SIMON
1074- Simon, fils et successeur de llaoul III , lui était associé plusieurs années avant sa mort , dans le titre de comte d'Amiens , comme on le voit à la fin d'un acte cité par du Cange, ( llist. inaniacriie <tA' miens.) yîctinn, y est ildit,y/wbianis in Basilica B. Mariœ , nnno Incarnai. Christi mlxix, iml. vu , Rege Francorum Philippo I, Radulfo jilioquô ejits Simone Comilibus- A la mort de sou père il recueillit
COMTES DE VERMANDOIS
roi Lo'iis d'Outre - mer , et d'où , l'an 960 , il vint avec l'évèque de Clerrnont au-devant de ce monarque , qui allait en Aquitaine. ( Frodoard. ) Eudes ne jouit donc pas du comte' de "Vienne. M;iis pour le dédommager de cette non-jouissance , sot» père , qui avait pris le cliàleau de Ham sur Eberhard, frère d'Herluin , comte de Montreuil , l'an c)52 , lui en donna la garde. Il lui donna de plus le comte' d'Amiens , dont il s'était emparé. Albert , qui suit , est selon nous le second fils d'Herbert; le troisième, Robert, qui fut comte de 'l'royes j le quatrième , Herbert, qui succéda à Robert, son frère j le dernier, Hugues , dont on a déjà parlé , lequel , après avoir été sacré , l'an 94 ' > archevêque de Reims , et avoir reçu le Palliuni du pape Etienne IX, fut enfin cliassé comme un intrus, par le concile d'ingclheim , en 948. M. le chancelier d'Aguesscau ( OEu- VI es , T. P"" , p. 522) donne à Herbert un sixième fils , qu'il noiume Renaud ] mais nous ne voj'ons point le fondement de cette assertion. Les filles d'Herbert sont, Alix, femme d'Ariioul I*= , comte de Flandre; et Leutgarde, mariée, 1° à Guillaume h'", duc de Normandie ; 2° à Thibaut ^'' , comte de Ijlois.
toute sa succession , savoir y outre le comté d'Amiens, ceux de Valois , de Vexin, de Barsur-Aube , les seigneuries de Péronne , de Montdidier , de Pontoise , de Mantes , etc. ; eu sorte qu'il passait pour le plus grand terrien et le plus riche particulier du royaume. Simon avait pour mère, comme nous l'avons dit, Adèle. C'est luimême qui l'atteste dans une charte qu'il fit expédier , l'ar»
1076 , au château de la Ferfésur-Aube, par laquelle il donne à saint Robert , abbé de Blolême , ce qu'il possédait à Grancei-sur-Ource , notamment la forêt de Charmoi , le droit de pêche , et quelques familles de serfs, à la charge d'un anniversaire perpétuel pour Raoul, son père, Adèle, sa mère , et lui-même après sa mort. ( 7abul. , /. Molism. , p. 12. ) A quoi l'on peut ajouter que l'auteur de sa vie le fait pareillement fils d'Adèle : Mater vero^ dit-il, Adela -vvcahalur. Elevé dans sa jeunesse à la cour de Guillaume le Conquérant ^ il était passé ensuite à celle du roi Philippe I'-' , qui le mit à la tête de ses troupes , et le fit asseoir aussi parmi les barons de son conseil. Mais ses grandes richesses , lorsqu'il eut recueilli la succession paternelle , donnèrent de la jalousie au monarque , et changèrent ses 1 dispositions à l'égard de Simon.
lA sou iiisligatiqu , Barthélemi
COMTE S DE VERMANDOIS
ARBERT le».
945. Albert lei, ditle Pieux, deuxième fils d'Herbert H , lui succe'da au comte' de Vermandois , après que Hugues le Grand , son cousin , eut règle' les contestations qui s'e'taienl e'ieve'es entre lui et ses frères , pour le partage de la succession de leur père. A peine fut-il en possession , que Raoul II , comte de Cambrai, excite' par le roi Louis d'Outre-mer, son oncle maternel , se jeta sur le Vermandois, dont il env^ahit la plus grande partie. Albert et ses frères marchèrent contre lui , et lui livrèrent un sanglant combat, dans lequel il pe'rit. ( Bouquet, T. IX, p. 66. ) Albert s'e'tant re'concilie' avec le roi Louis d'Outre-mer , demeura constamment attache' au service de ce prince. 11 fut ë/^alementfidèle au roi Lothaire, ainsi qu'à Louis V , son fils.
Après la mort de ce dernier , il prit le parti de Charles , duc !
cle Lorraine, he'ritier le'gitime 1 du trône de France , contre i Hugues Capet. Mais voyant j Charles entre les mains de Hugues , qui le retenait en prison, il se rangea du côté du plus fort , et fit sa paix avec lui , par l'entremise de Richard I<^', duc de Normandie. Albert mourut le 9 septembre de l'an 987 ( Colliète ), laissant de Ger- BERGE, son épouse, fille du roi Louis d'Outre-mer, enlr' autres
Bardoul , seigneur de Broyés , beau -frère du comte de Valois, se jeta sur ses terres , et lui enleva Bar-sur-Aube , Vitri et la Ferté. Le roi presque ea même teras se jeta sur le Valois, dont il ravagea quelques portions. Simon usa de représailles, et fit des courses sur les terres du roi. Il y eut entre leurs troupes respectives différents chocs, où la victoire se porta tantôt d'un côté , tantôt de l'autre. Les dégâts qu'elles causèrent firent nailreà Simon des scrupules , sur lesquels il crut devoir aller consulter le pape Grégoire VII à Rome. Le pontife commença par exiger qu'il lui remît ses armes; après quoi il lui imposa une pénitence, dont il prit une partie sur soi-même , distribua l'autre à deux religieux ; puis , lui ayant rendu ses armes , il le renvoya absout dans ses terres.
( Acta SS. Bened. sœc. vi , p. 576. ) A son retour il trouva que le roi de France les avait considéniblement entamées pendant son absence. Résolu de recouvrer ce qu'on lui avait enlevé, il recommença la guerre avec son souverain , qu'il obligea d'en venir à un accommodement , oii tout l'avantage fut pour le comte de Valois. ( Albéric. ) Simon, devenu par là paisi!>!c possesseur de ses domaines , pensa à procurer du soulagement à l'âme de Raoul , son père, mort , comme on l'a
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enfants , Herbert , qui suit ; Ludolfe , ou Lindolfe, e'vêque de Noyon; Gui , qui fut chancelier de la même église ; et Otlon. Ce dernier, du vivant de son père, etlong-lems même avant sa mort, s'e'tait distingue' dans plusieurs cxpe'ditions militaires, où le de'sir du pillage avait eu plus de part que l'amour de la gloire. Il fut d'un grand secours aux frères Raiiiier et Lambert, dans la poursuite de leurs pre'tentions sur le comté de Hainaut , dont l'i^mpercnr les avait de'pouille's.
S étant établi dans le cbâteau deGoni en Picardie, après en avoir chassé Arnoul , l'im des <;ompélif eurs de ces deux frères , il fil de là , dit Bandri , de fréquentes incursions sur la ville de Cambrai, qui n'en est qu'a quatre milles. C'est en ce même lieu , dit le père de Low^arde , que les Espagnols bâtirent , au seizième siècle , le château du Catelet , que Louis XIV fit détruire en 1674- Le comte Albert fonda l'abbaje de Saint Prix dans l'endroit où s Ml père avait enfermé Je roi Charles le Simple.