DE VERMA^DOIS ET DE VALOIS
Frédéric; et pour l'oblenir, il lui fit bommnge du comte de Flandre. L'empereur de son côte pour être en ëlat d'assister efficacement le comte de Flandre , tacha de détacher le comte de Hainaut du parti de Philippe Auguste , et de le re'unir avec celui du Flamand. A cet effet , il lui dépêcha l'archevêque de Cologne, l'e'vêque de Lie'ge , le duc de Limbourg et le comte Palatin , pour l'engager à se rendre à Lie'ge. Le comte y vint. On lui lit les sollicitations les plus pressantes pour entrer dans les vues de l'empereur. Sa re'ponse l'ut, qu'il ne pouvait abandonner les inte'rêts du roi , son gendre , ni favoriser la rupture d'un traite' solennellement jure' par le comte de Flandre. L'empereur ne laissa pas de lever des troupes et de se mettre en devoir de secourir le comte de Flandre , son nouveau vassal. Le roi de France les attendait, bien pre'pare' à f^ire une vigoureuse défense ; mais sur le point où l'on était d'en venir aux actes d'hostilité, les princes de la maison de Champagne , le roi d'Angleterre et le légat négocièrent un nouvel accommodement , qui fut conclu , suivant Gervais de Cantorberi, dans la ville d'Aumale le 7 novembre 1 i85, et ratifié , le 10 mars de l'année suivante , à Gisors , aux conditions énoncées dans le premier traite que le comte de Flandre avait fait avec le roi. Philippe d Alsace étant mort, l'an 1 191 , devant Acre en Palestine , le roi Philippe Auguste, qui commandait à ce siège, manda lui-même celte nouvelle aux habitants de Péronne , les avertissant que par cet événement leur ville avec ses dépendances étant dévolue à la couronne , ils eussent à lui prêter serment de fidélité entre les mains des commissaires qu'il leur avait députés à ce sujet , et les assurant en même lems qu'il maintiendrait leurs privilèges. {Archiv. de l'Hôtel- de-ville de Péronne. ) Mais avant de con- .sommer celle réunion , il eut soin d'amortir le Vermandois envers l'église de Noyon , dont il relevait. C'est ce que nous apprennent des lettres de ce monarque et d'Elienne, évêque de Noyon , datées du mois d'août I2i5 , par lesquelles , d'un côté , le prélat déclare qu'il remet et quitte au roi Philippe et à ses successeurs l'hommage dû à son église pour le comté de Vermandois, et le monarque en échange lui cède ce qu'il possédait à Laligni et à Cove , à la charge de payei' chaque année à Florent de Ville et à ses hoirs quatorze muids de bled qu'il tient du roi en hommage-lige. ( Rec. de Colbert , v. 5, fol. 622. )
1 185. Er.ÉONORE , fille de Raoul le Vaillant et de Pétronille ou Adélaïde d'Aquitaine , se porta pour héritière universelle d'Isabelle , sa sœur aînée, après la mnrt di- cette comtesse. Elle était alors à son quatrième mari. Geof oi ou Godefroi de Hainaut , comte d'Ostrevant , deuxième lils de Baudouin IV, comte