V. DYNASTIE : LES HAN
aoa av. J.-C. (36e. année ki-hay, du 37'. cycle. ) KLao-HOakg-ti fut le nom que prit Lieou-pang, apres que les grands se furent accordés a l'élever sur le trône impérial. Généreux et reconnaissant envers ceux qui l'avaient bien servi , il les récompensa selon leurs mérites. Les Tartares Yong-nou , ayant osé faire des excursions sur les terres de l'empire, sous la conduite de Mété, leur roi, donnèrent beaucoup d'exercice aux généraux de l'empire , envoyés pour les repousser. Accoutumes a fuir lorsqu'ils se trouvaient les plus faibles, ils revenaient souvent à la charge , quand ils voyaient jour à pouvoir réparer leurs perles.
King-pou, prince de Hoainan, craignant que l'empereur n en voulut a ses jours , faisait des levées secrètes «le troupes, afin de vendre chèrement sa vie , si l'on voulait y attenter. Kao-hoang- li , instruit de son dessein, se mit lui-même a la lûte de son armée et marcha contre lui. Avant d'en venir a une bataille , il lui fit demander ce qu'il voulait. L'empire, répondit King-pou. L'empereur, indigné de celle réponse arrogante, fit sonner aussitôt la charge et battit complrtrmrnt l'année du rebelle. Il pensait a réparer ce revers lorsque Ouang-tchin , prince de Tchang - cha , feignant de le secourir, lui envoya un corps de troupes qui le surprit dans Yuei et le mit a mort.
Les fatigues que Kao-hoang-ti avait essuyées dans son expédition , jointes a une blessure qu'il y avait reçue, avaient altéré considérablémenl sa sauté ; elles lui causèrent une maladie , qui fît en peu de tems de rapides progrès , et l'emporta après avoir régné douze ans comme roi de Han , et huit comme empereur. Son caractère bouillant et itnné-
DKS fc.MI-IiIUU.iRS DE LA CMINh.
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tueux lui fit dire bien des fautes, qu'il i sullatit de» uni) éclaires.
194 avant J. C. (W- tiog-duy, du 37«. cycle.)
IIiao-UOEI-ti, fils ainé île Kao-hoang-ti, lui succéda, malgré les intrigues de la princesse Tsi, une des femmes Ju feu empereur, pour l'exclure et lui substituer son propre fils. L'impératrice, mère de Hiao-hoei-li , devenue toute qu'usante, fil jeter la princesse Tsi dans un cloaque, après ni avoir fait couper les pieds, les mains et les oreilles. L'empereur , saisi d'horreur à la vue de ce cadavre , <iue sa mère lui fil présenter, s'abstint pendant un an lu soin de l'étal. Mais au lieu d'employer ce teins à 'instruire des a flaires, il le passa dans la débauche. Ayant ,.ri* ensuite, i la sollicitation des grands, le timon du gouerneraent, il nomma son ministre Tsao-tsan, qui lui donna nus ses soins pour s'acquitter parfaitement de cet emploi. Le i'gnc de cet empereur fut court. 11 n'était sur le trône ^ue depuis six ans , lorsque la mort l'en fit descendre.
188 avant J. C. (5o*. année quei-lcheou , du 37*. cycle.) L'impératrice mère de Hiao-boei-ti, lui donna pour sucesscur L:u-hcou , enfant supposé , et se fit déclarer régente, '.letle princesse voyant que son fils ne faisait point espérer de iHMténlé, avait donné à l'impératrice , sa bru, le fils d'une -trangère, pour l'élever comme le sien; et pour mieux -ouvrir cette supercherie, elle s'était défaite de la mère de cet enfant. Devenue régente , elle ne songea qu'a écarter de» inplois tous les princes de la famille de Kao-koang-ti, pour <-ur substituer ses parents. S'élant ensuite dégoûtée de ce n mulâtre d'empereur, elle le fit déposer, et mettre en sa •lace Y-ti, autre enfant supposé. La mort de cette princesse, . rri vée peu de teins après , renversa toutes les espérances de ses p.irents, et de ceux qu'elle protégeait. Lorsqu elle eut ferme 1rs yeux, les grands s'élant assemblés pour l'élection d'un .hef de l'empire (car Liu-heou était déjà mort), jetèrent unanimement les yeux sur le prince de Taï, né d'une con-
et
par-la plus au brigandai les terre» de la Chine vers I
l.e* ravages qu'ils commirent furent TiorribUt ; ils firent périr beaucoup de monde , brûlèrent plusieurs villages , forcèrent même des villes d'où ils emportèrent un butin considérable, sans qu'on pût les joindre pour les obliger - -nains. Ils y revinrent encore 1 année sui—
17g avant J. C (59*. année gin-su, dn 3j*. cycle.) HiAO-OUEN-Tl fut le nom que prit le prince de Taï en montant sur le trône impérial. Ce monarque, d'un caractèrr rempli de bonté, naturellement compatissant, et porté » la vertu, donnait a tous ses sujets, sans distinction, un libre accès auprès de sa personne; affable envers tout l«monde , il faisait arrêter son char pour recevoir tout les nlacets qu'on voulait lui présenter. 11 était ennemi des louanges et des discours inutiles. Sa grande passion était la chasse, el il eut beaucqup de peine à s'en corriger. Pendant les guerre* continuelles qui avaient désolé l'empire , ta cérémonie du labourage, pratiquée par 1rs empereurs, tvait été interrompue et presque oubliée, lliao - ouen - ti jouissant des douceurs de la paix, voulul rétablir cette coutume, afin d'eiciter le peuple à défricher les terres, el d'encourager les laboureurs par cette marque d'estime pour leur profession. L'ordre qu il fit publier a celle occasion, était conçu en ces termes : « La terre est la nourrice des
• hommes , et ses productions sont la principale richesse » d'un empire. L'étal le plut honorable est celui qui r.on-
• court a fa conservation de» autres ; et afin de témoigner » l'estime que j'en fais, je veux moi-même, suivant la cou-
• tome de nos premiers sages, pratiquer l'auguste cérémo-
• nie de labourer la terre, et employer i sacrifier au Chang ti
- le produit de la portion que j aurai cultivée. J'exempte le
• peuple de la moitié des tributs, pour les mettre en état . de se procurer le» instruments nécessaires au labou
- rage ».
Les TarUre» Hiong-nou , uns respecter l'alliance renouvellée avec l'empereur, faisaient des irruptions réitérées, et causaient beaucoup de mal. Telle était leur manière de faire la guerre; gravir et descendre les montagnes les plus «■scarpée» avec une rapidité étonnante , traverser a la nage les torrens et les fleuves les plus profonds ; souffrir le vent , la pluie, la faim et la soif; faire de* marche* forcées ; ne point être arrêtés par le» précipices ; accoutumer le» chevaux à passer dans les sentier» les plu» étroit* ; se rendre habiles à te servir de l'arc et de la flèche : être surs du coup de main ; tels étaient les Tartares. Ils attaquaient , prenaient la fuite avec une promptitude et uoe facilité admirables. Dans le* gorges, dans les défilés, ils avaient toujours l'avantage sur les Chinois; mai* en plaine, où les charriots de ceux-ci faire des évolutions, la cavalerie chinoise battait la leur. L'empereur ayant plusieurs mil-
liers de Hiong nou, soumis a sa domination, leur fil donner des armes fabriquées à la Chine, avec des charriou de guerre. Le» Chinois mêlés avec ces TarUre* , devinrent des soldats façonnes i la manière de combattre des deux nations, rendirent p
le* Hiong-nou du règne de V.
d'en
vante , et commirent de nouveaux dégâts. Ces courses causèrent taot de chagrin i l'empereur, qu'il en lomba malade, et mourut la vingt -troisième année de son règne, et la quarante -sixième de ton âge. Ce prince ne voulut jamais qu'on Cl rien de nouveau pour sa personne, ni qu'on embellit son palais et ses jardins. Ses chars, ses équipages, ses habits, et généralement tout ce qui était a son usage étaient le* mêmes qu'il avait eus en montant sur le trûne. 11 préférait a ce luxe le soulagement du peuple.
i56 avant J. C (aa*. année y-yeou, du 38». cycle.) HlAO-KlKG TI, nommé Lieou-ki du vivant de Hiao-ouen-ti, son père, lui succéda comme son fils aîné. Il y eut sous son règne, entre les princes, ses vassaux, de vives querelles, auxquelles il prit peu de part. Après avoir tenu le sceptre avec des mains languissantes, il mourut i l'âge de quarantehuit ans.
140 av. J.-C. (38e. année sin-tchcou , du 38». cycle. ) Han-ou-ti, deuxième (ils de Hia-king-li, devint son successeur par la préférence que ce prince lui avait accordée ur Y ouang, son frère atoé. Celui ci avait d'excellentes (pralilt's ; mais il était d'un orgueil insupportable. L'emreur, pour modrrer son caractère altier, lui donna oour conseil un sage nommé Tong - Ichong , nui vint a bout, par ses remontrances, de lui inspirer des sentiment plus humains. Tong-tchong eut le même succès sur 'esprit de Si-ouane , autre frère de l'empereur, qui le lui avait recommandé.
Han ou-ti craignait extrêmement la mort. Les Tao-tsé, connaissant en lui ce faible, s'en prévalurent pour lui inspirer leurs superstitions. On a déjà dit que cette secte était idonnée a la magie, et se vantait de donner, par un -ertain breuvage, l'immortalité. L'empereur fut tellement la dupe de leur charlalanerie , qu'il ne fut jamais possible ■le l'en détourner. On vit alors res imposteurs affluer » la cour et y dominer. Les hommes les plus sensés les méprisaient, mai* n'osaient ouvertement les contredire. Cependant Han-ou-ti ne manquait pas de bon sens.
Les Tartares- Yong -nou , après avoir vainement fait deinder une fille de l'empereur pour leur Tchen-yu , ou leur roi , recommencèrent leurs incursions sur les terres de l'empire. Trois cent mille hommes, taot cavalerie qu'infanterie envoyés contre eux , les obligèrent de s'en retourner, mais ne leur firent pas perdre l'envie de revenir.
L'amour des lettres commençait depuis long - teins à s'affaiblir i la Chine. Quelques savans ayant entrepris de le faire revivre, engagèrent l'empereur a publier un édit par lequel il invitait tous les hommes de lettres 1 se rendre a sa cour, pour conférer avec eux sur cet objet.
Quelques précautions qu'on prît pour arrêter le brigandage des Yong- non, on ne put les empêcher de revenir sur le» terre» de l'empire, et d'y causer beaucoup de désordres. La seizième année du règne de Han-ou-ti, ils dévastèrent une partie du pays de Taï. Dans une autre de leurs course», il» pénétrèrent jusqu'aux portes de Sou-fana. L'empereur fit marcher contre eux Ouei-tsing, i ta léte de cent mille hommes d'élite, avec ordre de les joindre en quelque endroit qu'ils fussent. Après s'être divisés en plusieurs corps, les Chinois se trouvèrent a jour nommé en présence des Tartares, et investirent aussitôt leur, camp. Le Tchen-yu, surpris dans le sommeil et l'ivresse, s'élant réveillé subitement, monte à cheval, et se voyant enve loppé de toute» parts, il forme, avec les plut déterminés de ses gens, un escadron, à la tête duquel il passe sur ventre a un détachement de cavalerie, et gagne au pied. L'empereur, l'année auivante, donna ordre a Ho-kui-ping d'entrer sur le* terres des Tartares, d'où ce général remporta un riche butin. Ces peuple* prirent dan* la suite leur revanche ; mail leurs succès furent contre - balancé.
CHRONOLOGIE IIISÏOHIOUK
j»ar des pertes qui leur firent sentir U supériorité que les Chinois avaient sur eux.
L'empereur, a l'âge de vingt-neuf ans, avait eu un fils nommé Lieou-ouei, qu'il désigna pour son successeur, i* différence des caractères du père et du Gis , avait presque formé deux partis a la cour. Le jeune prince, qui ne respirait que la douceur, l'affabilité et la bienfaisance, avait pour partisans tous 1rs grands qui étaient doués de ers qualités. Les Tao-ssé, toujours 'maîtres 'de l'esprit de I empereur , étant venus à bout de lui rendre suspect son (ils, par leurs calomnies, obligèrent ce jeune prince a prendre des mesures pour mettre ses jours en sûreté. L'em pereur , apprenant qu'il avait levé des troupes, donna ordre a ses généraux de marcher contre lui. Ce jeune prince , bientôt abandonné de ses partisans , se vit obligé d'aller chercher une retraite chez un cordonnier , où , craignant d'être découvert par ceux qui le poursuivaient, il se pendit de désespoir (ai).
L'empereur , a la fin , ouvrit les yeux sur les impostures des Tao-ssé. 11 reconnut publiquement l'illusion qu'ils lui avaient faite, et quoique leur secte fut très- nombreuse, il leur ordonna , sous peine des derniers supplices , de sortir incessamment de ses étals. Han-ou-ti approchait alors du terme de ses jours. Il mourut dans la cinquante-quatrième année de son règne et la soixante-onzième de son fige. « Cet ail un prince, dit le P. de Mailla, qui av ■ beaucoup d'esprit , et une connaissance profonde du gou- • vernement. Prompt i se décider dans les affaires les plus » épineuses, il mettait beaucoup de discernement dans le » choix de ceux qu'il employait. Il fut sévère dans l'admi- » nistration de U justice , et rarement il pardonna. ■
86 av. J.-C. ( 3a*. année y-ooey, du 3g«. cycle.) Haktchao-ti , fils de l'empereur Han-ou-ti , fut reconnu pour son successeur a Tige de neuf ans, malgré l'opposition de Licou-tan, fils de Han-ou-ti, qui prétendait que ta couronne lui appartenait, et que Han-ichao-ii , nommé par l'empereur son héritier, n'était pas son fils. Ilo-Louang, nommé son gouverneur par Han-ou-ti, fil échouer la cabale el affermit Han-lchao-ti sur le trône. Ce jeune prince, dès son enfauce, montra un bon sens au-dessus de sou 4ge. La sagesse avec laquelle Ho' kouang administrait les affaires de l'empire, ne satisfit pas Lieou-lan. Han-tchao-li, quoiqu'en sa dixhuiticme année, n'avait pas encore pris le bonnet d'usage pour se faire déclarer majeur. Content des services et du zèle de Ho-kouang , il avait toujours diffère celte cérémonie. Cependant, pressé par ce ministre, il la fit avec beaucoup de pompe et de magnificence. Ce prince mourut la douzième année de son règne et U vingt-unième de son A6«t sans bisser de postérité.
74 av. J.-C. ( 4-i'- année Ting - ouy , do 3g*. cycle.) Lieou-ho, prince de Tchang - y et fils de Lieou - pou , prince de Ngaï, fut préféré pour la couronne impériale a Lieou-siu, son proche parent, fils de Han-ou-ti, prince de Kouang- line, que son père avait jugé incapable d'être mis a la (fie de l'empire, niais le jugement que portèrent de Lieou-hu ceux qui l'élurent, ne fut pas plus judicieux que celui de llau-ou-ti, a l'égard de Lieou-siu. I.ieou-ho, peu accoutumé a la gène, continua dès qu'il cul la cou ronnesur la tète, de se livrer a ses goûts et à ses penchants peu délicats. Les grands le jugeant incorrigible, le déposèrent l'année suivante, sans qu'il fil aucun mouvcmeni pour se venger de cet affront.
73 av. J.-C. (45*. année vou - chin , du 3o'. cycle.) Hait sil'EM-Tl, pelil-flls du prince Lieou-ouei, fut élevé sur le tronc impérial après la déposition de Lieou-ho , comme plus proche héritier. Son nom, avant son inauguration, elait Hoanc-lscng- son. Il était dis - lors marie avec la princesse Hiu-chi qu'il fit déclarer impératrice. Celte prin cesse , étant devenue enceinte , tomba malade dans sa grossesse et accoucha avant terme par l'effet d'une poiiou nue lui donna son médecin séduit par Ile— hien, f mme île Ho-kouang. Délivré de celle princesse par sa mort , llo-hien vint •» bout de lui faire substituer sa fille dans la quatrième année du règne de Han-siuen-ti. Ho-kouang, instruit du crime de sa femme, ne put y survivre. Une maladie causée par le chagrin l'emporta en peu de jours.
L'empereur jusqu'alors n'avait pu s'occuper du dessein qu'il avait formé à son avènement au trône, de rédiger
en meilleur ordre les lois de l'empire. C'est ce qu'il exécuta lorsqu'il vit la paix affermie dans l'état.
I.a dix-neuvième ^nnre de son règne , Han-siuen-ti reçut une ambassade du Tchen-yu , ou roi des Tartans Yonguou , qui venait lui offrir les hommages de ce prince el se mettre sous sa protection. Havi d'acquérir un vassal de cette importance, l'empereur alla au-devant de lui hors des portes de Tchan-ngan , sa capitale , accompagne d'un nombreux cortège. Le lendemain , i l'heure fixée pour la cérémonie, Jeux princes de la famille impériale et plusieurs grands, précédés par le» gardes de l'empereur, allèrent le prendre cl le conduisirent dans une salle spacieuse où l'empereur était assis sur un trône. I.e Tchen-yu se mit à genoux et rendit hommage ; après quoi l'empereur l'invita à un festin où il fut traité magnifiquement. Celte démarche du Tchen-yu changea les dispositions des autres Tartares envers les Chinois auxquels la plupart de ces peuples, »e réunirent successivement.
Han-siuen-ti n'était encore qu'i la quarante-deuxième année de son Age, et la vingt-cinquième de son règne, lorsque la mort le ravit i ses sujets , dont il emporta les regrets très - bien mérités au tombeau. Comiae il était naturellement bon el pacifique, on avait vu peu de règnes aussi exempts de troubles que le sien. Ce prince encouragea les arts utiles qu'il cultivait lui-même, et cette émulation forma d'habile* ouvners. Respecte et chéri de ses peuples , ses ordres étaient exécutés avec la plus grande exactitude. Les événements de son règne el le bien qu'il fit , le mettent au rang des plus grands princes qui ont occupé le trdne de la Chine.
48 av. J.-C- ( io« année quev-yeou, du 4o«- cycle.) Han-yi7EN-ti, fils de Hanstuen-li,
Irone en lui succédant qu'il avait hérité de sa ur. On lui reproche
ne porta pas sur le 1 grandes qualités ; mais il prouva droiture et de la bonté de son ^anmoins la Irop grande confiance dont il honora l'eunuque Ché-hien , qu'il avait fait son premier ministre. Ce favori abusa de sa faveur pour élever aux premières 'charges ses créatures rt fairr destituer de leurs emplois ceux qui lui faisaient ombrage. Han-vueo-ti mourut dans la seizième année de son règne , "laissant l'empire aussi paisible qu'il l'avait reçu de son prédécesseur.
3a av. J.-C. ( a6«. année ki-tebeou , du 4°'- cycle. ) HAW-TClllIiti-TI , fils cl successeur de Han-yucn-ti , avait montré dans sa première jeunesse, une grande application à l'élude des Kings, ou livres canoniques des Chinois. Mais des flatteurs, par leurs discours séduisants , lui firent abandonner ce genre d'occupation, pour se livrer au plaisir. Son père s apercevant de ce changement de mteurs, hésita long-tems s'il le déclarerait son héritier. Cette incertitude que le fils ne put se dissimuler, porta ce prince a l'aller jeler aux pieds de son père pour lui demander pardon le ses égarements et lui promettre de changer de conduite. Mais ce changement ne fut pas durable, et dès que Hanlching-li se vit sur le troue , il se replongea dans la dissipation, et abandonna le soin de l'état à ses oncles maternels qui abusèrent de leur autorité. En vain , on multiplia les placets, pour l'engager a se réformer; il n'en luit compte el continua le même genre de vie auquel il s'était livré , sans respecter même les dehors les plus ordinaires de la bienséance. Cependant l'état fut tranquille sous son règne qui fut de vingi-rinq ans. f a figure de ce prince semblait néanmoins aunom .t les qualités d'un grand monarque. 11 avait le visage noùle et agréable, quoiqu'un peugrelé, la taille haute el bien prito, le port majestueux. H mourut sans laisser de postérité.
7 av. J.-C. (Si', année kia-yn, du 4o«. cycle.) Hansgai-ti, prince de Ting-tao, neveu de Han-tching-li, lui succéda en bas-âge , par les soins et sous la régence de rimpéralricc , sa mère. Cette princesse , jalouse du crédit Jonl avait joui le ministre Ouang - mang sous le règne précédent, prit des mesures pour le faire destituer. Otiaugmang, instruit de ses intrigues, n'attendit pas l'affront qu'elle lui préparait, et le prévint en donnant sa démission. L'attachement extraordinaire que l'empereur témoigna pour un jeune homme, nommé Tong-hicn , et les faveurs dont il l'accabla, causèrent du trouble parmi les courtisans qui ne pouvaient voir sans murmurer les profusions que te monarque faisait pour son favori. Tchint;-song qui ocrii-
DISCOURS SUR LES PSINClfES Dh. LA CHRONOLOGIE ROMAINE.
pait un de* premier* rang* a la cour , ayant osé par un [•lacet (aire de* remontrance* au monarque a ce suiet , le mit dan* une extrême colère. Ce prince, l'ayant (ait arrèler , le traduisit devant le tribunal des crime* avec ordre
Îileter celle que nous avons insérée au commencement le cet abrégé chronologique de la Chine. I*. Nous avons propose de remplacer chin par tchm , dans I les cycles de jours et d'année* aux n". S, 17, aq, 41 et 53, (l'irtslruire son procès en toute rigueur. Le peuple qui res-: d'abord parce que c'est l'orthographe adoptée par le père pectait Tching-song, 6t éclater se» plaintes lorsqu'il apprit | Gaubil , ensuite parce que , dans le même cycle, on aurait qu'on avait porté la cruauté contre lui jusqu'à l'appliquer a deux fois vm -chin , deux fois keng-rhing, deux fois kia~ 1.) question extraordinaire. Tching-song survécut peu de chin, deux fois gin -chin et enfin deux (ois ping -chin , ce
jours aux tourments qu'on lui avait fait souffrir. Han-ngaï ti le suivit d'assex près au tombeau , étant mort dans la sixième année de son règne et la trente - cinquième de son âge, sans laisser de postérité.
la note su
qui, sans doute, ne peut-être,
a*. Nous avons suivi l'histoire de la Chine par le père de Mailla , en 13 vol. in-4". , pour l'orthographe des noms propres et la chronologie.
3*. Nous avons écrit tfvey , o«y, au lieu de koua, ma, dans les notes cycliques, suivant l'orthographe adoptée par I les Bénédictins, dans La troisième édition de Y Art Je eéri fit Ut Dates après J.-C.