‹ L'art de vérifier les datesChapitre 156 sur 230 · PONS · texte numérisé non relu

PONS

loSy. PoKS , fils de Guillaume et d'Emme , sa seconde femme, hérita, à l'âge de quarante-cinq ans, non-seulement des comtés de Toulouse, d'xAlhigeois , de Querci , de Saint- «>iiles, du côté de. son père, mais encore d'une partie de la L'rovence , du côté de sa mère. Il possédait, de plus, l'évêchç d'Albi et une partie de celui de ÎSismes , comme des fiefs de son domaine. Pons joignit à ses titres celui de comte palatin. L'origine de ce titre est, selon dom Vaissète, que /saint Guillaume de Gélonne avait été comte du palais des rois d'Aqui-

dane, et non pas le même , comme le prétend D. Vaissète , fut substitué par le roi Louis le Bègue à Bernard II dans le marquisat de Septimanie. Il mérita la confiance de ce monarque ])ar l'attachement qu'il lui marqua, et par les services importants i|u'il lui rendit. Louis le Bègue l'ayant nommé , en mourant, tuteur de son fils aîné , il se hâta de faire couronner ce priiicc , ainsi que son frère Carloman , pour prévenir les desseins des mal-intentionnés, On vit presqiie aussitôt éclater les vues ambitieuses du ducBoson , qui se fil déclarer roi de Provence par les evéques de son département. Boson distribua les comtes de ce nouveau royaume à ses partisans, du nombre desquels était Bernard II , ci-devant marquis de Septimanie, qui reçut de lui le comté de Mâcon. L'an 880, les deux rois s'élant mis en marche sous la conduite de Planleveluc, pour chasser le tyran, commencèrent par le siège de la capitale de ce comté, qu'ils prirent et donnèrent à ce général. Vienne, qu'ils attaquèrent ensuite, fit une résistance beaucoup plus longue. Le comte— marquis Beruaid ne cessa d'avoir les armes à la main contre

trfîne , et que. les comtes de Toulouse , successeurs de saiut <iuillaume , lui ont succédé dans cette dignité. Pons fut un des grands usurpateurs des biens ecclésiastiques , et le fut nonseulement avec impunité , mais même avec sécurité de conscience , comme on le voit par l'assignat qu'il fit de l'évêché d'Albi , l'an 1007, à Majore, sa femme, pour son douaire: {Jua propter, dit-il, dans la charte qu'il fit expédier à ce sujet, ego in Dei nomine Pontius dono iibi dileclœ sponsœ meœ Majorœ episcopatiim Albiensem. Le même prince disposa à prix d'argent de l'évêché du Pui. {Hist. de Lang. , tom. H , pag. 206.) Pons avant perdu ou répudié Majore, se remaria en secondes noces, entre l'an io4o et io45, avec Almodis, fille de Bernard, comte de la Marche , en Limosin ; elle avait été mariée , d'abord , à Hugues V , sire de Luzignan , et ensuite répudiée pour cause de parenté. Pons la répudia aussi vers l'an io53 , après avoir eu d'elle trois fils, Guillaume, qui suit; Raymond à qui sa mère transmit le comté de Saint-Gilles , dont elle jouissait pour son douaire; et Pons, mort sans lignée , l'an io63 , au plutôt ; avec une fille nommée Almodis, mariée à Pierre, comte de Melgueil, ou de Substantion. La comtesse, mère Almodis, épousa, en troisièmes noces, Raymond-Bérenger I, comte de Barcelonne. Pons mourut vers l'an 1060, âgé de soixante et dix ans, et fut enterré à Saint-Sernin , dans un tombeau de marbre blanc , placé aujourd'hui auprès de celui de son père. Almodis vivait encore en 1060, comme le prouve une charte du 8 des calendes de janvier de cette année (v, st.) par laquelle Almodis, qui se qualifie comtesse de Rodés , de Nismes et de Narbonne , donne , avec Raymond , son fils , certains fonds à l'abbaye de Cluni. (^Archives de Cluni.)

Boson , et perdit la vie dans un combat qu'il lui livra Fan 886 , avant le mois d'août. ( Voyez Bernard Plantevelue , comte d' Auvergne , et le même , comte de Màcon. )

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