IV. CHAN-SI
Le Chan-si, borné au nord par la Tarfarie, confine du côté de l'orient au Pé-tché-li. Celle province est remplie de mont.i— gnes cultivées pour la plupart et coupées de terrasses depuis la racine jusqu'au sommet , pour retenir les eaux et les distribuer sur tout ce qui est en culture, le long de la montagne. Eile produit en abondance toutes sortes de grains, à l'exception du riz, qui y croit plus difficilement à cause de la rareté des canaux et des rivières.
C'est dans cette province que se trouvent le pé-tun-isè et le kaolin^ deux espèces de terre, qui, broyées et pétries ensemble, servent à la composition de la porcelaine. Lorsque celte pâte a pris la forme qu'on veut lui donner, on la fait sécher, après quoi on y applique la peinture et ensuite le vernis. Ces opérations achevées , on fait cuire les vases fabriqués au feu de réverbère. Mais il est à remarquer que c'est à trente lieues de
Il6 CHRONOLOGIE HESTORIQL'E
l'endroit d'où l'on tire ces deux nialières, à hing-fé rhîng, dans le Kiang si , qu il faut les transporter pour les mettre en œuvre.