‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 89 sur 532 · DEMI-DIEUX · texte numérisé non relu

DEMI-DIEUX

8 Oros. ........ aS

aai8 + aa8

3<4 = 9Kλ

an — ay

3419 -f- aot

Suivant ces sommes et le détail, les Dieux oat régné 9(19 ans, et les Demi-Dieux ai4; ce qui fait en tout une somme de 1 183 ans. Ce nombre d'années n'a pas été choisi au hasard par un peuple tout plein de mystères , et il est difficile de ne pas croire que , par-là , ils ont voulu exprimer quelque révolution juste d'année*. Faisons-en l'épreuve , et examinons ce nombre suivant nos principes. Deux cycles, dont les révolutions sont parfaites, font 974 ans, et trois petits cycles, qui sont imparfaits, font ao<ï ans : qui étant ajoutés

aux 974, font la somme de n83 ans; et voila, selon des Vignoles, la raison qui a fait choisir ce nombre de it83 ans. Pour mieux s'assurer de notre calcul, il le (ait d'une autre manière. Les 11 83 années étant multipliées par 36ojours, donnent une somme de 4*5S8o jours , laquelle étant divisée par 365 jours 1 quart, donnera au quotient 1 166 années juliennes, moins un jour et demi. En effet, en multipliant 1 166 années julienne* par 365 jour* 1 quart , on aura une seconde somme de 4**H8i jour* et demi, qui ne surpassera la précédente que d'un jour et demi.

La traction une demie peut être indifféremment ou négligée , ou mise en compte. Si on la néglige , ce calcul plus exact s'accordera avec le précédent, qui a été fait d'une manière moin* précise. Si on la veut mettre en compte, il faudra la prendre pour un -jour entier; et dans ce dernier cas, le* 11 83 ant dès Dieux et de* Demi-Dieux feront plus court* de deux jour* que le* 1166 année* juliennes qui leur répondent. Cette remarque , dit des Vignoles, pourra servir quand nous donnerons une idée abrégée du système chronologique des Egyptiens, dont la dynastie des Dieux et des Demi-Dieux fera le premier article. Pour le présent , c'est assez d'avoir trouvé, dans cette première dynastie des Egyptiens, une preuve vraisemblable, de la forme de l'ancienne année, selon des Vignoles, et du cycle ancien qui en résulte.

Confirmons la vraisemblance de cette preuve particulière par une autorité plus expresse. Diodore de Sicile nomme presque tous les Dieu» de cette première dynastie : Vulcain, le Soleil, Saturne, Osiris, Isis, Typhon, et plusieurs des Demi-Dieux; Horus, Anubis, Hercule, Apollon, Ammon et Jupiter. Il dit, en particulier, que le Soleil fut le premier roi d Egypte; niais que selon quelques prêtres, Vulcain y régna le premier. Qu'après cela, Saturne fut roi, et fut suivi de ses enfants, Osiris et Isis, qui furent mariés ensemble ; qu'lsis survécut à ton mari, tué par Typhon, leur frère, qui régna après eux, et eut pour successeur Orus, fils d'1sis, etc. Or, Diodore rapporte qu'après qu'Osirit eut été tué, Isis lui fit édifier un sépulcre, autour duquel elle fit mettre trois cent soixante vaisseaux, qui , chaque jour, devaient être remplis de lait par les prêtres. Vers la fin du même livre, il rapporte aussi qu'a cent vingt stade* de Menaphis, il y a un vaisseau où les préires apportent de l'eau du Nil trois cent soixante fois a chaque jour. N'est-ce pas dire, d'une manière bien intelligible, qu'alors l'année n'avait que trois cent soixante jours ?

On trouve dan« le même historien quelques autres particularités, qui méritent d'être considérées pour notre sujet. Sous Osiris, le Nil ayant extraordinaircroent débordé vers le lever de la canicule, causa de fort grands dommage* , a la réparation desquels il employa Hercule , qui lui succéda au bout de cent ans : ce qui n est pas extraordinaire pour ces tenu anciens. Quelques pages auparavant, l'historien dit tyu'Oùcii fui auMÙ êuntonané la Canicule par quelque* mytho— logis tes. Dans la suite, il rapporte une inscription sépulcrale, où Isis dit d'elle-même : C'est moi qui me /è*e Jans l'étoilt de la canicule; d'où l'on doit conclure naturellement qu'en mémoire d'Osiris et d'isis, ou à leur exemple , et par leur ordre , les Egyptiens observèrent; avec plus de soin , le lever de la canicule, pour servir d'époque à la révolution de leurs cycle* : supposé qu'ils ne le fissent pas auparavant.

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