‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 130 sur 277 · ADÉMAR IV , ET GUI IV · texte numérisé non relu

ADÉMAR IV , ET GUI IV

ii3g. Adémar et Gui, fils d'Archambaud le Barbu, vicomte de Comborn et de BrunisS^nde, fille d'Adémar lll, succédé-» rent à leur aïeul maternel dans la vicomte de Limoges, comme il l'avait ordonné. Mais ce ne fut point sans opposition de leurs parents du côié maternel. Le roi Louis le Jeune étant venu, î'an n4i 1 à Limoges, ceux-ci réussirent à lui persuader que les deux frères n'étaient pas légitimes possesseurs de la vicomte de Limoges. Ce prince, en conséquence , voulut les dépouiller^ î.'lais fléchi par leurs soumissions , il cliangea d'avis, el les confirma moyennant deux cents marcs d'argent qu'ils lui payèrent, (^Gaufr. Vuf.^ p. 3o5. ) Adémar et Gui, quelque tems après, eurent un démêlé avec Gui Flamenc le Jeune , leur neveu , petit-fds d'Archambaud le Barbu , pour des arrangements de famille. S'étant ligués avec Boson II , vicomte de Turenne , teau-frère d'Adémar, ils vinrent, au mois de juin ii43» assiéger leur neveu dans le château de la Roche-Saint Paul, en Périgord. Mais Boson ayant été tué devant la place le 19 du même mois, le siège fui aussitôt levé. ( Baluze , Ais^ ï'u/^/. , p. i4i-) Le vicomte Gui iV partit, l'an ii47j avec le roi Louis le Jeune pour la Terre-Sainte, d'où il ne revint pas. Geoffroi du Vigeois dit qu'il mourut l'année suivante à Antioche. 11 avait épousé, 1". Marquise, sœur d'Aldebert IV, comte de la Marche , dont il n'eut point d'enfants; 2". N. ,' fille de Tilbert ou Thibaut de Blazon , dont la chronique de jSaint-Martin de Limoges raconte le trait suivant « Vers l'an -» 1 143 , dit-elle , la vicomtesse de Limoges, parente de la reine M de France, voyant qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfants de -»> son époux, feignit une grossesse; et quelque tems après, n faisant semblant d'accoucher, elle supposa un fruit élranger, » qui était la fdle d'un paroissien de Bassignac. Le vicomte , » son mari , la soupçonnant d'adultère, la mit en prison, et a> se serait porté à quelque chose de plus violent sans la crainte M qu'il avait de la reine de France. Mais il déchargea toute sa » colère sur la sœur du chevalier Guillaume Relhiel , veuve i> de Geofroi la Félicia , qu'il fit brûler vive. La supposition de » l'enfant ayant été ensuite découverte , Guillaume Relhiel n appela en duel le vicomte en présence du roi de France , y pour venger le supplice qu'il avait fait subir à sa sœur • 9 ioai$, parles soios de la reine, il$ firent la paix ; et la vicom^

tt lesse, ayant été tirée de prison, se réconcilia avec son mari. n Elle mourut quelque tems après, avec le regret de n'avoir >> pu devenir mère. » (Bouquet, tom. XII, pag, 4-^4- ) Adémar, frère de Gui, cessa de vivre la même année que lui. De Marguerite , sa femme , fdle de Piaymond I , vicomte de Turenne , il laissa un fils, qui suit, et une fille, Marie, qui devint femme d'Ebles , fils d'Ebles , dit Archambaud, seigneur de Ventadour. {Gaufr. Vos.) Marguerite, après la mort d'Adémar, donna sa main à Ebles 111, vicomte de Ventadour ; puis, après la mort de celui-ci , à Guillaume IV, dit Taillefer, comte d'Angoulême. ^

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