H. LEAO-TONG
Le Leao-toisg, ou Quan-tong, situé au nord-est du Pétché-ll, est terminé, au midi , par la grande muraille qui commence à l'est de Pé-klng , par un grand boulevard bâti dans l'Océan. Il est renfermé à l'est , au nord et à l'ouest par une palissade plus propre à marquer ses limites qu'à en défendre l'entrée aux ennemis; car elle n'est faite que de pieux de bois de IX. î5
Il4 CHRO^'OLOGIE HISTOPiîQUE
sept à huit pieds de hauteur, sans être terrassée par-derrîèr(* ^ sans être défejiduc par un fossé , ni par le moindre ouvrage de fortification. En-deça de la palissade étaient autrefois plusieurs pjaces fortifiées par des tours de brique et des fossés. Elles sont maintenant ou détruites entièrement , ou à demi-ruinées, étant devenues inutiles sous le gouvernement des Mantcheous, contre lesquels elles avaient été bâties sous la dynastie précédente, Chin-yang , ou JNIougden , est la capitale du pays; les Tarlares ont pris soin de la faire rétablir, de Torner de plusieurs édifice» publics et de la pourvoir de magasins d'armes et de vivres. « Jls la regardent, dit le père du Halde, comme la capitale du i, royaume que forme leur nation ; de sorte qu'après même leur j) entrée dans la Chine, ils y ont laissé les mêmes tribunaux sou- » verains qui sont à Pe-klng , excepté celui qu'on nomuie » Lijpou » , dont la principale fonction est de préposer et de casser les officiers qui gouvernent le peuple. « JNon loin des 3) portes de la ville, ajoute le même auteur, sont deux magni— #> liqiies sépultures des premiers empereurs de la famille re- » gnante, ()ul prirent le nom d'empereurs dès qu'ils commen- >> cèrent à dominer dans le Léao-tong. L'une est du grand-père
j> de renipereur (^Kien-lung) , l'autre de son bisaïeul Elles
» sont fermées d'une muraille épaisse, garnie de ses créneaux... 3» Plusieurs mandarins mantcheous, de toute sorte de rang, »> sont destinés à en avoir soin , et à faire dans le tems marqué 3> certaines cérémonies qu'ils pratiquent avec le même ordre et » les mêmes témoignagnes de respect , que si leurs maîtres i> vivaient encore. » Il règne dans cette province, aux mois de juillet et d'août, un \ent si froid, surtout pendant la nuit, qu'on est obligé de prendre de gros babils et des fourrures. La raison qu'en donne le père du Halde , est que cette région est fort élevée et pleine de montagnes.
Inden , auiourd'hui plutôt un gros bourg qu'une ville, fut le premier siège de rem[>ire des Mantcheous sur les Chinois, LoYANG est encore plus déchu de son ancienne splendeur.
La ville de Fo^x-HOANO-TClIING est en meilleur état , beaucoup plus peuplée et assez marcbande, parce qu'elle est comme la porte de la Corée. C'est par cette ville que les envoyés du roi de Corée, ainsi que les marchands ses sujets, doivent entrer dans la Chine; ce qui a donné lieu à un grand nombre de chinois , correspondants des marchands coréens, d'y bâtir de bonnes maisons dans les faubourgs.
DES EMPEREURS DE LA CH1:NE. 1i5