DES BARONS ET DUCS DE MONTMORENCI
qu'il ne devait qu'à la nature le génie qui brilla tant en lai , sans aucune teinture des lettres. Ils citent en preuve ces joaroles de Henri IV : Totit peut me réussir par le moj-en d'un connélable (jui ne sait pas écrire, et d'un chancelier { Silleri ), cjui ignore le latin. D'un autre côte' , d'Aubigne' rapporte de très-beaux vers latins que le connétable écrivit en -sa pre'scnce sur l'e'corce d'un arbre , près de la Droune , rivière du Pe'rigord , et dont le sujet e'tail une dame d'Espagne qu'il aimait beaucoup. Nous laissons à nos lecteurs ce problème à re'soudre. Il avait e'pouse' , i° , par contrat du 26 janvier i558. (V . 6. ) , Antoinette , fille aînée de Robert de la Marck, prince de Sedan , morte à Pèze'nas en i5gi ^ 2°, l'an \5g^, Louise de Budos, veuve de Jacques de Grammont, seigneur de Vachères , et fille de Jacques de Budos, vicomte de Portes , morte à Chantilli le 26 septembre 1598 ; 3" , l'an 1601 , Laurence , fille de Claude de Clermont , baron de Montoison , avec laquelle il fit ensuite divorce. Du premier lit il eut Hercule, comte d'Offemont , mort sans alliance en i5ç)i ; Henri , mort en bas âge -, Charlotte , marie'e à Charles de Valois , comte d'Auvergne , depuis duc d'Angoulème j et Marguerite, femme d'Anne de Levis , duc de Venîadour. Du second lit sortirent Henri , qui suit ; Charles , mort en bas âge j et Charlotte-Marguerite, marie'e en 1609, à Henri II de Bourbon, prince de Conde' , morte le 2 de'cembre i65o. On donne de plus au conne'table Henri quatre HIs naturels et une fille également bâtarde.