II. PONS
1112. Po's , fils de Bertrand, comte de Tripoli, lui succéda sous la conduite , à ce que l'on croit , de l'e'vêque de cette ville. Ce prince est appelé' par un ancien Vémule de la gloire de ses ancêtres : titre qu'il justifia par ses belles actions. Il se distingua dans presque toutes les guerres que les croise's eurent de sou tems contre les infidèles. Dès l'an 1 1 i5 , au mois de juillet , il marcha vers Tibëriade au secours du roi Baudouin I qui , par son imprudence , avait e'té battu par les infidèles. Il prit la liberté' de lui repre'senter la faute qu'il avait faite , et l'aida à la re'])arer. L'an II 19, apprenant que Roger, prince d'Antioche, est assailli par une arme'e formidable de turcs, il vole à sa délivrance. ]\Iais Boger e'tait pe'ri et son arme'e défunte avant qu'il arrivât. Pous et Baudouin II, roi de Je'rusalem, vengèrent bientôt sa mort par une bataille sanglante qu'ils gagnèrent sur les infidèles. L'an 1122, Pons eut avec ce même monarque, au sujet de l'hommage qu'il refusait de lui rendre , une querelle très-vive dont les barons prévinrent les suites par leur me'dialion. L'an 11 24, Pous se signala au siège de Tyr, dont la conquête fut principalement duc à sa bravoure et à son habileté. L'an 1 127 , Pons, en dis-huit jours de siège , soumit, avec le secours du roi de Jérusalem , la ville de Rapliania , voisine de ses états du côte du Mont-Liban , dans la province d'Apamée. L'an ii5r, après la mort du roi Baudouin , il prit le parti d'Alix , veuve de Boéraond II , prince d'Antioche, qui contestait aux tuteurs de la jeune Constance , sa lillc , le gcuveriiemenl de cette principauté. Foulques, nouvca.ii
g2 CHUOISOLOGIF. HISTORIQUE
roi <3e Jérusalem , s'étant acheminé vers Antioche pour rc'duire Alix , Pons lui refusa le passage sur ses terres. Guerre à cette occasion entre les deux princes. Pons est battu dans une bataille que Foulques lui livre , et bientôt après il fait la pjtix avec lui. Le comte de Tripoli tourne ensuite ses armes contre les infidèles, qui, de leur côté, lui firent une ciiielle guerre. Le sultan d'Alep l'avant poursuivi , l'oblige à se renfermer dans le château de Montferrand , près de Piaphania, oiî il le tient assiégé. Le roi Foulques , à la prière de h comtesse de Tripoli, sa sœur utérine, vient au secours de Pons et oblige les infidèles à lever le siège. Mais il était destiné à périr par les mains des Musulmans. L'an 1 157 , ayant appelé à son aide les Syriens du Mont- Liban, il est trahi par eux dans un combat donné sous le château du Mont- Pélcrin , contre le prince de la milice de Damas, et livré à ce musulman qui lui fait souffrir une mort cruelle. Il avait éjiousé, l'an 1 1 15, Ckcile, veuve de Tancrède, et fille de Philippe I, l'oi de France, dont il eut deux fds, Pvaimond son successeur, et Philipjje. (Vaisselle.)