‹ L'art de vérifier les dates (volume 4)Chapitre 207 sur 277 · ALFONSE H · texte numérisé non relu

ALFONSE H

1198. Ai.FOKSE II succéda au roi Alfonse, son père, dans le rf>mté de Provence, qu'il gouvernail sous ses ordres , depuis l'an 1 183. Il avait épousé, l'an iigS, Gersende de Sabran, petite-fille et héritière de Guillaume, dernier comte de Forcalquier. Guillaume, en la mariant lui avait lait donation de son comté, dont il s'était réservé l'usufruit. Mécontent ensuite d'Alfonse, il révoqua une partie de cette donation en faveur de Béarrix , sœur de Gersende, en la ir^ariant avec André de î'ourgogne , dauphin de Viennois. Guerre, à cette occasion, entre Alfonst- et Guillaume. Le comte de Toulouse vient au secours du dernier. Alfonse appelle son frère don Pèdre , roi d'Aragon. Ce prince, étant venu eu Provence, négocia un traité ile paix , qui fut conclu dans les derniers jours de l'an 1202. Alfonse conduit , l'an 120g, en Italie, Constance, sa sneur, veuve d'Eméric, roi de Hongrie , pour lui faire épouser Frédéric, roi de Sicile. Il meurt, dans ce voyage, à Palerme , sur la fin de février de la même année (Papou), laissant un fils, qui suit, et une fille, nommée Gersende, qui fut mariée, suivant Bouche, à Guillaume, vicomte de Béarn. D'autres prétendent que ce fut la veuve d'Alfonse , que Guillaume épousa.

Alfonse II aimait passionnément tout ce qu'on appelait galan"

^o6 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

terie, et attira par là un grand nombre de troubadours à sa cour. L'un des plus distingués, entre eux, était Elias de Barjols, fus d'un marchand de Payols , en Agénois. H sut plaire nonseulement au comte, mais à la comtesse, son épouse, qui faisait le sujet ordinaire de ses chansons. La passion qu'il exprimait pour elle , ne fut point sans retour ni sans récompense. Celte princesse fournit libéralement à son entretien, et lui procura un établissement solide à Barjols, au diocèse de Riez. A l'exemple de sa dame, il quitta le monde et entra chez les hospitaliers de Saint-Benezet d'Avignon , dont l'institut avait pour objet de construire des ponts sur le Rhône , à l'imitation de leur fondateur , qui avait bâti celui d'Avignon. ( Millot ^ Hist. des Trouù. f tom. L )

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