‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 196 sur 532 · PTOLÉMÉE ÉPI PH ANES · texte numérisé non relu

PTOLÉMÉE ÉPI PH ANES

ao4< Ptolémk \ , i qui on donna le surnom d'ÉPiPiiANF.s ou d' Illustre, n'avait que cinq ans à la mort de son père, auquel il succéda. L'intérêt porta les minisires de ce dernier a tenir, pendant quelque temps , sa mort secrète pour avoir le loisir de s'emparer de la régence. Mais leur dessein ayant transpiré , le peuple se vengea de la supercherie en les mas sacrant avec leurs familles. On procéda ensuite a la norai

CHRONOLOGlK HISTnltlttl K

Carie, devait avoir pour lui la Phéoicîe et la iochus ayant commencé le* hostilités ( ao3 ) ie, Aristornène éclata vainement en plaintci : de bouclier*. Bientôt après, il apprit que

nation d'un tuteur au jeune prince , et le choix lombMur Aristornène d'Acananie, qu'on déclara en même temps régent du royaume. C'était un vieillard respectable par son expérience et sa probité. Il eut besoin de loute son habileté pour défendre le royaume contre les entreprises de deux princes également ambitieux, Anliochus le Grand, roi de Syrie, et Philippe, roi de Macédoine. Tous deux a'élant ligués, partagèrent d'avance entre eux la monarchie, égyptienne, de manière que le premier, en cédant a l'autre l'Egvple et Célésyrie. Anliochus Jans la Célésyrie »ur cette levée i

Philippe était prêt a fondre sur la Carie. Alors voyant le royaume entre deux (eux, il eut recours aux Romains, par une ambassade, les priant de ses ouvenir de leur ancienne alliance avec les Ptolémée» , et leur offrant la tolelle du jeune monarque. Le sénat agréant l'ofTre, dépêcha trois de ses membres pour aller rétablir la paix entre les trois souverains. Emifius, le moins âgé de ces députés, s'étant Tenu présenter a Philippe, lorsqu'il faisait le siège d'Abyd ns sur i'HrUrspont.lui signifia les ordres dont il était chargé, avec menace d'attirer sur lui les armes romaines, s'il ne se désistait promptement de ses entreprises contre l'Egypte. « Jeune homme, lui répondit Philippe, votre âge, votre « figure, et plu» encore le nom romain vous inspirent Pau

• dace avec laquelle vous me parlez. H vous conviendrait

• beaucoup plus de souhaiter que votre république observât » le traité que j'ai fait avec elle. Saches que si vous cora-

• mencea la guerre, vous me trouverez prêt a la soutenir.

• Je vous ferai voir, avec l'aide des dieux, que la valeur des » Macédoniens l'emporte sur la fierté présomptueuse des » Romains .. (Tite-Livc, l. XXXI )

Emilius s'étant retiré, passa eniutte en Egypte, où acquit tellement l'estime et ta confiance de la nation, qu'elle mit son jeune souverain sous sa protection. Anliochus n'ayant pas mieux accueilli que Philippe n'avait fait, l'ambassadeur Je Rome qui était venu le trouver, entra, sans différer, a main armée , dans la Palestine. Il y fit des progrès si rapides , que bientôt il aurait subjugué tout le pajs , si les affaires de l'Asie ne l'eussent rappelé pour soutenir Philippe contre At talus, roi de Pergime.

. 300. L'Egypte avait alors, depuis quelque grand homme deguerredans la personne de Scnpas, élolien de naissance, qu'ut) mécontentement avait porté a quitter son pays pour passer au service de Ptolémée Epiphanes, avec six mille nommes qu'il commandait. Nommé par ce prince, général de ses armées , il entra avec l'élite de ses forces dans la Célésyrie et la Palestine, tandis qu'Aiitiochus faisait la guerre en Asie. I.a conquête qu'il fil de plusieurs places dans ces deux provinces , leur ouvrit le passage jusqu'à Jérusalem où il mit garnison dans la forteresse; après -quoi il reprit, couvert de gloire et chargé de dépouilles, la route d'Alrxan- Jrie. Mais Anliochus, a la sollicitation des Romains, ayant cessé de taire la guerre au roi de Pergarar , vint en personne, l'année suivante, dans la Célésyrie, et prouva au général égyptien qu'il ne devait qu'a son absence les avantages qu il avait remportes dans la campagne précédente. Etant tombé »ur lui dans la plaine de Panéai , il lai Ha en pièces son armée , et l'assiégea lui-même dans Sidon , où il s'était retiré avec ce qui lui restait de troupes, et l'obligea île rendre la place, sous l'ignominieuse condition que lut et ses gens en sortiraient tout nudi. Il prit ensuite Gaza, et fit tous ses lois toute la Célésyrie et la Palestine.

197. Pour écarter les ombrages que le succès de ses armes pouvait donner aux Romains, il fit agréer pour épouse, au roi d'Egypte, Cléopâhe, safirte, avec assurance de la Phénicie , Je la Célésyrie et de la -Palestine, pour la dot de la

)rince*se , lorsque le mariage serait accompli. Se croyant libre alors de suivre tous ses proiris , il rassembla toute* ses force* de terre et de mer pour aller subjuguer la tarie , et plusieurs villes de l'Asie mineure, quil prétendait avoir appartenu a Seteucus-Nicator, fondateur du royaume de Syrie. Dans le cour de cette expédition qui fut heurruse, un faux bruit se répandit que le roi d'Egypte était mort. Ce qui Pavait occasionné, c'était la perfidie de Scnpas, qui, comptant sur la valeur et l'attachement de* troupes étoliennes qui Pavaient suivi, se flattait de pouvoir usurper facilement le trône d'Egypte sur un prince encore enfant. Mai* le régent Aristornène ayant démêlé set intrigues, le ron

vainquit de sa félonie dans gneurs. On n'hesita point a le on le fit mourir par le poison , plices.

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