III. CHAN-TONG
Le ChaN-TONG , dont le district comprend cent vingt villes, est borné au nord et à l'ouest par le Pé-tché-li, et à Test par la mer. Cette province est très-ferlile en blé, millet , riz , orge et fruits. On trouve , sur une espèce de chêne à feuilles de châtaigner, sur les frênes et sur Tarbre qu'on nomme fagara, espèce de poivrier, des chenilles ou vers à soie sauvages, qui donnent des cocons de la grosseur d'un œuf de poule. La sole de ces vers n'est pas, à la vérité comparable à celle des vers de mûriers, et ne prend jamais solidement aucune teinture. « Mais » 1°. elle coûte moins desoins, ou plutôt n'en coûte presque i) aucun dans les endroits où le climat est favorable aux vers w sauvages , parce que tout ce qu'on risque en les négligeant , » c'est d'avoir une récolte moins abondante ; encore est-on » maître de l'avoir plus grande en multipliant le nombre des » arbres qu'on destine à ces vers. 2.°. Comme on ne dévide point « les cocons de vers sauvages , mais qu'on les fde , comme noua }) faisons le fleuret, ils dépensent moins de tems et de main- }> d'œuvre. 3°. La soie qu'ils donnent est d'un beau gris de lin, M dure le double de l'autre au moins, et ne se tache pas si aisé-
}> ment Les étoffes qu'on en fait se lavent comme le linge.
» 4°' La soie des vers sauvages, nourris sur des fagara, est si » belle en certains endroits , que les étoffes qu'on en fait , dis- }> putent de prix avec les plus belles soieries, quoiqu'elles soient » unies et de simples drogucts. » (^Mém. concer. les Chinois ^ t. II, p. 5y2 et 593. )