‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 406 sur 416 · X. HUGUES CAPET · texte numérisé non relu

X. HUGUES CAPET

Hugues Capet était fils d'Hugues le Grand, et père de Robert II , comme on !e voit par la même charte : Fecimus prœceptum firmitatis de rehus quas pater noster beatœ memoriœ Hugo Rex nosque pie conlulimus monachisfamulantibus Christo saiictissimoqve Maglorio ( Ib. ).

Le roi Robert 11 , confirmant les donations faites par les rois , ses pre'dêccsseurs et autres personnes , à l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre , dit : Noverit.... fidelium industria — Âb-

batem Heldricum prœceptum quoddam.... ab avo nostro

Hugone mogno... nostrœ serenitati dclulisse ( Bouquet, T. X\ p. 579. ).

DES ROIS DE FRANCE. 5o5

tonvcrt d'un cilice. Dieu lui accorda le don de guérir leurs maladies ou les touchaut et faisant sur eus le signe de la croix. Voilà apparemment d"où vient à nos rois l'usage de toucher les écrouelles , et celui de laver les pieds au\ pauvres le jeudi-saint. A. la pie'te' , Robert joignait le savoir. Ce prince composa des hymnes , des répons et des se'quences ; mais on lui attribue mal à propos la prose P^eni. Sancte Spirîtus : elle est de Herman le Conlract (et non du pape Innocent III , comme porte la dernière édition,), moine de Richenau , en Suisse , au i5* siècle. En faisant ainsi l'éloge de la piété de Robert, on ne prétend pas le purger de toute espèce de superstition. Helgaud nous apprend qu il avait fait faire un reliquaire de cristal , orné d'or , mais sans reliques , sur lequel il faisait jurer les nobles , et un autre d'argent , renfermant un œuf de griffon , sur lequel il faisait jurer les gens du commun, et tout cela dans la vue d'écarter le fauK serment , comme si, pour commettre le crime , l'intentionné suffisait pas. Mais alors , dit le président Hénaut , on ne raisonnait pas mieux que cela.

Outre les trois enfants que nous avons nommés , Robert eut encore de Constance , Eudes ^ dont il sera parlé, sous le règne suivant ; Havoise , ou Adélaïde , femme de Renaud I , comte de Nevers ; et Adèle , femme de Richard III , duc de Normandie , puis de Baudouin V , comte de Flandre. L'auteur de la Vie de Saint Rertulfc donne à Robert , pour première femme, Ro-ialie , veuve d'Arnoul II , comte de Flandre, mort en 9^9, mais ce mariage est pour le moins fort douteux.

Ou remarque dans les diplômes quatre commencements du règne de Robert. Le premier concourt avec celui de 9SS , qui est l'année où il fut sacré à Orléans ; le deuxième se prend de l'an 989 , sans qu'on en sache la raison ; le troisième et le plus commun, est fixé au 24 octobre 996 , jour de la mort de Hugues Capetj le quatrièine se rapporte à l'an 991 , après l'emprisonnement de Charles de Lorraine. Les années de l'indiction ne sont pas toujours faciles à concilier avec celles de l'Incarnation dans les chartes du tems de Robert, soit qu'on ait mal compte celles-là , soit qu'on n'ait pas suivi la plus commune des quatre époques qu'on donne à l'indiction.

Le roi Robert ne possédait en propre que les duchés de France et de Bourirosne avec le comté de Paris. Le revenu de la courenne consistait dans le produit des terres domaniales , ceux des prévôtés , la gruerie , le cens , les droits d'entrée et de sortie , la monnaie , le droit de gîte , les taxes des Juifs. Du tems du roi Robert , on ne distinguait point encore en France la noblesse de Tingénuité. En effet , Adalberon , évèque de Laon , dans son poème adressé à ce prince, n'admet que deux conditions en ce

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royaiuac , celle des nobles ou inge'nus , parmi lesquels les uns, dont les armes faisaient le principal exercice, e'taicnt plus qualifies que les autres j et celle des serfs , dans lesquels il comjirend les marcliands et les artisans. Ce prélat comptait par là «rois ordres en France, j compris le clergé ( Hist. de Longued. T. II , p. 112). Robert était qualifié le Pieux dès les premières années de son règne, comme ou le voit par une cliarle de Guillaume le Grand , duc d'Aquitaine , dalée de l'an 999 , régnante Roberlo rege theosophoÇBesVi, Hist. des C de Poitou, ip. 2G8). Ce prince est le seul roi de la troisième race dont le sceau ait été de figure ovale. Nous avons deux de ses diplômes oi!i il est qualifié rex Frnncorum semper augustus (Bouquet, T. IX, colonne 7S7 , et T. X, p. 575..),

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