‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 405 sur 416 · IX. HUGUES LE GRA.\D · texte numérisé non relu

IX. HUGUES LE GRA.\D

HiGUES, surnommé LE Ghand et ee Rlan'c , étaii fils de Robert qui fut roi en 922. La cliarte de Robert II, en faveur de Saint- ]Mag!oire , prouve que Hugues le Grand, aieul de Robert II, était fils de Robert dont nous parlons : Quem dédit di^'œ mémorial Hugo avus nos 1er œquivocique nos tri Roberti régis fJius ( Marlenne , Thesau , I\'ov. T. I, p. 107.).

pelait dès-lors baptême , et on y observait les mêmes ce're'monies qu'aujourd'hui ( Bouquet , T. X, p. 1 1 1 .).

L'aiJi io5o , nouveaux troubles dans la famille royale ; les deux fils du monarque , Henri et Robert , exce'de's par les mauvais traitements de la reine Constance ,, leur mère , quittent la cour, et se retirent, le premier à Dreux dont il s'empare , et d ou il fait des courses sur les terres appartenantes à son père j le second en Bourgogne , où il se fait beaucoup de partisans. Henri , par les soins du duc de Normandie , ne tarda pas à se reconcilicravec son père. Mais le monarque fut oblige' de conduire une arme'e en Bourgogne , pour réduire les Bourguignons rebelles. Les ayant fait rentrer da,ns le devoir par la prise d'Avalon , de Beaune et de Blirebeau , il leur accorde la paix , et revient à Paris en io5i. Cette même année, et non io55 , il meurt à Melun , le 20 juillet , un mardi. Son corps fut enterre' a Saint-Denis, au milieu des larmes de ses peuples, qui rendaient ce glorieux te'moignage à sa me'moire , et faisaient pour lui ces souhaits : Tandis que Robert a été roi , tandis qu'il nous a gouvernés , nous ayons vécu en sûreté , nous 71 avons craint personne. Daigne le Seigneur accorder le salut éternel à ce père si Son , à ce père du sénat, et de tous les gens de bien ! qu'il daigne le faire monter pi omptement au ciel , et le faire asseoir éternellement avec J. C. le père des rois ( Hclgaud. ) .' Robert e'iait sincèrement pieux j jamais prince ne fut plus assidu aux offices divins. Ceux qui jugent des mœurs anciennes par les nôtres, regardent comme un avilissement dans ce prince l'usage où il était de chanter avec le chœur, et de porter chape , la couronne CQ tête , et le sceptre à la main. Sa charité' n'avait point de bornes. Il nourrissait par jour le plus souvent jusqu'à raille pauvres. Le jeudi-saint, il leur lavait les pieds , et les servait à genoux,

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