‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 358 sur 532 · SUR LES PRINCIPES DE LA CHRONOLOGIE ROMAINE · texte numérisé non relu

SUR LES PRINCIPES DE LA CHRONOLOGIE ROMAINE

Les différentes époques que les Romains ont prises pour I tali.uler les tems , les diverses formes qu'ils ont données I successivement à leur année, les différentes manières qu'ils >nt imaginées pour les ajuster enlr'cllrs et les faire eorres • I pondre avec les ères qui servent de fondement a la chronologie universelle , sont autant d'elémens dj la chronologie romaine. Ses principales époques sont la fondation de Rome , rétablissement de la royauté, et l'expulsion des rois. L'année civile et l'année consulaire sont le* deux sortes d'années dont les Romains ont faii usage; la première 1 pour les affaires publiques et particulières ; la deuxième pour les faits historiques. L'année civile a changé trois fois I de forme, sous Rnmulus, sous Numa et sous Jules-César. Delà trois differens calendriers , auxquels chacun de ces princes a donné son nom. Le calendrier de Romulus n'a subsisté que jusqu'à Numa , son successeur , qui l'ayant trouvé défectueux, y substitua le sien; et celui-ci a fait place, dans la suite, au calendrier de Jules-César, lequel , I i quelques changemens près, subsiste encore de nos jours. Quoique ce dernier soit le plus important, et qu'on doive le regarder comme le fondement et le lien de toute la chronologie, c'est néanmoins celui de Numa qui fait la plus grande difficulté par rapport à la chronologie romaine , et qui demande la discussion la plus approfondie.

L'année consulaire dépend du jour où chaque consul a commencé; de même que l'année du règne dépend de celui où chaque roi a été installé. Or , comme le jour initial du consulat ne fut jamais Gxe avant le septième siècle de Rome, il faut établir des règles pour le découvrir dans chaque consulat et le déterminer. Des règles sont également nécessaire* pour ajuster; avec certitude a l'année julienne, soit l'année civile,* toit l'année consulaire, et les faire cadrer l'une et l'autre, tant avec l'année de la fondation de Rome, qu'avec celle des olympiades. C'est i quoi nous allons nous appliquer dans ce discours , à la suite duquel nous mettrons une table chronologique qui en sera comme le ré- | sullat.

Page 1