‹ L'art de vérifier les datesChapitre 217 sur 230 · DES VICOMTES DE NARBOÎSÎ^E · texte numérisé non relu

DES VICOMTES DE NARBOÎSÎ^E

qui en fut dressé , il est fait mention du capitole de Narbonne^ situé dans la partie de la ville qui était soumise au vicomte. Aymeri fit rédiger, et confirma , au mois d'octobre suivant , à la demande des cbevaliers du pays, les anciennes coutumes dont ils avaient joui jusqu'alors. Ce vicomte, rarchevèque et l'abbé de Saint-Paul , confirmèrent ensuite celles des autres habitants de Narbonne , à la réserve de l'article où il est porté que les fils destinés par le testament de leur père à la clericature ou à l'état monastique, ne pourront demander que ce qui leur sera légué par cet acte. {Hisi. de Lang-^ t. III, p. 3(j4) L'établissement de l'inquisition à Narbonne , en i2'54 , y occasionna des troubles qu'il ne fut pas facile d'apaiser. Aymeri termina ses jours, le i". février ia3g , à Narbonne, où il fut inhumé dans l'église des Hospitaliers de Saint-Jean. Il avait épouse, i". GuiLLEMETïE DE Mo^CADE , dont il n'eut point d'enfants; 2**, Marguerite, fille de Mathieu de Montmorenci, seigneur de Marli , morte au plus tard en \2.'6z, et enterrée à Foiitfroide. De cette alliance il eut deux fils et trois filles. Aymeri , l'aîné àes fils , embrassa la déricature et fut chanoine de Chartres ; Amalric , ou Manrique , le second , succéda à sou père; Marguerite, l'aînée des Elles, avait épousé, l'an 12.33, Guillaume de Moncade ; Ermengarde , la seconde , fut mariée, l'an 1282, avec Bernard-Roger II, comte de Foix; Alix, la dernière , se fit religieuse à Port-Fioyal, au diocèse de Paris.

AMALRIC I , ou MANRIQUE, DIT aussi AYMElll IV.

1286. Amalric I , fils et successeur du vicomte Aymeri III^ ayant accompagné Raymond VII, comte de Toulouse, à la cour de France, y prêta serment de fidélité au Roi saint Louis, le i5 de mars cle l'an 1241. L'année suivante, il entre avec le comte dé la Marche , et d'autres seigneurs , dans une ligue formée contre le roi par ce même Raymond, dont il se reconnaît vassal, et lui livre la ville de Narbonne. Les armes des ctuifédérés firent de grandes conquêtes dans les domaines du roi. Mais les affaires changèrent de face dans la suite. Le vicomte de Narbonne passa , l'an 1249 ' ^°"^ ^^ suzei-ainelé d'Alfonse , frère de saint Louis, avec tous les seigneurs de Languedoc , après la mort de Raymond dont ce prince hérita.

Les habitants de Montpellier, voulant se soustraire à l'autorité du roi d'Aragon, mirent dans leurs intérêts le vicomte de Narbonne, qui . par un traité du 26 octobre 1264 , promit de leur fournir deux cents arbalétriers , de prendre leur défense et de les protéger contre tous ceux (lui donneraient atteinte à leurs droits, excepté le roi de France, ses frères,

4(>2 CtTROOLCGiE HISTORIQUE

et le roi de CaslUle. Il allira, dans celle confédération, le dernier, au nom duquel il défia le roi d'Aragon, par un acte public du lo mars, de l'an i25G. ( Vais^èle, t. III, p. 480-486. ) L'histoire ne nous apprend pas quelle part eut Amalric, aux hostilités réciproques qu'exercèrent les infants d'Aragon et de Castille , dans la sénéchaussée de Carcassonne à celle occasion. L'an i:i70, la ville de Narhonne accorda, par le conseil du vicomte , un don gratuit à saint Louis pour son voyage d'outremer. Amalric touchait alors au terme de sa vie. Il meurt la même année au mois de septembre, yôr/ regretté de ses sujets ^ dit l'historien de Languedoc , à cause de ses excellentes qxialltés , entre lesquelles on loue beaucoup sa valeur ^ et son expérience dans l'art militaire. Il eut de fréquents démêlés ,nvec les archevêques de Narbonne, qui, deux fois, le frappèrent d'excommunication. Amalric laissa de Philippe d'An- J>UZE, sa lemme, qui lui survécut, trois fils et trois filles. -\ymeri , l'aîné des fils, lui succéda; Amalric, dit aussi Aymeri, le deuxième, épousa Algayette, fille de Hugues IV, comte de Kodez, et fit la branche des seigneurs de ïalayrand ; Guillaume le troisième fut seigneur de Verneuil et chanoine de Chartres et de Narbonne.

Le comnierce florlssalt alors dans les principales villes du Languedoc. Celui que faisait la ville de Narbonne, lui avait îicquis beaucoup de réputation. Cela se prouve par les différents Iraités que les Narbonnais conclurent en 1222, en 1224 et i225, .ivec les villes de Marseille, d'Hiéres , de Nice, de Yintimille, <le Gênes et de Pise , avec les seigneurs de Toulon, etc. et par les traités qu'ils renouvelèrent en 1246 et i255, avec ceux de Vintimille et de Savone. Raymond de Moncade , seigneur de Fraga en Aragon, confirma, l'an 1271, les privilèges que r»aymond-Bérenger leur avait accordés Tan 1148, par rapport à leur commerce dans la ville et le territoire de Toitose, après f]u'il en eut fait la conquête sur les Sarrasins. On trouve même (jue deux citoyens de Narbonne, en qualité d'ami >assadeurs de celte ville, étant à Pise, y ratifièrent, le G juin 1279, suivant le calcul pisan , l'élection d'un consul qu'avaient faite en cette '*ille les commerçants de Narbonne. ( M. Expilli, Diction, de lu Fr. )

AYMERI IV, ou V.

1270. Aymeri, fils aîné d'Amalric, après s'être accommodé avec Amalric, son frère puîné, pour sa part de la vicomte de Narbonne, reunit ensa personne tout ce domaine. L'an 127-^, le '6i mai , il rend hommage à Pierre de Montbrun, archevêque de Narbonne. Il est arrêté, l'an 12ÎJ2 , avec ses deux frères, et

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