VIII. ROCEPvT, QUI FUT Ror
Robert, qui fut élu roi de France , en c)5>2 , était fils de Robert l'Angevin , et lui succéda dans la dignité d'abbé laie de Saint-Martin de Tours. Il éî.-iit en mêmc-tems frère d'Eudes, qui fat roi de France avnnt lui. C'est ainsi que Robert s'explique, dans nue charte de l'an 897 , en faveur de ladite église de Saint- Martin : In tjita mercede gloriosum et à Deo electum Regem tlo'vinum et seniorem ac germaniirn nostrvnt Odonem participem l'olumus adesse; qualenus pro his et aliis beneficiis qiice quotidie à sid regni fidelibns administrantur, prœsenlem vilani gloriosiiis futur amqiie facilius obtinere mereaiur,... insitper et
DES r.OIS DE FRANCE. 5oi
le renvova au roi , sou ]ièi"e , qui le reçut en grâce, sur les marques de repentir qu'il donna. Cet écart est la seule faute que riiistoire reproclie à ce jeune prince , qu'elle représente d'ailleurs comme un modèle de sagesse et de vertu. Ce fut la re'putalion de ses belles qualités qui lui fit offrir, l'anne'e suivante ( 1024)» la couronne d'Italie, par les seigneurs du pays. Mais le roi son père , ne lui permit pas de l'accepter, par considération pour l'empereur Henri. Il était de la desline'e de ce jeune prince de ne pas même jouir de celle que lui assurait son sacre pre'mature'. Il fut enlevé' par une maladie, le 17 septembre i025 , et porte' à Saint Corneille de Compiègne , pour v être inbuuie'. Après ce funeste e've'nement qui plongea la France dans le deuil, Robert e.ra?77Îna , dit Piaoul Glaber, lequel des trois fils qui lui restaient, était le plus capable de lui succéder, et son choix se fixa sur Henri , qui suivait Hugues dans l'ordre de naissance. Le trône n'e'tait donc pas encore de'voîu de plein droit à l'ainé de la ligne re'gnante. La reine j qui n'aimait pas Henri, conjure le roi de laisser cette affaire indécise, espérant qu'après la mort de son e'poux le cre'dit qu'elle s'e'tait acquis l'emporterait pour le cboix de son successeur. !Mais le monarque , soutenu des grands , fait couronner Henri, le 14 mai, jour de la Pentecôte, à Reims (Mabil.).
Robert était abbe', comme l'avait été' le roi, son père, de Saint- Agnan d'Orléans. Ayant fait relever de fond en comble les édifices de ce monastère , il assista, l'an 1029, à la dédicace de l'église et à la bénédiction des clocbes. Cette bénédiction s'ap-
ejusdem ynuneris bénéficia simulqns consortem volunius e^se domir.un et genitorem nostrum gloriosuni Robeitum, duniinxit in terris , coTjiitemel ejusdem loci abbatem {M arienne ,Tlies. ISoif. T. /,p. 56. ). 11 est encore prouvé, par la cbronique de Sîrozzi, et un grand nombre d'autres, que Robert, qui fut roi en 922, était fils de Robert l'Angevin, ou le Fort , et frère du roi Eudes.