‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 97 sur 416 · I04 CHR. HIST. DES GOUVERNEURS · texte numérisé non relu

I04 CHR. HIST. DES GOUVERNEURS

p. 44- ) > produit une lettre du même catholique , qu'on vient de nommer, e'crite à Innocent III , et tire'e du registre de ce pape, dont voici les termes : Noveritis , Domine, quod ad 7ios venit rwlnlis , sapiens et sublimis arcliiepiscopiis Moguntinus , qui nobis altulit ex parle Dei ^ et ex parte sublimitatis ecclesiiv romance , el ex parte magni imperatoris Romanorum subliment coronam , et coronavit regem nostrum Leonem. Vincent de Beauvais dit que Livon envoya depuis au pape et à l'empereur Otton IV, un ambassadeur, pour les prier de trouver bon qu'il leur fit hommage de son royaume ^ ce qu'ils lui accordèrent, ajoute-t-il , sauf le droit de l'héritier pre'somptif , Rupin , fils de Raimond , comte de Tripoli , et d'yVlix , fille de Rupin , prince d'Arme'nie. L'an 1201, après la mort de Boe'mond III , prince d'Aulioche, Livon prit la défense de Raimond Rupiu, que Roe'mond IV^, son oncle, avait dépouille du comte' de Tripoli après la mort du comte Raimond , son père. Livon regardait alors , ou feignait de regarder Rupin comme soh propre he'ritier, et ce zèle apparent pour les inte'rêts du jeune prince , fut le prétexte de la longue guerre qu'il eut avec le prince d'Autioche ; guerre dont on peut voir les principaux événements à l'article de ce dernier. Mais il parut bien dans la suite que Livon ne l'avait entreprise et ne la faisait que pour son propre intérêt et dans la vue d'aggrandir ses é'.ats : car après avoir leuré , pendant quelques années , Raimond Rupin de l'espérance de lui succéder, il le rejeta ouvertement et le chassa même de sou pays. Durant ses guerres avec le prince d'Antioche, Livon eut contre lui les Templiers , qui servirent son adversaire avec zèle. Pour se venger, il ravagea les terres qu'ils avaient en Arménie et dans le voisinage , et leur enleva le château Gaston. Sur les plaintes qu'ils en portèrent au saint siège, l'an 1210, le pape Innocent III commit le patriarche de Jérusalem poui" connaître de celte affaire. Livon, cité par le patriarche, refusa de coniparaître , et en conséquence perdit sa cause, et fut excommunié par le pontife. On ne voit point qu'il ait travaillé à se faire relever de cette sentence. (Sponde.J Ce prince mourut l'an 1219 (et non pas en 1245, comme le marque le P. Monnier), laissant une fille mineure sous la tutelle de Constant ,\ sou cousin, l'un des plu§ puissants seigneurs d'Arménie.

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