CATALOGUE DES ROIS D'HELIOPOLIS
I* Syncelle met ce catalogue cent vingt-quatre ans avant celui des roi* de Thèbes. D'ailleurs , Héliopolis était la demeure la plut célèbre de* prêtres ou astronomes égyptiens, que Platon et Eudoxe fréquentèrent, durant long-tems, pour en apprendre les sciences , comme déjà il a été remarqué. Enfin, ce catalogue, dit des Vignoles, touche de plus prêt notre chronologie de l'Histoire sainte; puisque ce fut sous la domination de ces rois que le* Israélite* habitèrent en Egypte, Le Syncelle n'a pas fait connaître s'il est l'auteur de ce catalogue, comme 00 est en droit de le soupçonner, ou s'il l'a eu de quelqu 'autre. Quoi qu'il en soit , en voici les dix premiers siècles, qui suffiront pour notre dessein. J'y ai joint d'un coté, continue des Vignoles , après Mandata, les années de l'ère d'Egypte , que j'appellerai aussi l'ancien cycle >les Egyptiens. Del autre, le* années de la période julienne, et avant l'ère chrétienne, qui doivent leur répondre, etc.
le tableau ei-apris.)
DISBtsiHTATlUN SUR L'AMSÉK ANCIENNE.
Ère
Si.
l65 Soi
1 Mestraim. • . • .
a Curudea .....
3 Aristarchus, . . .
4 Spaniu*. .....
7 Serapi». .....
0 Seaoachosi*. ...
9 AnKoemè* ....
■a Acboreua.
13 Ajrtniyse*
14 Chamois ...... ta
iG]Amesise*. ..... &>
17 Use So
i8-*4 Fam. Rames» . . l85
a5 CoooharU. 6
a6 SiliUst ...... • 19
aZ Baso* 44
aé Apachnas. 36
au Apophis. ...... 61
30 Setbiss So
31 CerVw ., ag
3a Asetb- ....... ao
33 Asnosis. aa
Etc. (Mieux a6)
Période
abtoy abya •7*1
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En considérant la méthode du Syncelle , on voit d'abord qu'il a disposé te catalogue suivant les année* juliennes, qui I étaient en usage de son tenu ; car il ajoute les année* du mon de à rhanue roi , «ans en faire jamais de réduction : a 1 quoi il aurait été indispensabiement obligé si les années dr leurs régnes , marquée* dans ce catalogue, avaient été d'une | autre forme. A la tête du catalogue , le Syncelle a mis Mesqu'il dit être le mime que Menés, général u pour le premier roi d'Egypte , après le* Dieus et les Demi-Dieu*. Nous aurons occasion d'en parler une au fois, au sujet du second catalogue attribué a Eratosthène.
Le vingt-cinquième roi , nommé Coochari* , commença à régner Pan période julienne 3t»4, suivant le Syncelle, ei régna six an*. De sorte qoe la sixième et dernière année dr son régne commença avec Pan période julienne 3iag , c'est -
de Mestr.iïm'cTîhi catalogué. *' d P M 1 00 m*t
iiatemant «prés ce roi , le Syncelle ajoute la notr : L 'on cinquième de Couchant, ringl -cinquième roi
4^nT 3£U&£flt£ à * ytitJîtiÉ « ttX /** /la? Mfpf £Œ&tS 4aTrîT
U 'Egypte, du cycle q
limier roi d'Egypte , c'est à-Jrrt depuis l'an période julienne *4*9-
Ce qui nous regarde dans ce passage du Syncelle, c'est qu'il y joint le commencement du cycle caniculaire avec le corn
de ce catalogue.
ne Aselh , et régna
: roi de ce catalogue se I II commença a régner l'an période julienne 33% vingt ans. Je m'arrête a la note de Syncelle , comme étant d'une très-grande importance. Ce roi, dit-il, ajouta aux aimées les duo jours qu 'on oppeKe ipagomènes ; et ce fut sous lui, à ce qu'on dit, que l'année égyptienne fut faite de trois cent svixanie-cxnq jours , au Uns qu 'rih n'en avait que trois cent soixante avant lui. Ce roi ayant commencé a régner l'an période julienne 336u , suivant le Syncelle , Tannée vingtième dé son rège concourra nécessairement avec l'ao période
julienne 3388. De plus, l'an 1". du cycle caniculaire étant | le même que l'an période julienne 1429, suivant le Syncelle
on l'a vu , l'an période julienne 3388, qui est l'an I vingtième du règne d'Aacth , sera le même que 1 an 960 du cycle caniculaire.
Voici l'endroit lé plus remarquable de ce catalogue, et de tout ce que nous avons vu. Les chronologistes qui suivent le sentiment commun, louchant la forme de l'année ancienne, auront de quoi s'exercer : Hic dignus vbtdke nodas. Le Syncelle dit formellement qu'alors on ajouta cinq jours a l'année, qui n'avait auparavant que trois cent soixante jours . et qu'on la fit ensuite de Irais cent soixante-cinq. Il n'y a point la d'équivoque ; et le seul retranchement que l'on puisse imagi
ner, c'est de dire qoe le Syncelle a rêvé cela. Posons le cas , toutefois qu'a force de machine* on veuille l'entendre , non pas d'un établissement nouveau , mats d'un simple rei Tellement du cycle ancien : je démande , continue l'auteur, pourquoi le Syncelle est allé choisir l'an 960 du cycle précédent , et non pas l'an 1400 , ou l'an i44°t comme il aurait dû f
Suivant set principes, cette dtmculté se résout presque d'elle-même. Il a dit que les années dont le Syncelle se sert dans ce catalogue , sont des années juliennes , telle* qu'elles étaient établies de son tems , et qu'il emploie dans toute sa chronologie. Or, neuf cent soixante années juliennes soir) justement deux cycles anciens, dont chacun est de quatre crnl quatre-vingts année* juliennes, ou de quatre quatre-vingt - sept anciennes. Ainsi ce fut avec le règne J1 Aseth qoe finit l'ancien cycle caniculaire, pour faire pl a un nouveau : mais dans l'ancien , l'année n'avait eu que trois thèse de notre auleu cent soixante—cinq.
Une augmentation de cinq jour», frite a f ancienne des Egyptiens, rapprochait leur nouvelle année de celle que nous appelons julienne , et qui passait , chez les Egyptiens, pour l'année solaire juste. Mais elle en était éloignée de la |uatri«me partie d'un jour; de sorte, qu'au boni de quatre ans , il y avait à dire un jour entier. Comme donc leur nou velle année avait trois cent soixante-cinq jours seulement il s'ensuit que dans quatre fois trois cent soixante-cinq ans c\»t-a dire «ans quatorze cent soixante an* , elle avait avano de trois cent soixante-cinq jours, qui font une année entière, qu'il fallait ajouter aux quatorze cent soixante égyptiennes, pour égaler les quatorze cent soixante julienne*. Ainsi quatorze cent soixante et une de ces nouvelles anm^v, ei quatorze cent soixante juliennes, étaient parfaitement égales. Multipliez, en effet, 1460 années julienne», d'un coté, 365 i/4 jours, et de l'autre 1461 égyptiennes, par 3tiS nt : vous aurez de part rt d'autre I*
«en cyd dans l'ancien v
disante jours, conformément à la dans le nouveau , elle en a trois
par 3 (ours
somme de 533,»65 jours C'est ce que des Vignnles appelle le grand cycle caniculaire , et que l'on désigne souvent par la
•I en
marqué le commencement. Du moins, il nous a donné des | ouvertures suffisantes, pour le découvrir, par la manière dont il parle de l'année des Egyptiens , dans un autre passage remarquable, dont voici les termes : Horum initia semper prima die mensis ajus sumuntur, cui apud Mgyptios nomen est Thoth : quique hoc asum fuit anU diem Vil kal. /»/. cum ab imperotore Antonmo Pia II, et Uruttiv diesfucint antestiem XII, kal. August.
in Mgypta farere exvrtum. Quart , annt usrus magot-, qui ut supra ' etsolaris et cankulatù , il Uei
>bwupasucr,il| que Censorto écrivait I an a38 de Jésus-Christ. Hic , disait-il un peu plus haut , cujus eelut index et titulus quùJa est Vlpu rt JPunliarti consutatus, etc. Ce consulat marque, ] très-certainement, l'an 991 de U fondation Je Rome, qui répond a l'an a38 de Jésus-Christ, et c'est sur quoi il n'y a plus de difficulté.
Un autre caractère , un peu moins précis , se trouve dan* I le pauage même, qu'on vient de lire, où il est dit, qui' cette année , le thoth égyptien commença VII kal. jul. c'esta-dire, le »5 juin , ce qui arriva depuis Fan a36 jusqu'à l a., f a3q de Jésus-Christ, intlusiveme
\\ ajoute , que cent ans auparavant , sous le deuxième | consulat d'Antonin le Pieux et de Brutlius même commencement de thoth se rencont.v — , > qu'il appelle à la romaine, XII kal. Âugust. Ce consulat Usigne Van i3g de Jésus-Christ et le XII kal. AugustiA lignifie kl ai de juillet. Mais, dan* ce dernier nombre, il y a une faute de copiste. Car, dès l'an t36, le premier jour dr thoth avait quitté le ai de juillet , pour passer au ao, où il |
Jemeura jusqu'à l'an 1*9, inclusivement, if faut donc corriger cette date dans Censonn ,
et lire XIII kal. Augusti.
L'année qoe Censorin donna ttour date a son li 1". jour de thoth. concourut avec le aS juin. Pour Iro tenu, où le même i". jour de thoth se rencontra au ao juillet. Censorin compara , en remontant , les années égyptienne» avec les juliennes, depuis l'an a3* de Jésus-Christ , où il écrivait. Etant arrivé à I an centième, qui était l'an i39 de
DISSERTATION SUR L' ANNÉE ANCIENNE
Coeur du est pas
n a dit de l'an ,3., de dans le» tros années
Jésus-Christ , il trouva qu'alors le premier jour de thoth était au ao juillet. Il s'arrêta la , soit parce que c'était pre cisement Lan centième, nombre rond , ou parce que cette année , qui éuit la seconde de l'empereur Autonin, Tut ca ractérisée par dix ou doux observations astronomiques que Plolémée lit en Egvpte, sur le Soleil où la Lune, sur Ju piter, Mars ou Mercure, et sur l'étoile fixe du Lion , ou enfin par quelque raison qui connue.
Mais comme l'an i3g de Jésus-Christ où Censorin s'arrêta , précéda immédiatement l'année bissextile, qui fait avancer d'an jour l'égyptienne , ce que Ce Jésus Christ , se rencontra de m précédentes. t38, |37, i3b\ Integio enim quadriennio , a dit Dodwel, ai mm CXXXIl. ad CXXXIX». vagi thoU, ,ieonunia incurrit in diemjulùXX. Consultée, en effet, Bunting, tarvisius, ou Peiau, vous verrez que l'an i3o d< Jésus-Christ, l'année égyptienne, commença te ao juillet. C'est donc jusqu'à l'an .& de Jésus-Christ que Censorin devait remonter , putsqne ce fut cette année- la que le i«r de thoth monta au ao juillet , jour caractéristique du cycle caniculaire. Pour trouver l'an période julienne , qui y répond, a quatre mille sept cent treize ans de cette période , écoulés avant l'ère chrétienne, ajoutez l'an i3fi de Jésus-Christ, voui aurez l'an période julienne 4849 • dont le ao juillet com mença le nouvean cycle caniculaire , qui courait du tem» Je Censorin. Retrtmchom-en un eycfe de quatorze cent soixante années juliennes , nous aurons enfin l'an période julienne 338g et le ao de juillet pour le commencement dtt premier grand cycle caniculaire que nous cherchions. Ceux qui ont parle du cycle caniculaire on de la grande aimée des Egyptiens , en ont presque tous rapporté le com tnert cernent au lever de la canicule , mais on est surpris du peu d'exactitude qui se trouve la-dessus parmi les anciens. La plupart en ont confondu le lever appelé cosmique, quand le soleil et l'étoile se lèvent , en même tems , avec le lever , qu'on nomme héliaque , qui se fait lorsque l'étoile se rend visible avant le lever du soleil. Très-peu ont distingue 1rs climats , qui y causent une grande difierence , a mesure qu'on s'éloigne lie l'équateur. Ceux qui les oot distingues, s en sont rapportés fort souvent a des traditions incertaines, et non pas à des observations laites avec soin. Quelq ont pris l'étoile du petit Chien , nommée Procyon, ou avanl Chien , et quelquefois Canicule , pour celle qui est a la bouche du grand Chien , appelée proprement Canicule, ou S'rius, et par 1rs Egyptiens, Sothis. Plusieurs n'étant pas assez habiles pour faire une comparaison juste , des mois et des jours des diverses peuples , ont rapporté le lever ou le coucher des étoiles fixes , plutôt ou plus lard que les astronomes ne l'avaient fait. Le livre de Plolémée, traduit pai Nicolas l.éonicus, est tout plein de pareilles fautes. Par quelques-unes , ou plusieurs de ces raison» , le lever de la canicule a été assigné, dans le calendrier romain, aux z\, 37 , 39 de juin ; au a juillet , et depuis le i5 jusqu'au afci du même mois ; enfin , au a et au 7 d'août. Il est pourtant vrai que le plus grand nombre et les plus exacts, se sont arrêtes au 19, ou ao , ou ai de juillet.
M. Kir. h , en ayant fait le calcul pour l'an de la période julienne 338$, ou i3ab avanl Jésus-Christ, a trouve que le ao juillet , la canicule se leva astronomiquement à quatre heures précises, le soleil étant alors à 14» V de l'Ecrevisse . et a 1 1" Sa' sous l'horison. De sorte , qu'il se leva a cinq heures quatre minutes, c'est-a- dire, une heare et quatre minutes , après le lever de la canrcdbc. Ce dernier intervalle ne souffrit aucun changement par la réfraction, qui éleva également, le soleil et la canicule. Elle ne fit qu'avancer de quelques minutes de tems , k lever de I un et de l'autre. Voila doue un calcul astronomique, et bien circonstancié, qui convient parfaitement a l'an période julienne: 338g, que d'autres raisons avaient fait choisir a M. des Vignoles pour le premier du grand cycle caniculaire.
L'époque du grand cycle caniculaire étant démontrée autant qu'un tait si éloigné l'a pu permettre, donnons une pareille démonstration pour l'ancien cycle caniculaire.
Du tems d'Alfragan, le grand cycle caniculaire, qui courrait alors, était à 1 jemi écoulé ; supposons qu'il ait encore Juré jusqu'à la fin. A l'an t3ri de Jésus-Christ , ajoutons un cycle de 1460 ans, nous arriverons a l'an i5u6 de Jésus- Christ. Cette dernière année, suivant M. Kircn , h canicule se leva a Héliopolis, le a3 juillet /iriten, a 4 heures 17 ou 18 minutes du malin, le soleil étant au o» 4»' du Lion , et a 1 1» 43' ou 44' «o.» l'horison. Ainsi le lever dé la canicule aura
retarde de trois jours, dans l'espace de 2910 aus, depuis le cuminenccment du grand cycle caniculaire. Mais il n'avait point retardé dans les 960 années précédentes, comme on le va voir.
Ce cycle , qui commença avec l'ère historique d'Egypte , précéda de ybo ans le grand cycle caniculaire , que nous av ons fixé au ao juillet de l'an période julienne 338;,. Ce fut Jonc 1 an de la période julienne a4ao , et le ao dè juillet , que l'ancien cycle a du commencer, suivant M. des Vignoles, et 58 ans plus lard que Marsham ne l'avait voulu.
Le même M. Kirch a trouvé par ses calculs, que l'an période julienne a4au , la canicule se leva aux environs d'Héliopolis, le ao juillet, a 3 heures S7 minutes du marin, le soleil étant a ia° 6' sous l'horison , et au 6« 38' de l'Ecrevisse, moins avancé dans ce signe de 7» a5' qu'il ne le fut ybo ans après.
Cette année fut la vingt et unième du cycle solaire, qui a pour lettres dominicales CB. dont la dernière sert depuis le mois de mars, et le ao juillet a la lettre E pour caractère invariable. Ainsi ce jour fui un mercredi : jour de la semaine remarquable à plusieurs égards.
De tout tems , les Egyptiens ont commencé leur année par le mois auquel ils donnèrent le nom de thoth , que l'on emploie communément pour signifier le premier jour de l'année, et, suivant l'ancien Sanclioniaton rilé par Eusèbe, les Egyptiens nomment ihoilh, et les Alexandrins tholh , celui que les Grecs nomment Hermès. Or , tout le monde sait que l'Hermès des Grecs est le même nom , que celui de Mercure chez les Latins. Hermès , dit Clément d'Alexandrie, avait composé quatre livres d'astrologie, dont le premier traitait de la disposition des planètes, le second des conjonctions ét des oppositions du soleil et de la lune , et les
du lever héliài
étoiles. Ce fut peut-être
par son ordre , ou en son honneur , qu'on donna son nom |ui devait commencer l'année, et au jour de la
au mois q
planète qui commence l'ancien cycle.
Moïse nous a appris que le quatrième jour de la semaine, qui fui le premier mercredi, Dieu fit le soleil, la lune et les étoiles , pour régler les saisons , les jours et les années, l a tradition de ce lait, n'aura- t-elle pas pu se conserver , dont Moïse voulut bien étudier les
parmi les sciences.
r'**'- moin* cotiservr-e parmi quelques anciens Juif». Ettmm, dit Selden, in us sunt , oui ai ipsis rerum
initiis ordinrm pelades , primant diem Menurio assignant.
Il cite là-dessus le rabin f.liezer, qui range les jours de la semai ua de ces deux manières :
où l'on voit que la première commence par le mercredi, et la deuxième par le dimanche.
Nous ne devons pas négliger de remarquer que l'ère célèbre de Nabonassar commença par un mercredi , 36 février. Ce fut une rencontre fortuite, si celte année fut effectivela première du règne de Nabonassar, comme je le Mais si les auteurs de celte ère ont afTecté quelque chose dans leur choix , ne sera t il pas permis de soupçonner qu'ils ont voulu commencer leur nouvelle ère par le même joor de la semaine, par otf l'-mucr* ère i/Egypie avait corilifîéricé ?
Ces convenances ne sont pas des preuves , et M. des Vignoles les allègue que comme des appuis subsidiaires des calculs . sur quoi il se fonde principalement. S'il avait voulu s'en écarter quelque peu, pour favoriser son système, il n'avait qu'a retarder de trois ans l'époque de l'ère d'Egypte. De celte façon , elle aurait commencé pa> un' samedi, de même que le grand cycle caniculaire ; et alors l'un et l'autre cycle auraient commencé par le même jour de la semaine des Egyptiens ; mais ce n'est pas sa méthode. Il se laisse conduire autant qu'il le peut, par une raison impart ialeel par ses calculs, l'oul »e soutient jusqu'ici \ il n'a plus qu'a chercher comment il est arrivé, que l'époque de leurs cycles a passé du mercreJi au samedi. Au lieu que dans nos années juliennes, la révolution des semaines n'esï parfaite qu'au bout de vingt
huit ans; dans l'un et lautre cycle dés Egyptiens, elle s'a chève au bout de sept ans. Elle s'acheva de rrifmr dans cent trente neuf semaines d'années, qui font neuf cent soixantetreize ans; et la neuf cent soixante-quatorzième année, lit
RF.MAKQUES CHRONOLOGIQUES.
révolution des semai ors recommença par un mercredi, et les trois derniers jours de cette dernière année furent mercredi , jeudi et vendredi. Par-la , finit l'ancien cycle ; et par une suite nécessaire, te samedi commença l'année suivante, gui fut la première du nouveau cycle où les épagomèocs furent introduits. ( Voyez la Chronologie du cataJugue des rois dHélsopolis.)
Précis du système de M. du Fignole*, touchant la forme de • l'année ancienne,
i*. Il commence par nons donner une idée de la minière dout les premiers hommes ont formé le moi* et Tannée, et il soutient que l'année, même avant le déluge, n'a été que de trois cents soixante jours ;
a*. Il soutient qu'après le déluge , les descendait* de Noé gardèrent la même forme d'année sans y rien changer ;
3*. Que dès l'antiquité la plu* reculée , l'année civile des Egyptiens n'avait que trois cents soixante fours, non plus que celle de la plupart de* autres peuples. Que dans celle première antiquité, la grandeur de l'année, qu'on appelle lulienne, a été connue par les prêtre* ou le* savants Egyptiens. M. des Tignoles lait la comparaison de ce* deux sortes d'années, et il prouve par le calcul que 4*7 années anciennes, qu'il suppose de 060 jours, sont parfaitement égales i 480 années juliennes, d'où il conclut qu'il ne fallait qu'un calcul bien simple, et quelque peu d'observations de la canicule, pour découvrir celte nouvelle espèce d'année. Il nomme celte révolution de 487 années, l'ancien cycle caniculaire :
4*. Il fixe la première époque de l'ancien cycle caniculaire, et de l'ère historique d'Egypte, è un mercredi ao juillet de l'an période julienne a4ag, avant l'ère chrétienne aa85 , ce qui est constaté par une observation astronomique de M. Kirch, qui dit que la canicule se leva aux environ* d'Héliopotis i 3 heures S7 minutes du matin , le soleil étant a sa* W sous l'horison, et au 6" 38' de l'écrevisse, moins avanré dans ce signe de 7" »5' , qu'il ne le fut 960 ans après, c'est-à-dire lors de l'introduction de* épagoitiènes;
5*. Enfin, il place l'introduction de* épagomène* et le commencement du grand premier cycle caniculaire, qui est le cycle qui précéda immédiatement celui duquel Censorin date, à un samedi ao juillet de l'an période julienne 338g, avant l'ère chrétienne i3aS. La canicule s étant levée astronomiquemrnt, suivant M. Kirch , è 4 heures précises, le soleil étant alors a i4* 3' de l'écrevisse , et à n° 5a' sous l horizon ; de sorte qu'il se leva a 5 heures 4 minutes, c'esla-dire t Wure et 4 minutes après le lever de la canicule. Ce dernier intervalle ne souffrit aucun changement par la réfraction , qui éleva également le soleil et la canicule : elle ne
fil qu'avancer de quelques minutes de tems le lever de l'un et de l'autre.
Remarques.
Il paraît que le système de M. des Vignoles, pour ce qui concerne l'usage de l'année de trois cent soixante jours et l'introduction ides épagomène* n'est fondé que sur deux passages du Syncelle.
T)ans le premier, le Syncelle dit : l'an cinquième de Couchons , nngt-cimpiiims ni d 'Êgypie , sous la seitieme dynastie , finirent les sept cents ans du cycle , que Manethon appelle cans* ru/aire depuis Mestra'im , premier roi d 'Egypte , t 'est- à-dire , depuis l'an, période julieme , a4ay-
Le deuxième est conçu en ces terme* : ce roi, dit -S, parlant d'Aseth , ajouta aux années les cinq jours qu 'on appelle e'pagomènes , et ce fut tous lui , à ce qu'on dit , que l 'année égyptienne fut faite de trois cent soixante - cinq jours , au lieu qu 'elle n 'en avait que trois cent soixante avant lut.
Cependant pour fixer l'époque du grand cycle caniculaire , M. des Vignoles cite le passage remarquable de Censorio , qui commence ainsi : horum initia semper a primo die mensù èjus sumuaJur , etc. et il dit que Tannée a38 de Jésus-Christ , que Censorin donna pour date a son livre le premier jour Je ihoth , concourut avec le a5 juin , et que pour trouver liteau où le premier jour de thoth se rencontra au ao juillet , Censorin compara, en remontant, le* années égyptiennes 3 ver les juliennes , depuis l'an a38 de Jésus - Christ , où il écrivait.
Etant arrivé h Tan centième , qui était Tan 139 de Jésus- Christ , il trouva qu'alors le premier jour de thoth était au ao juillet : il s'arrêta la.
Suivant M. des Vignoles, Censorin devait remonter jusqu'à Tan i36 de Jésus-Christ , puisque ce fui celle année là que le premier jour de iboth monta au ao juillet , jour caractéristique du cycle caniculaire.
De la manière dont M. des Vignoles explique ce pauagr de Censorin , il place l'époque du grand cycle caniculaire trois ans plutôt que ne fait M. Freret , qui se sert également de la même autorité pour déterminer le commencement du cycle, qui précéda celui duquel Censorin date son livre
Il semble que M. de* Vignoles est fonde d'avoir avancé de trois ans l'époque du grand cycle caniculaire , puisque effectivement le premier jour de tholh avait remonte au an juillet dès Tan i3aS avant Tère chrétienne, et que Tan i3aa qui M. Fréret donne pour cette époque , était le dernier de* quatre ans, que le premier jour Je thoth avait commenrr parle même quantième du mois julien. Au surplus, comme ces deux savants rapportent de* observations astronomique* à l'appui de leurs sentiments , ne serait-il pas à propos d< faire calculer de nouveau ces observations pour s'assurer du temps précisément , auquel le lever héliaque de Sothis s'est fait dan* la basse Egypte ?
REMARQUES CHRONOLOGIQUES