DES ROIS FRANÇAIS DE TOULOUSE ET D'AQUITAINE
v>iLOViS ayant défait, l'an 607, le roi Alaric II, et pris, l'année suivante , Toulouse , la capitale du royaume des Visigolhs , ce royaume par-là fut éteint. Toulouse et les pays conquis sur les Visigoths , furent dans la suite gouvernés, pen~ dant environ cent vingt-huit ans , par des ducs et des comtes , au ïiomdes rois français, Childebert, Caribert , Chilpéric I, Gon-*' tran , etc. Enfin, l'an 63o, le royaume de Toulouse et d'Aquitaine fut rétabli.
CARIBERT, ROI de Toulouse.
63o. Caribert ou Cdaribert, fils de Clotaire II, n'ayant eu aucune part à la succession de son père , contre l'usage de ce tems, Dagobert , son aîné, lui céda, par un traité fait ^ur la fin d'avril de l'an 63o , le Toulousain, le Querci , l'Agénois, le Poitou, le Périgord et la Novempopulanie ou Gascogne (i). Peu de jours après ce traité, Caribert se rendit à Orléans pour y tenir sur les fonts de baptême, Sigebert,, son neveu , qui devint roi d'Austrasie. De là , continuant sa
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Cahors, où il le reconnaît pour son souverain, aiusi que Sigehe £Jt>, sanii faire mciUion de Caribert^
CËRON. HI5T. DES ROTS FRANC. DE TOUL. ET D*AOtJtT. aaS >;pute , il alla prendre possession de ses nouveaux états à Toulouse où il fixa son siège, et fit revivre en sa personne, l'anciert titre des rois de Toulouse, éteint depuis cent vingt ans avec la monarchie des Visigoths en France. Au printems de l'année suivante , il se mit en marclie pour réduire les Gascons révoltés contre leur duc Amand, son beau-père. Etant revenu victorieux à Toulouse, il y mourut la même année, à Tàge d'environ vingt-cinq ans. Il laissa trois enfants de la reine Gisèle , son épouse , fille d'Amand , savoir, Childéric, Boggis et Bertrand. Le principal monument qui nous fait connaître les deux derniers , est une charte donnée l'an 845 , par le roi Charles le Chauve, en faveur du monastère d'Alaon, au diocèse d'Urgel, et publiée pour la première fois , sur une copie, par le cardinal d'Agulrre, dans le troisième tome, p. i3i , de la Collection des conciles d'Espagne. Cette pièce, suspectée de faux par quelques critiques, a été défendue par D. Vaissète dans le premier tome de l'Hist, de Lang. , note LXXXiii, p. 688, et suiv. Sans prétendre qu'il en ait pleinement démontré l'authenticité, nous croyons pouvoir dire qu'il a satisfait aux principales difficultés qu'on avait alléguées jusqu'alors pour la rejeter.