‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 204 sur 277 · ETIENNETTE · texte numérisé non relu

ETIENNETTE

1093 au plus tard. Etiennette, nommée aussi Douce » veuve de Geoffroi 1, prit en main les rênes du gouvernement de la basse Provence, après la mort de Bertrand 11 , son fils ; et, de la manière dont elle les mania, elle ne laissa aucun sujet dé le regretter. De concert avec Raymond de Saint-Gilles, ellô iaccorda , l'an 1094? à l'abbaye de Saint- Victor de Marseille ^'

DES COMTES DE. PROVENCE^ 3ggi

«ne exemption des droits que les comtes et comtesses ses pre-, décesseurs avaient coutume de lever sur les yaisseaux qui remontaient ou qui descendaient la Durance , alors navigable, çt le Rhône , chargés de sel ou d'autres marchandises. Le pape Urbain II , s'en retournant en Italie , après le concile de Clerijiont , la comtesse Etiennette eut l'honneur de le recevoir en Provence, Elle jeta vers le même tems les premiers fondements de l'église de Saint-Nicolas de Tarascon. L'année de sa mort est, incertaine. Mais il pst^ vraisemblable qu'elle prolongea ses jours jusqu'en noo.- . ,^ , , ,

<iERBERGÏ ET GILBERT.

iioo ou environ. (&ERBERGE , ou Gerburge , fille de Geoffroi et d'Etiennette , et femme de Gilbert , vicomte de, Gévaudan , su/ccéda, dans le comlé d'Arles, à sa mère , l'an i loo au plutôt, à ce qu'il paraît. Ce ne fut en effet que depuis cette année que. Gilbert, son époux, prit le titre de comte au lieu de celui de vicomte dont il se contentait auparavant. Gilbert étant mort vers l'an 1108, Gerberge prit en main le gouvernement , et s'acquitta sagement de cet emploi. Mais , le i^^, f( vrier de ji'an n 12, elle fit donation à Douce , sa fille aînée , de presque tous les domaines dont elle jouissait en Provence, et de tous ceux qui avaierit appartenu au comte Gilbert. Deux jours après, elle maria Douce à Raymond-Bérenger III, comte de Barcelonne. Etiennette , seconde fille de Gerberge , épousa depuis , Raymond de Baux , à qui elle apporta en dot quelques terres en Provence. Elles furent nommées terres baussenques depuis leur union avec celles de la maison de Baux, déjà puissante avant ce mariage.

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