières, afteclaieUI isn eslériru mortifié avec da* mesura aouvaol corrompue* , at ne souffraient pa* qu'eu le* contredit , ou qu'on le* méprisai impunément. Ce portiait , dan* la suile , ne sera que trop justifié par le* fait*.

Le* Esséoieni ou Eseéen* ne différaient de* Pharisien» pour la doctrine , qu'en ce qu'il* rejetaient toute nsetempsyroae , et niaient I* résurrection de* mort», reconnaissant d'ailleurs l'immortalité de l ime , ainsi que l'éternisé de* peine* do crin»* et des récompenses «U U vertu. Voici en abrégé ce que Joseph* { at Mla Jaéaira , I. Il, c. 7. ) noua apprend de leur manière de vivra : • Ce aonl,

• dit-il, de* philosophes qni vivent entre eux dan* on* parfaite

■ union , et ont en horreur la volupté comme un poison dan- » acreux. Il* ne se marient point , mai* il* élèvent les enfants des

• autres, comme s'il* étaient à eue, et leur inspirent, pendant

• qu'il* sont encore jeunes , lear esprit et leur* maximes. Ce n'est > pas qu'il* rondamncnl le mariage en lui-même... Mai* il* *oot a toujours en gîtât coure rtmempérame et contre rinfidétlté de» « femme* l's regardent le* riches»*» avec la dernière indifférence ,

• et possèdent tout en commun. Ils se font honneur de l'austérité

• qui parait dan* leur extérieur ; mais ib évitent la malpropreté. Il*

■ travaillent jusqu'à la cinquième heure . puis se rassemblent tous a ensemble, et se baigorut, âpre* quoi Ils se retirent dan* lénra

• cellule* . où II n'est permis a aucun étranger d'entrer. De la il*

• pistent dans leur réfectoire commua, ou l'on donne * ehacnn un

■ pain et un met*. Le repas est toujours précédé d'une prière que » fait le prêtre; après quoi ils retournent au travail . et y demeu- » rent jusqu'au aoir, et alors U* reviennent au lieu 06 il* prennent » leur reps* . et font manger leur* hâte» avec eux , a'il en est »ur- » veau quelqu'un. Quoique dans tout la reste U* soient dam une en- » lier* dépendance de leurs supérieur», toutefois H» ont la liberté de a faire du bien et de secourir leur prochain comme il* peuvent , et » autant qu'ils peuvent. 11» ton! très- religteu» observateurs de leur « narnte. .. Mais 11* évitent le jurement comme lé parjure mime.

• Ils étudient les ouvrages des ancien* , et y cherchent surtout ce I

• qui peut contribuer a la perfection de l'anse et b la conservation I

(Josrphe . Antiq., L. XII,* c. 1 et rouf. Apfium. , L. U ; JHorcA. , L. III.)

De plusieurs milliers de Joifs, établis dam Alexandrie, il ne s'en trouve que trois cents qui acceptent ces offres Les autre* , les regardant comme des apostat* , ne veulent avoir aucun commerce avec eux.

Philopator, irrité de la constance des Juifs, veut faire périr tous ceux qui sont en Egypte. Dans ce dessein , les avant rassembles de toutes les villes de son obéissance dans l'Hippodrome , il fait licher sur eux se* éléphants, qu'on avait mis en fureur. Mais ces animaux tournent leur animosité contre ceux qui les conduisent, les foulent aux pirjs , et en font un affreux carnage. Frappé de ce prodige, le roi fait relâcher les Juifs , rend publiquement témoignage à leur fidélité, et défend de les inquiéter en aucune manière, le* Juifs, avant de partir, demandent la permission de punir ceux de leurs frère* qui avaient arvostasié. L'ayant obtenu, ils les font mourir, comme la loi de Moïse l'ordonnait. (Miuxhab. LUI.)

ao3. Après la mort de Philopator, la Célésjrrie et la Palesline tombent sous la puissance d'Antioéhus le Grand, qui s'en rend maître en deux campagne*.

aox. Sropas , envoyé par Aristornrne , gouverneur de PttV lèmée-Epipnanes , nouveau roi df Egypte , reprend la Judée , et met une garnison dans 1a forteresse de Jérusalem.

90 1. Antiochus, avec le secours de* Juifs, chasse la garnison de Scopas, et se remet en possession de la Judée. En reconnaissance de l'attachement de* Juifs a son service , il ordonne qu'on leur fournisse tout ce qui sera nécessaire pour les sacrifices et les réparation* du temple, leur permet •Je vivre suivant leurs lois . et exemple de tous tribus pendant trois ans tous ceux qui habitent Jérusalem ou qui viendront s'y établir. Le* guerre* de* rois d'Egypte et de Syrie, et les courses que faisaient en Judée le* Samaritain* raesuiant ce* troubles, avaient fort dépeuplé cette ville.

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